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Par Emmanuel Delacour | Agence QMI
Des représentants du Réseau québécois sur l'intégration continentale (RQIC), ainsi que des députés provinciaux dénoncent l'absence d'information sur l'accord commercial Canada-UE.
L'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AÉCG) vise à mettre en place de meilleures relations économiques et commerciales entre ces deux acteurs internationaux.
Selon le RQIC, il s'agit d'«un des accords économiques les plus importants jamais négociés par le Canada, depuis l'ALÉNA.»
Or, ce que craignent les membres du RQIC, c'est la possible déréglementation et privatisation engendrées dans tous les secteurs touchés par cet accord.
Selon l'organisation, l'AÉCG est peu connu puisque les chefs d'états impliqués dans les négociations, dont le premier ministre québécois, Jean Charest, et les acteurs économiques, gardent secrètes ces informations.
C'est d'ailleurs une fuite qui aurait rendu accessible la dernière version du texte, qui a mis la puce à l'oreille au RQIC. Malgré le peu d'information obtenue, le document révèle que les services en matière de santé, d'éducation, d'électricité, de télécommunications, d'eau potable et de culture n'ont pas été exclus des discussions.
«Au moment même où des négociateurs discuteront en notre nom sans n'avoir jamais reçu de mandat de la population, nous voulons dénoncer publiquement cette façon de faire antidémocratique», a déclaré Régine Laurent, porte-parole de la RQIC et présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.
Les négociations n'en sont pas à leurs balbutiements, puisque selon le site Internet d'Affaires étrangères et Commerce international Canada, les parties en seraient à la huitième ronde des discussions.
Le député indépendant de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, s'est lui aussi prononcé sur l'enjeu qui met en jeu «notre souveraineté politique, énergétique, alimentaire, environnementale et culturelle».
Celui-ci a ajouté que «le gouvernement ne devrait pas sacrifier sa souveraineté devant des intérêts économiques circonscrits.»
Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe, anciens députés du Parti québécois, ont eux aussi apporté leur appui à la RQIC et ont promis de mettre « la pression nécessaire » sur le premier ministre, afin qu'il divulgue le contenu des négociations.
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