Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

mardi 20 septembre 2011

Les brigands à tête d’anges!!!



Et bien non, vous faites erreur, je ne vous parlerai pas de Jésus, de Saül de Tarse ou des Zélotes. Je vais vous parler de nos « Saints-brigands » contemporains.
Vous vous souvenez certainement à quel point la commission Bastarache, suite à une "fuite" de l'ex-ministre Bellemare, s’est avérée être une « farce médiatique» pour colmater le petit coin de voile qui avait été soulevé sur les « collusions » politiques pour la nomination des juges?
Malgré l’inutilité de la démarche au niveau des inculpations à cause de sa « superficialité », il a été impossible de cacher le « fait » que c’était les « post-it » qui menaient la barque, non seulement dans la nomination des juges, mais  dans tout notre système politique. Ce fut impossible de sévir, mais ce fut tout autant impossible de ne pas constater la situation évidente, publiquement. C'est là, tout l'avantage d'une enquête "publique".
Le gouvernement, pour bien paraître, et surtout pour arrêter les enquêtes plus approfondies, a défini quelques « améliorations » insignifiantes à cette situation et les sourires revinrent sur leurs visages d’anges. On peu également parier que les « post-it » continuent à distribuer leurs bienfaits sur certains "bienheureux".
Aujourd’hui, 17 mois plus tard, suite à une "fuite" du rapport de l’unité anticollusion le 14-09-2011, on soulève un autre coin du grand voile .
En gros le rapport démontre que  tout ce qui touche « l’asphalte » est aux mains des Hells Angels. C’est un peu « grossier » comme résumé, mais cela n’empêche pas d’être une réalité. Cependant, il est bien évident que de viser les Hell’s Angels ne sert qu’à couvrir des personnes beaucoup plus élevées dans l’échelle sociale.
Remarquez qu’au niveau des collusions dans la construction,  personne ou presque, au Québec, n’en était pas convaincu; mais c’est une chose d’avoir des doutes et une autre d’en obtenir confirmation après enquête.
Par contre, ce rapport d’enquête ne mentionne aucun nom. Ouf!!! Il ne mentionne que très superficiellement, le « modus operandi ». Ce qui est assez normal vu les « bâtons dans les roues » installés par le gouvernement pour empêcher l’enquête d’être menée « rondement ». Les enquêteurs ont effectivement saisi des documents compromettants dans la ville de Saint Glin-Glin. Bravo!!! Pendant ce temps, dans les grandes villes, les déchiqueteuses fonctionnent à plein régime. Il devrait y avoir quelques « incendies » malheureux qui vont brûler certains dossiers également.
Au départ, un « modus operandi » est la planification structurelle d’un « programme » qui peut s’appliquer à toutes les sphères intéressantes d’un système établi. Exactement comme un « programme comptable » qui sert à esquiver  les impôts. Évidemment, ce genre de programme anti-impôt est poursuivit par les instances gouvernementales avec beaucoup d’énergie. En fait, nous n’aurions aucune difficulté à obtenir une « commission d’enquête publique » à ce sujet (mais ce n'est pas certain).
Nous sommes tous conscient que le plus « intéressant » des systèmes établis est le système politique, puisqu’il contrôle l’ensemble du système social. Mais qui pourrait avoir installé un tel « programme de collusion» pour contrôler la société?
Pour trouver la réponse, c’est assez simple; il ne suffit  que d’appliquer le principe de Cicéron qui date de 71 av J.C, c'est-à-dire : « Cui bono? ».
La réponse nous saute tout de suite  à l’esprit: Le système à qui profite le « modus operandi » en question est définitivement le « système financier ». Évidemment, le système financier n'oublie pas de subvenir au financement des partis politique; "scratch my back and I'll scratch yours!"
Nous constatons, avec très peu de surprise finalement, que le système de « planification structurelle » ou « Modus operandi » fut installé par le système financier, sur tout l’ensemble du système social par le biais du système  politique.  Il n’est donc plus question simplement des « Hell’s Angels » qui ne deviennent dorénavant, que des acteurs de second ordre dans l’échiquier de la corruption.
