Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

jeudi 13 octobre 2011

Soyez optimistes, mais pas trop


Êtes-vous simple optimiste, ou optimiste irréaliste ? La différence est de taille, et elle peut vous mettre en danger.




Que se passe-t-il dans le cerveau des grands optimistes ? Crédit Flickr/renaissancechambara
Imaginez un enfant qui se bouche les oreilles en répétant : "Je n’entends rien, je n’entends rien". C'est à peu de chose près ce qu'il se passe dans le cerveau d'un optimiste quand il est confronté à une information qu'il estime négative.
C'est le résultat d'une étude publiée dans Nature Neuroscience. Une vingtaine de personnes ont été confrontées à une série de statistiques tout en passant une IRM. Exemple : la probabilité de mourir à 90 ans est de 60%. Chez ceux qui ont été identifiés comme optimistes (c'est-à-dire ceux persuadés de vivre plus longtemps), le processus d'analyse des données stoppe tout simplement de fonctionner.
Conclusion, ni l'expérience personnelle ni les preuves scientifiques ne poussent les incorrigibles optimistes à modifier leur comportement....
De là à les traiter de stupide ? Pour Sharon Begley, l'auteure d'un article sur le sujet, en refusant d'analyser des informations perçues comme négatives, ils se mettent en danger, telle "l'adolescente qui pense qu'elle peut avoir des relations sexuelles non protégées sans risques".
Soyez optimiste, donc, mais raisonnablement : "L'optimisme réduit le stress, l'anxiété, et même le risque de développer certaines maladies." Par contre, les "ça n'arrive qu'aux autres" ne sont pas recommandés. Comme l'auteur le précise, ne pas épargner pour la retraite ou ne pas mettre de crème solaire peut rapidement se retourner contre vous...

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