Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a abandonné son projet de référendum.
Le Parlement grec débat alors qu'un vote de confiance visant le
Premier ministre Papandréou devrait se tenir vendredi soir vers minuit.
Suivez les événements de la journée.
22h30: Georges Papandréou appelle à une coalition gouvernementale "plus large" pour
assurer l'accord européen de désendettement de la Grèce. Au cours du
débat parlementaire, où il demande la confiance des députés, le Premier
ministre grec estime que l'accord européen est "déterminant pour
l'avenir du pays".
21h00: Plusieurs centaines de Grecs s'époumonent sous les fenêtres du parlement
où leurs députés débattent. Des partis d'extrême gauche, dont le parti
communiste qui a manifesté seul avant les autres, s'étaient donné
rendez-vous en début de soirée.
17h20: Le débat au Parlement grec sur le vote
de confiance au gouvernement de Papandréou reprend, d'après la
télévision publique de la chambre. Ce vote avait été demandé lundi par
le Premier ministre lui-même, après l'annonce du projet de referendum,
abandonné ce vendredi.
15h45: Prochaine étape ce vendredi pour Papandréou, la reprise du débat au Parlement grec vers 17h, qu'il doit conclure, avant un vote de confiance prévu vers minuit.
Deux ministres clés de son gouvernement, Evangélos Vénizélos aux
Finances et Andréas Loverdos à la Santé, pèsent en faveur d'une alliance
nationale.
15h30: "L'euro est plus important que la Grèce,
que son appartenance à la zone euro", déclare le Premier ministre
néerlandais. Mark Rutte qualifie de "bonne chose" l'abandon de l'idée
d'un référendum sur le plan de sauvetage de ce pays. Il appelle le pays à
appliquer "pleinement" et "au plus vite" le paquet d'aide du 27
octobre.
15h00: A la Bourse d'Athènes, l'indice de référence Athex 20 cède 2,23% de sa valeur. Jeudi, il avait clôturé à +1,86% avec l'espoir de voir la formation d'un gouvernement de consensus national.
13h50: Le ministère grec des Finances indique que le pays négocie avec la zone euro le déblocage, d'ici "fin février", de 80 milliards d'euros,
dans le cadre du plan adopté le 27 octobre. Cet accord inclut des
garanties aux banques, en échange de leur acceptation de pertes de 50%
pour l'effacement de près d'un tiers de la dette publique grecque. S'y
ajoutent 30 milliards pour la recapitalisation des banques grecques. La
somme permettrait d'offrir "les garanties politiques nécessaires", selon
le ministère, avant la prochaine réunion de l'Eurogroupe, lundi à
Bruxelles.
13h05: Dans la rue, Papandréou a déjà perdu le
soutien de la population. Beaucoup de Grecs estiment qu'il a surtout
tenté de se sauver lui-même ces derniers jours, avant de penser à son
pays. Lire notre analyse: "Il faut que Papandréou lâche son trône".
À l'égard des peuples il y a là pour le moins une maladresse (Bayrou)
12h35: François Bayrou, sur Radio Classique et Public Sénat, affirme que l'abandon du référendum n'est pas une victoire.
Voici les déclarations du leader du Modem: "Est-ce-que Papandréou avait
le droit de faire un référendum auprès de son peuple pour savoir s'il
pouvait accepter le grand choix de l'euro et les sacrifices qui vont
avec? Et bien, selon moi, il en avait le droit (...) Je ne dis pas que
je regrette (le référendum), je dis qu'à l'égard des peuples il y a là
pour le moins une maladresse. Pour un peuple, ça veut dire que c'est de
l'extérieur que viennent les pressions qui vont le réduire à une
situation de plus en plus difficile (...) Sur le fond, considérer que
c'est une victoire d'avoir interdit à un peuple de s'exprimer me paraît
quelque chose de dangereux"
12h25: La Grèce abandonne l'idée d'un référendum. Le
ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, indique qu'il a
officiellement annoncé aux chefs de file de la zone euro, Jean-Claude
Juncker et Olli Rehn, et à son homologue allemand la décision de la
Grèce de "ne pas organiser le référendum" qu'elle avait prévu sur le
plan européen de sortie de crise. Dans un communiqué, il a aussi
souligné que le gouvernement briguerait vendredi soir la confiance "pour
obtenir le plus grand consensus possible" politique "avec la formation
d'un gouvernement en ce sens".
