Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

lundi 24 octobre 2011

Exclusif: Hydro-Québec Des soumissions bidon?

Des soumissions bidon?
Exclusif - TVA Nouvelles a appris qu'Hydro-Québec inviterait des entrepreneurs à soumissionner pour un contrat qu'ils n'obtiendront probablement pas. En plus, la société d'État propose de les dédommager.
En effet, jeudi dernier, Hydro-Québec aurait organisé cinq voyages d'hélicoptère au complexe La Romaine afin que des entrepreneurs puissent visiter un futur chantier. Le contrat, d'une valeur de 20 à 40 millions de dollars, consiste à construire une nouvelle route principale d'une longueur d'environ 20 km.
Mauvaise surprise pendant la visite : la société d'État les aurait avisés qu'elle n'avait pas l'intention de leur accorder le contrat. Elle souhaiterait l'offrir à une entreprise innue, en vertu d'une entente avec la communauté.
Dédommagement de 30 000$
Selon nos sources, Hydro-Québec aurait quand même demandé aux entrepreneurs sur place de soumissionner sur le contrat. Ainsi, leur soumission pourrait servir de guide dans les négociations avec les Innus.
Dans une note obtenue par TVA Nouvelles, Hydro-Québec indique que si elle «parvient à une entente avec l'entreprise innue et que le contrat lui est attribué, elle paiera, à titre de compensation, un montant forfaitaire de 30 000 $ à chacun des deux plus bas soumissionnaires».
Ainsi, la société d'État pourrait payer 60 000$ en dédommagement, en plus de payer les voyages en hélicoptère et les repas pour les visites des entrepreneurs qui n'obtiendront probablement pas le contrat. D'après nos calculs, il s'agirait d'une dépense supplémentaire d'environ 7 000$.
«Je pense que c'est une pratique discutable», indique François Bonnardel, le député adéquiste de Shefford. «Notre formation politique a déjà effectué plusieurs demandes d'accès à l'information concernant des ententes pour lesquelles Hydro-Québec ne veut pas nous répondre. Je persiste à dire que le vérificateur général doit se mettre le nez là et doit aller vérifier les contrats accordés à des communautés autochtones», ajoute-t-il.
Selon nos informations, l'entreprise innue qui obtiendrait le contrat serait le Consortium Atik inc. Le deuxième actionnaire de ce consortium est Construction Polaris Inc., une entreprise de la région de Québec.

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