Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

mardi 30 août 2011

La Dianétique d'où est née la Scientologie



La Dianétique est une technique psychologique “officieuse”, simplement parce qu’elle est rejetée par la psychologie « officielle ». Est-elle moins « efficace » suite à ce dénie? Après expérimentation personnelle, je ne le crois pas.
Par contre, à peu près comme toute « découverte » importante, une petite « clique » de manipulateurs se sont approprié de cette technique pour en faire une « religion » abracadabrante, mais qui ne l’est pas moins, finalement, que toute autre religion. Elle possède ses « dogmes », ses lois et elle manipule et abuse de ses adeptes tout autant que les autres religions. Comme on le voit, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. La scientologie, religion en question, n’est même pas un sujet intéressant à étudier; je ne le ferai donc pas ici.
La Dianétique, par contre, est d’un intérêt assez extraordinaire. Son intérêt consiste à être d’une simplicité désarmante.
Celui qui a perçu les bases de la technique et qui a, ensuite, mis sur pied cette technique qu’est la Dianétique, se nomme L. Ron Hubbard. On qualifie Hubbard d’auteur de science-fiction; ce qui n’aide pas à la cause de la Dianétique, on le comprendra. Surtout si on se refuse à donner de l’importance à « l’imagination » comme facteur à une découverte quelle qu’elle soit.
Si on vérifie cette qualification de « fictionnaire » donnée à Hubbard, on se rend compte qu’Hubbard a, effectivement, écrit quelques livres de science-fiction. J’en ai lu quelques-uns et je dois dire que leur « qualité » n’a absolument rien pour rendre l’auteur remarquable dans ce domaine. Ses livres sont tout juste  un peu plus que nuls (Les goûts ne sont évidemment pas à être discutés). Par contre la base de sa fiction révèle celle de la scientologie. C'est-à-dire l’existence d’entités, calquées sur la notion de l’âme qui habite chacun, et qui, dans la « fiction » d’Hubbard, a pour but d’asservir, sinon de détruire l’être humain. Autrement dit : votre âme veut vous détruire. En comparaison, Einstein faisait des beignes immangeables, ce qui ne lui enlève quand même pas sa qualité de génie scientifique. Laissons-là cette ineptie et revenons à la Dianétique.

 
Hubbard a remarqué que la psyché humaine a adopté des « habitudes réactives » pour assurer la survie de l’individu. Il n’est pas le seul, la psychologie est basée sur ce « fait ». Ces « habitudes réactives » se sont encrées, au cours de l’évolution, dans notre subconscient et se « déclenche » automatiquement aussitôt qu’un danger menace notre survie.
L’encrage d’une « habitude spécifique » est simplement déterminé par le fait que « le moyen de défense », qui fut « choisi » par la victime potentielle, a effectivement réussi à assurer la survie de cette victime. Il est évident que les « moyens de défense » n’ayant pas réussi résultent en individus morts; de sorte que leur « moyen de défense » n’a pas pu devenir une « habitude » chez les « survivants ».
Pour expliquer le processus, imaginons un chasseur préhistorique qui aperçoit un lion dans les broussailles, tout près de lui. Il a le choix d’attaquer le lion avec son gourdin ou encore, de « figer sur place » sans respirer, ni bouger en souhaitant que le lion ne le remarque pas et passe son chemin.
Celui qui choisit d’attaquer le lion avec son gourdin, disparaît de l’évolution humaine et ses « descendants, s’il en a, ne peuvent être « porteurs » de cette solution inefficace face au danger, puisqu’il est tué lors de l’essai de la « tactique » adoptée.
Celui qui « fait le mort » mais qui est remarqué par le lion est également tué parce que le lion ne lève pas le nez sur la chair morte. Il n’a donc pas, lui non plus, de descendance qui peut adopter cette « tactique ».