Heureusement, direz-vous, que nous avons le système judiciaire pour nous protéger. Attendez un peu. Car, il ne faut pas se leurrer,  puisque nous constatons que le « système de collusion » s’étend, depuis longtemps, partout dans notre société, il devient évident que le système judiciaire n'a pas fonctionné pour contrer ce « programme » de contrôle. (On n'a qu'à se rappeler de l'importance de Marine Industries pour Robert Bourassa).
On a, alors, le droit de se demander « Comment se fait-il que le judicaire ne puisse pas gérer l’implantation d'un « système de collusion ». La réponse est évidente : les lois, qui sont supposées le faire, sont promulguées par le « politique » (Le premier ministre ne cesse de s'en vanter). Le « programme » se révèle ainsi, sans faille. Les « programmeurs » ont tout prévu.
Par contre, pour qu’un programme soit « sans faille », il se doit d’avoir des « soupapes de sureté » pour contrer les imprévus. Des genres de « loops » qui ne mènent nulle part et évite les « complications » additionnelles dans le programme.  Quelle est donc, alors, la soupape de sureté employée par le système de collusion pour échapper aux sanctions possibles découlant d’imprévus?
La réalité est que le système de collusion n’échappe pas aux sanctions de la justice. Il ne fait que « limiter les dégâts » pour éviter de faire ressortir l’étendu de « l’infection ». On a installé un « loop » qui arrête la propagation du « virus d'honnêteté» dans le « programme » de corruption.
Lorsqu’une entreprise de construction est mise en accusation. Celle-ci plaide simplement la culpabilité;  de sorte que l’enquête pour « prouver » cette culpabilité n’est plus nécessaire et est annulée. La justice condamne alors l’accusé à une amende et le dossier est clos, sans qu’il soit possible de faire la lumière sur l’infection généralisée du « programme de collusion ».
On détient une preuve que c’est exactement ce qui se déroule. Une preuve qui démontre sans aucun doute possible, que c’est exactement là, le « loop » en question qui est prévu comme soupape de sécurité. Cette preuve nous est fournie par, au moins, une entreprise dont le propriétaire, impliqué dans le monde de la pègre, après avoir plaidé coupable à une accusation de fraude et condamnée à une amende,  a pu continuer d’accéder à des contrats faramineux alloués  par la ville de Montréal, tout autant que par le gouvernement provincial.
L’entreprise en question a obtenu plusieurs contrats subséquents à sa condamnation, malgré La loi interdisant qu’une entreprise reconnue de culpabilité de fraude puisse avoir le droit de soumissionner sur des contrats gouvernementaux. Évidemment, le « judiciaire » s’est prêté à fournir une « interprétation » de la loi qui pouvait permettre cet accroc flagrant. Aussi paradoxal que cela paraisse, il n’y a plus rien "d’illégal" à ne pas se conformer à la loi.
Revenons au niveau du politique qui serait impliqué dans cette fraude. La situation actuelle de « collusion » ne date évidemment pas de quelques années seulement. Les débuts de l’installation du « programme » s’est fait il y a 40 ans, au niveau « comptable »,  lorsque la façon d’établir une « estimation » de travaux a changé drastiquement pour permettre des profits annuels de 15% au lieu du 2 ou 3% qui prévalaient généralement avant les années 1970 pour la plupart des entreprises.
Évidemment, les « extras » à un contrat initial,  existaient avant cette époque. On ne pouvait pas empêcher des erreurs dans la planification d’un projet. Trouver des « extras » potentiels était d’ailleurs ma « spécialité » pour la compagnie pour qui je travaillais. Ma tâche était de découvrir les erreurs sur l’ensemble des plans d'un projet, pour déterminer l’ampleur des « extras » que l’on pouvait prévoir. Ce qui permettait une marge de manœuvre vers la baisse au niveau du prix de la soumission.
À l’époque, cela s’installait naturellement dans l’échelle de la compétition entre les entreprises. Les maisons d’architectes et d’ingénieurs qui démontraient la moins grande fréquence « d’extras » sur les projets qu’ils parrainaient, devenaient les maisons d’Architectes susceptibles d’obtenir les meilleurs contrats à cause de leur compétence.