On a fait trop peu et on a fait trop tard (Sapin)
10h: "On a fait trop peu, on a fait trop tard et on a fait sans suffisamment de considération" pour la Grèce, lance le député PS Michel Sapin
sur France Info. L' ancien ministre de l'Economie ne sait pas si le
référendum était "une bonne ou pas une bonne idée, au fond, seuls les
Grecs sont capables de le dire, mais la manière d'agir vis-à-vis de la
Grèce ne pouvait provoquer que des réactions de cette nature, soit du
refus dans la rue" et "du refus politique de la part des principaux
partis politiques au pouvoir".
"Que ce soit Nicolas Sarkozy ou que ce soit Angela Merkel,
beaucoup d'erreurs ont été commises", a jugé également le secrétaire
national du PS, proche de François Hollande.
8h10: Le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, met en garde la Grèce,
sur Europe 1: elle serait exclue de la zone euro mais aussi de l'Union
européenne si elle n'acceptait pas le plan décidé par les Etats
européens le 27 octobre pour essayer de résoudre la crise de la dette.
[Lire notre article La sortie de la zone euro expliquée aux nuls]
[Lire notre article La sortie de la zone euro expliquée aux nuls]
7h02: La Bourse de Tokyo termine la séance de vendredi en nette hausse de 1,86%, portée par l'espoir d'un possible abandon du référendum grec sur le plan de sauvetage européen du pays.
7h00: Georges Papandréou aurait conclu un accord avec ses ministres par lequel il s'engage à démissionner
et à laisser la place à un gouvernement de coalition s'ils l'aident à
remporter le vote de confiance, lui accordant ainsi une sortie
honorable, rapporte l'agence Reuters, citant des sources
gouvernementales.
Jeudi aura été une journée infernale pour Georges Papandréou.
A la tête d'un gouvernement sur le point de tomber, le Premier ministre
grec, aux prises depuis des mois avec la crise de la dette en zone
euro, a fait une concession de taille en se disant prêt à retirer son
projet de référendum, qui avait créé la stupeur en Europe en début de
semaine. [Lire les raisons de la volte-face de Papandréou].
Mais les moyens de sortir de la crise politique dans laquelle
s'enfonce la Grèce sont encore loin d'être identifiés, aucun accord de
gouvernement n'ayant été trouvé avec l'opposition de droite pour pouvoir
ensemble approuver le plan européen de désendettement de la Grèce,
adopté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles.
Possible gouvernement d'union avec la droite
Le
leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras a pourtant
lui aussi fait une concession en laissant entendre pour la première fois
depuis le début de cette crise que sa formation était prête, devant la
gravité de la situation, à envisager de participer à un gouvernement de
transition.
Mais à peine les deux camps avaient-ils fait un pas l'un vers
l'autre dans la journée que les vieux démons ont repris le dessus. Et le
débat parlementaire censé aboutir vendredi à un vote de confiance sur
la politique menée par le gouvernement s'est traduit par une reprise des
hostilités.
Antonis Samaras a notamment exigé la démission du Premier
ministre en réitérant ses exigences de la tenue d'élections anticipées.
Georges Papandréou a répondu qu'"un gouvernement responsable ne peut pas
démissionner".
L'échéance fatidique du 15 décembre
Dans un
climat de grande fébrilité, traversé de rumeurs en tous sens, le
ministre des Finances Evangélos Vénizélos, numéro deux du gouvernement
et poids lourd de la majorité socialiste, a gardé la tête froide en
annonçant publiquement pour la première fois l'échéance fatidique à
laquelle est confrontée le pays: le 15 décembre. Il a clairement fait
comprendre qu'à cette date, la Grèce serait en situation de défaut de
paiement si elle ne recevait pas la sixième tranche du premier prêt
accordé à Athènes en 2010 par l'UE et le FMI, soit 8 milliards d'euros.
L'heure de vérité devait sonner dans la nuit de vendredi à
samedi, à la fin du débat parlementaire, où un vote de confiance est
prévu.
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