Celui qui « fige sur place », ne respire presque plus, ne bouge pas, et qui parvient à ne pas attirer  l’attention du lion, survit à l’expérience et peu l’enseigner à ses enfants comme moyen de survie efficace; même si, en réalité, il a survécu simplement parce que le lion n’était pas en chasse et n’avait pas faim. Dans l’esprit du chasseur, sa « tactique » était la bonne.
Ses enfants, adoptant la même tactique, devant tous les animaux dangereux, développeront une « réaction automatique » face à n’importe quel danger et « figeront sur place », en arrêtant de respirer.
Selon Hubbard, des « tactiques »  différentes de survie se sont encrées dans la psyché humaine et ce « déclenche » maintenant  automatiquement lorsqu’un individu est « surprit » par un danger. Par contre, ces « réflexes automatiques », qui étaient efficaces lorsque nous vivions comme chasseurs-cueilleurs, ne le sont plus du tout depuis que nous sommes « civilisés ». Mais ils sont toujours présents  en nous et se déclenchent toujours « automatiquement » face à un danger.
Prenons un exemple concret:
Je décide de traverser la rue et je passe entre deux autos stationnées pour le faire. Sortant d’entre les deux autos, je m’engage dans la rue; mais une voiture, que je n’ai pas remarquée, arrive à ma gauche. Complètement surpris, je « fige sur place »  en voyant arriver la voiture qui, évidemment, me percute. Il est clair que si je n’avais pas « figé sur place », j’aurais fait un pas en arrière et la voiture serait passée sans me toucher. Il est également clair que cette « réaction de défense », naguère très efficace pour assurer ma survie devant un lion, ne l’est plus du tout devant la menace d’une voiture qui arrive en trombe. Mais la « réaction » est automatique et je ne peux rien y faire.  La Dianétique est une technique simple pour « désactiver » ces réactions de défense obsolète.
Mais comment une « tactique de survie » peut-elle s’incruster dans la psyché humaine pour devenir « réaction automatique » incontrôlée, me demanderez-vous?
La réponse est : à cause de la peur et de la douleur.
C’est également la réponse fournie par la psychologie officielle. Lorsque le chasseur « fige sur place » il éprouve de la peur et son cerveau enregistre cette peur. Son cerveau enregistre également la « cause » qui élimine cette peur qui a duré jusqu’à son élimination. Il enregistre cette « cause d’élimination de la peur » dans le subconscient. Le conscient est « soulagé » de la peur, mais le subconscient sait pourquoi le conscient est soulagé; et il enregistre le « moyen de défense » qui a servi à éliminer cette peur.
Supposons que le chasseur « fige sur place », que le lion le voit, lui donne un coup de patte qui blesse le chasseur et l’envoie voler à dix pas, ou il gît inconscient. En plus de la peur, il y a maintenant la douleur de la blessure infligée par le lion, qui, enregistrée par le conscient et le subconscient, fait « perdre conscience » au chasseur.  Le lion, n’ayant pas faim, a tout de même passé son chemin et le chasseur survit à cette aventure.
Par contre, son subconscient à enregistré la tactique du « fige sur place » à cause de la peur ressentie, appuyée en plus, par la douleur de la blessure, qui confirme définitivement que la peur en question était justifiée. La « tactique » est d’autant plus importante à être « enregistrée » par le subconscient » puisqu’elle a résulté élimination de la peur, du danger et en « survie de l’individu ». Le cerveau ne peut pas laisser se perdre les résultats d’une telle « performance ».
La douleur devient alors la  « signature » du choix d’une excellente tactique de survie. De sorte que notre cerveau enregistre constamment toutes les tactiques « efficaces » employées pour se défendre de toute circonstance qui produit de la douleur. Que cette douleur soit physique ou psychologique.
Cette dernière phrase est extrêmement importante; car elle témoigne de l’importance de la psyché sur l’emploi de moyens de défense pour éliminer les causes de danger pour la survie physique, tout autant que les causes de douleurs physiques ET psychologiques.