On découvre aujourd’hui une facette de corruption qui s’est développé dans le « programme » du contrôle de ces « extras ». Le début du « programme » de collusion s’installe lorsque les maisons d’architectes et d’ingénieurs installent eux-mêmes volontairement des « erreurs » dans les plans et devis, qui permettront aux « soumissionnaires » de produire des prix dérisoires pour l’obtention de contrats.
Ces soumissionnaires « membres de la collusion» recoivent l’information sur ces « erreurs » et  savent d’avance que le coût du contrat initial sera éventuellement doublé sinon triplé, à cause des « extras » indispensables pour « corriger les erreurs volontaires». L’adoption de la loi au « plus bas soumissionnaire » devient alors une autre « farce politique ». C’est effectivement là, le tableau constaté comme existant, depuis plusieurs années, dans l’industrie de la construction des infrastructures gouvernementales dont les coût doublent et souvent, triplent.
Le rapport Duchesneau nous indique clairement que le ministère qui a le devoir de vérifier les plans et devis n'a plus la "compétence" et les "effectifs" nécessaires pour le faire. Les brigands ont alors beau jeu.
Curieusement, lorsqu’on parle de « coûts » des projets « privés », les extras sont, aujourd’hui, presque tous annulés ou simplement « refusés ». Ce qui n’était pas le cas, il y a 40 ans. Le tableau d'ensemble est que les entreprises « membres » de la collusion des travaux publics, sont rémunérées au moyen des coûts supplémentaires, tandis qu’au niveau privé, les petites et moyennes entreprises sont responsables financièrement des « erreurs » dans la « planification » des projets privés.
L’évidence démontre que les « sources de revenus » du système financier, chapeautant notre système social, est tout simplement le fait d’une « mafia » corrompue qui vampirise, à tous les niveaux, les richesses de l’ensemble de la société produite par le travail de chacun des concitoyens. La totalité du système est sous l’emprise de brigands qui ne cessent de se pavaner sur nos écrans de télé en montrant des visages d’anges, courroucés ou souriants, selon les « besoins politiques » du moment.
Il est à noter que ces brigands sont pour la plupart du temps, en conformité avec la loi. Ce qui ne leur est pas tellement difficile puisque, pour la justice, ce qui est « légitime » est très peu souvent « légal » aux yeux de la loi; et ce, même si on se rend jusqu’à la cour suprême du Canada. La résultante est que ce qui est "légal" est souvent "illégitime".
La tactique à prévoir, et qui satisferont une majorité de la population qui ne veut que des "coupables", est que les autorités feront diligeance pour mettre des visages et des noms responsables de ces problèmes de collusion, pour éviter que tout le système soit reconnu coupable (Tactique proposée par François Legault entre autre et reprise par le ministre Moreau appuyé par Jean Charest. Ce qui est assez significatif, j'ai l'impression).
La réalité est que c’est le système lui-même qui est responsable et les « grands responsables » ne seront jamais inquiétés puisque ce sont les directeurs de l’économie qui ont installé ce « système ».
En mettant l'emphase sur l'arrestation de "criminels notoires" (donc connus) au moyen des enquêtes policières, le gouvernement évite une commission d'enquête publique qui pourrait faire ressortir le "programme de collusion" institutionnalisé et puisse débusquer les "criminels non connus" du système.  C'est là un "loop" ultime pour protéger les vrais coupables si jamais  le "programme" était mis à jour par "coulage" supplémentaire.
Avec les enquêtes policières, le plus haut niveau social qui puisse être inquiété est le niveau politique. Et on peut s’attendre qu’il fasse des pieds et des mains pour en réchapper. Quitte à sacrifier quelques têtes d'affiche.
Déjà on installe les infrastructures du « Plan Nord » auquel ma ministre préférée a collaboré. Je suis heureux qu’elle ait opté pour une « nouvelle vie » dans le « privé ». C'était peut-être là, le résultat d'une question morale?
On se rappellera que Robert Lafrenière, actuellement directeur de l’unité permanente anticorruption depuis mars 2011, (et ancien sous-ministre, donc aucune possibilité de conflit d'intérêts, hum!) a demandé une enquête sur Yvan Delorme, ancien chef "démissionnaire" de la police de Montréal (question de morale là aussi???), et actuelle « relation intime » de ma ministre "démissionnaire" préférée.
L’unité anti corruption, après avoir eu des difficultés à trouver des procureurs à cause du gouvernement, voit, aujourd’hui, la porte claquer derrière des enquêteurs expérimentés démissionnaires (toujours à cause du gouvernement), ayant produit les résultats actuels de l’enquête qui nous fut révélés. Le gouvernement semble assurer sa position, c'est le moins qu'on puisse dire.
On se doit d'être d'accord avec le ministre Moreau: La fuite du rapport pourra nuire aux résultats (prévus "secrets") des futures enquêtes policières; c'est bien évident.  Souhaitons qu'il y ait d'autres fuites bientôt; parce que...
Selon notre gouvernement, le Plan Nord produira un effet extrêmement positif dans les « finances » provinciales.
Suite au rapport de l’unité anticollusion, on ne peut pas, mais pas du tout, en douter un seul instant.
Désolément
André Lefebvre


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