Quand Wall Street joue les Caliméro : L'email qui buzze à New York en réponse aux Indignés
Avec le succès du mouvement
Occupy Wall Street, c'est l'email qui fait le buzz aux États-Unis :
quand un trader excédé se lâche pour répondre aux critiques sur le
capitalisme financier. Orgueil et préjugés !
"Nous
sommes Wall Street" : c'est l'email anonyme qui fait le buzz aux
Etats-Unis et qui réunit tous les arguments des financiers pour
justifier leur rôle social. Avec beaucoup d'arrogance... Crédit Reuters
"Nous sommes Wall Street!" : le titre d'un email
anonyme circule depuis avril 2010 sur Internet. Il est censé exprimer la
colère d'un trader de Wall Street lassé des critiques d'Obama et de
l'Américain moyen, contre son haut salaire, ses avantages et ses bonus.
Et on le revoit circuler en réponse
au mouvement actuel Occupy Wall Street. Même si personne n'est en
mesure d'attester de son authenticité, pour la presse américaine, il est
de toute façon révélateur de la morgue avec laquelle les financiers de
Wall Street voient leur rôle social.
"Nous
sommes Wall Street. C'est notre boulot de gagner de l'argent. Qu'il
s'agisse de le faire avec des marchandises, des actions, des
obligations, ou avec n'importe quel morceau de faux papier, ce n'est pas
grave. Nous échangerions des cartes de baseball si c'était rentable. Je
n'ai pas entendu l'Amérique se plaindre quand le marché bondissait à
14.000 points et que chacun voyait le montant de ses revenus doubler
tous les 3 ans. Mais ça, c'est comme de faire des paris, ce n'est pas un
problème jusqu'à ce qu'on perde. Je n'ai jamais entendu parler de
quelqu'un qui soit allé s'inscrire aux Joueurs Anonymes (Gamblers Anonymous) parce qu'il gagnait trop à Las Vegas."
"Maintenant
le marché est pourri, et même si cela va un peu mieux, le gouvernement
et le l'Américain moyen sont toujours à la recherche d'un bouc
émissaire. Dieu sait qu'il doit y avoir un pour tout. Donc, on s'en
prend à nous."
"Allez-y, continuez à vous
en prendre à nous, mais c'est vous qui en souffrirez. Que va -t-il se
passer quand il n'y aura plus d'embauche à Wall Street. Vous savez quoi?
Vous allez tout simplement perdre votre emploi parce que c'est nous qui
le prendrons. Nous nous levons à 5 heures et nous travaillons jusqu'à
22 heures ou... plus. Nous sommes habitués à ne pas aller aux toilettes
quand nous travaillons sur un deal. Nous ne prenons pas une heure ou
plus pour la pause déjeuner. Nous ne demandons pas un syndicat. Nous ne
partons pas en retraite à 50 ans avec une bonne pension. Nous mangeons
ce que nous trouvons, et quand il ne reste qu'une seule chose à manger
dans notre assiette, nous ne faisons pas les difficiles."
"Pendant
des années, les enseignants et autres employés syndiqués nous ont
trompés. Nous étions trop occupés à travailler pour nous en rendre
compte. Pensez-vous vraiment que nous sommes incapables de donner des
cours à des élèves de 3ème ou d'aménager un jardin ? Nous allons prendre
vos emplois pépères avec prime d'ancienneté et 4 mois de congé par an
et nous pleurnicherons comme vous que nous sommes sous-payés alors que
nous élevons la jeunesse de l'Amérique. Dites au revoir à vos heures
supplémentaires payées double ou plus. J'en profiterai pour former
l'équipe de baseball du lycée pendant l'été en empochant 5 000 dollars
supplémentaires, merci beaucoup."
Donc,
vous croyez vraiment que si maintenant nous gagnons 85 000 $ par an
sans augmentation, l'Américain moyen aura sa revanche ? Faux ! Parce que
vous savez quoi? Nous n'achèterons plus la nouvelle voiture à 80 000
dollars et nous ne laisserons plus 35% de pourboire dans nos dîners
d'affaires ! Vous ne vivrez plus sur notre dos. Maintenant, c'est nous
qui nous occuperons nous-même de nos jardins, qui laverons nos voitures
avec un tuyau d'arrosage dans notre allée de garage. Notre argent a été
votre argent. Vous le dépensiez. Quand nos poches se vident, les votres
aussi.
La différence est que lorsque
vous viviez graçe notre argent, nous nous en réjouissions.
L'administration Obama et le Democratic National Committee arriveront
peut-être à obtenir ce qu'ils veulent et nous faire tomber du haut de la
pyramide, mais cela va vraiment devenir l'enfer pour eux quand nos gros
culs vont s'en prendre directement à la classe moyenne
américaine.
Nous ne sommes pas des
dinosaures. Nous sommes plus intelligents et plus vicieux que cà, et
nous, nous allons survivre. La question est, maintenant qu'Obama et son
administration font de Monsieur Michu notre ration à consommer dans la
chaîne alimentaire, que se passera t'il?"
Ci dessous, la vidéo de banquiers buvant du champagne sur un balcon en regardant défiler les manifestants d'Occupy Wall Street
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