Au niveau de douleurs psychologiques, desquelles nous défend notre subconscient, on peut prendre plusieurs exemples. Un homme ressentant de la douleur psychologique parce qu’il se croit inférieur aux autres individus pourra adopter inconsciemment la « tactique » de dévaloriser tous ceux qui l’entourent. Un homme ayant ressenti une douleur intense lors d’une séparation et du rejet d’une femme qu’il aime pourra adopter, par la suite, la « tactique » préventive, de détester toutes les femmes en bloc. Les exemples et les nuances sont innombrables. Par contre, un «fait » demeure constant : la tactique adoptée pour prévenir la douleur est « automatique » et « irraisonnée ».
Hubbard a donné un nom à ces « tactiques automatiques ». Il les appelle « les engrammes ».
Un engramme est une « réaction » automatique aux causes connues et reconnaissables de douleurs « potentielles ». Il n’est pas besoin que la douleur se fasse sentir pour que la « réaction automatique » se produise. La simple prise de conscience d’une menace de douleur possible devient le « déclencheur » de la réaction automatique. Et évidemment, la perception de « douleur possible » se fait au niveau de la mémoire du subconscient, qui contient les informations sur toutes les circonstances ayant produit de la douleur. La mémoire biologique est incluse dans cette mémoire du subconscient. Ce qui explique les « réactions automatiques » acquises durant l’évolution de l’homme.
La « douleur » devient alors la condition « sine qua non » à la création d’engrammes qui provoquent les « réactions automatiques ». De sorte que si on parvient à éliminer l’évènement douloureux passé, de la mémoire du subconscient, on élimine la réaction automatique du même coup et on reprend le contrôle de nos actions face au danger. Pour éliminer l’évènement douloureux passé de son subconscient, on ne peut pas simplement l’oublier puisque l’oubli se manifeste au niveau de la conscience et non du subconscient qui lui, n’oublie jamais. Pour preuve, la mémoire génétique.
Il n’y a donc qu’un seul moyen d’effacer cet évènement douloureux au niveau du subconscient, c’est d’en faire un évènement « qui n’est plus douloureux ». C’est exactement, ce que réussissent les « séances » dans les bureaux des psychologues. On nous laisse parler jusqu’à ce que l’on décide de faire face aux émotions douloureuses que provoquent chez nous,  notre « problème ». Passé ce cap décisif, on peut alors « régler » le problème parce qu’on accepte de « revivre » les douleurs émotionnelles qui nous reviennent lorsqu’on « revit » l’évènement douloureux.
Selon la psychologie « officielle », Le problème est réglé lorsque nous « constatons » consciemment que la douleur n’est pas automatique à tous les évènements qui ressemblent à « notre problème », mais que cette douleur est rattachée strictement à ce problème spécifique.
Selon la Dianétique, notre problème est réglé lorsqu’on parvient à revivre cette douleur à répétition, jusqu’à ce que la douleur devienne insignifiante au niveau du conscient. Cette information d’insignifiance envoyée au subconscient se fait tout naturellement. Lorsque la douleur est disparue », au niveau du subconscient, de l’évènement revécu, celui-ci élimine la « tactique préventive » de son arsenal, puisqu’elle ne sert plus à éviter une douleur « qui n’existe plus ».
Le subconscient est extrêmement logique et objectif. Il ne raisonne pas, il additionne les données et agit selon la somme obtenue. Pour lui, ce qui produit le « plaisir » est à encourager et ce qui produit la douleur est à contrer. Le contrôle du subconscient sur notre vie semble aller même plus loin que cela. Il est possible, mais non prouvable, que si je me plains de souffrir du fait que je n’ai que 5,000.00 $ dollars dans mon compte en banque, je risque que mon subconscient fasse en sorte de me « libérer » du $5,000.00,  pour éliminer ma « souffrance ». Il semble donc qu’il faille faire très attention de la façon que nous nous présentons nos doléances à nous-mêmes. On ne sait jamais, c’est peut-être vrai. J  Une chose est cependant constatée, c’est que les gens optimistes ont moins « d’épreuves » que les pessimistes. Est-ce que cela dépend simplement de leur « vision » des choses? C’est possible; mais si on demande une liste d’épreuves vécues par un « pessimiste », on risque d’avoir une plus longue liste que celle fournie par un « optimiste ».
