Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

vendredi 4 novembre 2011

Grèce: débat au Parlement sur le vote de confiance


Grèce: débat au Parlement sur le vote de confiance
Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a abandonné son projet de référendum.

Le Parlement grec débat alors qu'un vote de confiance visant le Premier ministre Papandréou devrait se tenir vendredi soir vers minuit. Suivez les événements de la journée. 

22h30: Georges Papandréou appelle à une coalition gouvernementale "plus large" pour assurer l'accord européen de désendettement de la Grèce. Au cours du débat parlementaire, où il demande la confiance des députés, le Premier ministre grec estime que l'accord européen est "déterminant pour l'avenir du pays". 
21h00: Plusieurs centaines de Grecs s'époumonent sous les fenêtres du parlement où leurs députés débattent. Des partis d'extrême gauche, dont le parti communiste qui a manifesté seul avant les autres, s'étaient donné rendez-vous en début de soirée. 
17h20: Le débat au Parlement grec sur le vote de confiance au gouvernement de Papandréou reprend, d'après la télévision publique de la chambre. Ce vote avait été demandé lundi par le Premier ministre lui-même, après l'annonce du projet de referendum, abandonné ce vendredi.  
15h45: Prochaine étape ce vendredi pour Papandréou, la reprise du débat au Parlement grec vers 17h, qu'il doit conclure, avant un vote de confiance prévu vers minuit. Deux ministres clés de son gouvernement, Evangélos Vénizélos aux Finances et Andréas Loverdos à la Santé, pèsent en faveur d'une alliance nationale. 
15h30: "L'euro est plus important que la Grèce, que son appartenance à la zone euro", déclare le Premier ministre néerlandais. Mark Rutte qualifie de "bonne chose" l'abandon de l'idée d'un référendum sur le plan de sauvetage de ce pays. Il appelle le pays à appliquer "pleinement" et "au plus vite" le paquet d'aide du 27 octobre. 
15h00: A la Bourse d'Athènes, l'indice de référence Athex 20 cède 2,23% de sa valeur. Jeudi, il avait clôturé à +1,86% avec l'espoir de voir la formation d'un gouvernement de consensus national. 
13h50: Le ministère grec des Finances indique que le pays négocie avec la zone euro le déblocage, d'ici "fin février", de 80 milliards d'euros, dans le cadre du plan adopté le 27 octobre. Cet accord inclut des garanties aux banques, en échange de leur acceptation de pertes de 50% pour l'effacement de près d'un tiers de la dette publique grecque. S'y ajoutent 30 milliards pour la recapitalisation des banques grecques. La somme permettrait d'offrir "les garanties politiques nécessaires", selon le ministère, avant la prochaine réunion de l'Eurogroupe, lundi à Bruxelles. 
13h05: Dans la rue, Papandréou a déjà perdu le soutien de la population. Beaucoup de Grecs estiment qu'il a surtout tenté de se sauver lui-même ces derniers jours, avant de penser à son pays. Lire notre analyse: "Il faut que Papandréou lâche son trône". 
À l'égard des peuples il y a là pour le moins une maladresse (Bayrou) 
12h35: François Bayrou, sur Radio Classique et Public Sénat, affirme que l'abandon du référendum n'est pas une victoire. Voici les déclarations du leader du Modem: "Est-ce-que Papandréou avait le droit de faire un référendum auprès de son peuple pour savoir s'il pouvait accepter le grand choix de l'euro et les sacrifices qui vont avec? Et bien, selon moi, il en avait le droit (...) Je ne dis pas que je regrette (le référendum), je dis qu'à l'égard des peuples il y a là pour le moins une maladresse. Pour un peuple, ça veut dire que c'est de l'extérieur que viennent les pressions qui vont le réduire à une situation de plus en plus difficile (...) Sur le fond, considérer que c'est une victoire d'avoir interdit à un peuple de s'exprimer me paraît quelque chose de dangereux" 
12h25: La Grèce abandonne l'idée d'un référendum. Le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, indique qu'il a officiellement annoncé aux chefs de file de la zone euro, Jean-Claude Juncker et Olli Rehn, et à son homologue allemand la décision de la Grèce de "ne pas organiser le référendum" qu'elle avait prévu sur le plan européen de sortie de crise. Dans un communiqué, il a aussi souligné que le gouvernement briguerait vendredi soir la confiance "pour obtenir le plus grand consensus possible" politique "avec la formation d'un gouvernement en ce sens". 