Éliminer un « engramme » est alors simplement de « revivre » un évènement, de façon répétée, jusqu’à ce que nous ne ressentions plus de douleur émotionnelle lors de sa « mémorisation ».
On peut le faire en passant des semaines assis dans un bureau de psychologue, avant de se décider d’aborder le vrai problème qui nous mine, ou, on peut le faire en Dianétique, en s’adressant à la situation douloureuse directement et tout de suite, au moyen d’introspection pour revivre les moments douloureux l’un après l’autre, à partir du dernier moment douloureux que nous ayons vécu.
Évidemment, la douleur que nous mémoriserons en premier est celle s’adressant à notre mémoire; mais très rapidement, le subconscient fera ressurgir les « moments douloureux » qui sont les plus significatifs dans notre vie quotidienne. Et alors là, on est très souvent étonné par des évènements que l’on croyait complètement oubliés, mais qui se révèlent principaux « déclencheurs » de nos réactions automatiques actuelles. Nous les avons oubliés au niveau de la « conscience »; mais c’est loin d’être le cas au niveau du subconscient.
La technique est très simple : se fermer les yeux et revivre intérieurement, le dernier moment douloureux vécu jusqu’à ce que la douleur disparaisse et que l’évènement nous paraisse normal et inintéressant. C’est possible de le faire seul, mais plus difficile que si nous demandons l’aide de quelqu’un d’autre qui s’assurera que nous faire revivre l’évènement jusqu’à la complète suppression de l’émotion douloureuse. Cette personne se doit de n’être capable d’aucune « insertion » dans le travail de l’individu qu’il aide. Que ce soit au niveau « suggestif » ou « raisonné ». L’individu qui travaille sur lui-même est seul devant ce qu’il revit. L’aidant n’a aucun autre rôle que de s’assurer que l’individu ne se défile pas devant les évènements douloureux qu’il rencontre. Cette personne aidant viendra rapidement à reconnaître lorsqu’on  tente de « contourner » un évènement douloureux auquel on évite de faire face. Son rôle est de nous ramener à « l’entrée de la grotte » qui renferme cet évènement, jusqu’à ce qu’on décide de franchir le seuil et d’éliminer l’émotion douloureuse que l’évènement renferme. Le danger pour celui qui « aide » une autre personne est de rencontrer, durant l’audition des évènements, des « déclencheurs » de ses propres engrammes, ce qui complique un peu la session. J
Être conscient que lorsque celui que tu veux aider t’engueule à plein poumon, ne s’adresse pas vraiment à toi, mais à lui-même, n’est pas donné à tout le monde. Mieux vaut s’efforcer de choisir un aide qui a déjà désamorcé plusieurs de ses propres engrammes.
Mais l’expérience en vaut la peine, et les résultats sont loin d’être négligeables.
Quant à la Scientologie, c’est à vous de décider si vous acceptez de remettre votre subconscient entre les mains de personnes qui défendent des « dogmes », des « règles à eux » et leur donner le « pouvoir de diriger votre vie ».  Personnellement, je me suis abstenu. Il faut comprendre que c’est une entreprise commerciale tout comme toute autre religion. Le but est de « ramasser » de l’argent et de se « payer » un « Vatican » prospère. Pour ce faire, quoi de mieux qu’une technique qui permet d’aider l’individu; exactement comme celle « d’aimer son prochain » et de « faire la charité ». Une vérité au service de l’accumulation de richesse. Est-ce que cela vous surprend réellement?
Amicalement
André Lefebvre
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