On a fait trop peu et on a fait trop tard (Sapin) 
10h: "On a fait trop peu, on a fait trop tard et on a fait sans suffisamment de considération" pour la Grèce, lance le député PS Michel Sapin sur France Info. L' ancien ministre de l'Economie ne sait pas si le référendum était "une bonne ou pas une bonne idée, au fond, seuls les Grecs sont capables de le dire, mais la manière d'agir vis-à-vis de la Grèce ne pouvait provoquer que des réactions de cette nature, soit du refus dans la rue" et "du refus politique de la part des principaux partis politiques au pouvoir". 
"Que ce soit Nicolas Sarkozy ou que ce soit Angela Merkel, beaucoup d'erreurs ont été commises", a jugé également le secrétaire national du PS, proche de François Hollande. 
8h10: Le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, met en garde la Grèce, sur Europe 1: elle serait exclue de la zone euro mais aussi de l'Union européenne si elle n'acceptait pas le plan décidé par les Etats européens le 27 octobre pour essayer de résoudre la crise de la dette.
[Lire notre article La sortie de la zone euro expliquée aux nuls] 
7h02: La Bourse de Tokyo termine la séance de vendredi en nette hausse de 1,86%, portée par l'espoir d'un possible abandon du référendum grec sur le plan de sauvetage européen du pays. 
7h00: Georges Papandréou aurait conclu un accord avec ses ministres par lequel il s'engage à démissionner et à laisser la place à un gouvernement de coalition s'ils l'aident à remporter le vote de confiance, lui accordant ainsi une sortie honorable, rapporte l'agence Reuters, citant des sources gouvernementales. 
Jeudi aura été une journée infernale pour Georges Papandréou. A la tête d'un gouvernement sur le point de tomber, le Premier ministre grec, aux prises depuis des mois avec la crise de la dette en zone euro, a fait une concession de taille en se disant prêt à retirer son projet de référendum, qui avait créé la stupeur en Europe en début de semaine. [Lire les raisons de la volte-face de Papandréou]
Mais les moyens de sortir de la crise politique dans laquelle s'enfonce la Grèce sont encore loin d'être identifiés, aucun accord de gouvernement n'ayant été trouvé avec l'opposition de droite pour pouvoir ensemble approuver le plan européen de désendettement de la Grèce, adopté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles. 
Possible gouvernement d'union avec la droite
Le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras a pourtant lui aussi fait une concession en laissant entendre pour la première fois depuis le début de cette crise que sa formation était prête, devant la gravité de la situation, à envisager de participer à un gouvernement de transition. 
Mais à peine les deux camps avaient-ils fait un pas l'un vers l'autre dans la journée que les vieux démons ont repris le dessus. Et le débat parlementaire censé aboutir vendredi à un vote de confiance sur la politique menée par le gouvernement s'est traduit par une reprise des hostilités. 
Antonis Samaras a notamment exigé la démission du Premier ministre en réitérant ses exigences de la tenue d'élections anticipées. Georges Papandréou a répondu qu'"un gouvernement responsable ne peut pas démissionner". 
L'échéance fatidique du 15 décembre
Dans un climat de grande fébrilité, traversé de rumeurs en tous sens, le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, numéro deux du gouvernement et poids lourd de la majorité socialiste, a gardé la tête froide en annonçant publiquement pour la première fois l'échéance fatidique à laquelle est confrontée le pays: le 15 décembre. Il a clairement fait comprendre qu'à cette date, la Grèce serait en situation de défaut de paiement si elle ne recevait pas la sixième tranche du premier prêt accordé à Athènes en 2010 par l'UE et le FMI, soit 8 milliards d'euros. 
L'heure de vérité devait sonner dans la nuit de vendredi à samedi, à la fin du débat parlementaire, où un vote de confiance est prévu.  

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