Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

mardi 25 octobre 2011

Blocus des États-Unis contre Cuba : encore une fois, le monde entier dit "NON" (sauf...)


legrandsoir
Il y a quelques heures : pour la vingtième année consécutive, l’Assemblée générale des Nations Unies demande - à l’unanimité moins deux États-voyous (les États-Unis et Israël) - la levée du blocus des États-Unis contre Cuba.
C’est la seule résolution qui ose nommer les États-Unis par leur nom et c’est la seule résolution qui recueille une telle unanimité. Les médias ne vous en parleront pas, pas plus qu’ils ne mentionneront (au mieux) le blocus et encore moins vous expliqueront (et puis quoi encore ?) en quoi il consiste.



Votes aux Assemblées Générales des Nations-Unies sur la nécessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba
Année
Date
Pour
Contre
Abstention
Pays votant contre
1992
24 Novembre
59
2
72
Etats-Unis, Israel
1993
3 Novembre
88
4
57
États-Unis, Israel, Albanie, Paraguay
1994
26 Octobre
101
2
48
Etats-Unis, Israel
1995
2 Novembre
117
3
38
Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1996
12 Novembre
137
3
25
Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1997
Octobre
143
3
17
Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan
1998
Octobre
157
2
12
Etats-Unis, Israel
1999
Novembre
155
2
8
Etats-Unis, Israel
2000
Novembre
167
3
4
États-Unis, Israel, Iles Marshall
2001
Novembre
167
3
3
États-Unis, Israel, Iles Marshall
2002
Novembre
173
3
4
États-Unis, Israel, Iles Marshall
2003
Novembre
179
3
2
États-Unis, Israel, Iles Marshall
2004
Octobre
179
4
7
États-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2005
Novembre
182
4
1
États-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2006
Novembre
183
4
1
États-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2007
Novembre
184
4
1
États-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau
2008
Octobre
185
3
2
États-Unis, Israel, Palau
2009
Octobre
187
3
2
États-Unis, Israel, Palau
2010
Octobre
187
2
3
Etats-Unis, Israel
2011
25 Octobre
186
2
3
Etats-Unis, Israel
CITATIONS
"[nous supprimerons les quotas sucriers cubains] ce qui provoquerait une chute brutale et immédiate de l’industrie sucrière cubaine et généraliserait encore plus le chômage. De grandes quantités de personnes se retrouveraient sans travail et commenceraient à avoir faim." - mémo du département d’État des États-Unis - 24 juin 1959
"Il faut utiliser au plus vite tous les moyens possibles d’affaiblir la vie économique cubaine (...) afin de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement." - Christian Herter - Secrétaire d’État États-Unien - 6 avril 1960
"Cette nuit, la première du blocus, il y avait à Cuba quelque 485550 voitures, 343300 réfrigérateurs, 549700 postes de radio, 303500 téléviseurs, 352900 fers à repasser, 288400 ventilateurs, 41800 machines à laver, 3510000 montres, 63 locomotives et 12 paquebots. Tout, à l’exception des montres suisses, avait été fabriqué aux États-Unis." - Gabriel Garcia Marquez
"Lorsque ce régime sera tombé, il faudra passer un bulldozer de Pinar del Rio jusqu’à Santiago, car tous les habitants de cette île ont été, à un moment ou un autre, des partisans de cette Révolution. Il faudra ensuite la repeupler avec les gens de Miami." - Yanoska Perez - Porte parole de la CANF - (organisation anticastriste basée à Miami)
 
"Le blocus économique contre Cuba, que les États-Unis ont imposé depuis trois décennies, est un crime contre l’humanité. On ne peut interdire nourriture et médicaments à un pays pour des raisons idéologiques, raciales ou religieuses." - Gonzalo Garcia Bustillos, Ambassadeur du Vénézuéla à Cuba, juin 1992
"s’il existait une violence justifiable, ce serait celle qui s’exerce actuellement, et qui s’est exercée dans les années 60, contre le régime de Castro". - Jacobo Machover (dissident "anticastriste"), juste après les attentats contrent des hôtels à Cuba, dans la revue "Trazos de Cuba" en septembre 1997
"Il n’y a qu’un tribunal qui compte ici, c’est la Cour Suprême des États-Unis. Il n’y a qu’une loi qui s’applique ici, c’est la Constitution des États-Unis." - Sénateur Jesse Helms, Président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat en référence au non-respect (par les États-Unis) des lois internationales, 1998
"Cuba est la première priorité du gouvernement américain. Tout le reste est secondaire. Aucun effort ne doit être négligé, avec les moyens nécessaires, les hommes nécessaires et le temps qu’il faudra..." - Bob Kennedy, 19 janvier 1962
"De toutes les ironies exprimées par la politique étrangère américaine, notre position vis-à-vis de Cuba est la plus paradoxale. Une forte dégradation de la situation économique a provoqué une poussée du nombre de Cubains entrant illégalement aux États-Unis. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer. Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux États-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des Cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violation des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des Cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises, mais aux conséquences terribles." - Jay Taylor, responsable de la section des intérêts américains à Cuba entre 1987 et 1990, in "Playing into Castro’s hands", thé Guardian, Londres, 9 août 1994.
"Il est certain que les Américains sont très contents de notre Mouvement... Je veux dire, de ce que nous avons appelé "Plate forme pour les droits de l’homme et la démocratie à Cuba " ... "Nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait [à Cuba] ni éducation ni santé." ... "Parce que là-bas les gens doivent parler tout bas, car ils se sentent persécutés par la Sécurité de l’État. Cela les rend malades. Je ne connais pas d’autre pays où les gens ont le visage presque déformé à force de faire des grimaces pour parler bas et dans la crainte, comme ça, sur le côté..." - LIDWIEN ZUMPOLLE, coordinatrice de la Section Amérique latine à Pax Christi Hollande
"Quand je suis retourné à Cuba en février [1993]... J’ai découvert des pédiatres exerçant dans des hôpitaux splendides qui passaient chaque matin à compter les rares médicaments pour les enfants... le directeur d’un centre de soins me faisait part de ses craintes de voir le lait disparaître pour les touts petits, comme cela était déjà le cas pour les enfants de plus de sept ans... Que doit-on penser au sujet d’un embargo qui interdit nourriture et médicaments aux enfants ? J’ai honte." - Dr Benjamin Spock - lettre au New York Times, le 3 juin 1993.
"Le Blocus a été instauré par les États-Unis au nom de la "Démocratie" et du "Monde libre". Mais le monde est-il plus démocratique lorsqu’une machine-outil tombe en panne faute de pièces détachées ? Le monde est-il plus libre lorsqu’un médecin cubain opère sans anesthésie ?" - Viktor Dedaj
"A un moment c’était l’Angola. A un autre moment, c’était l’Amérique centrale... mais ce n’était en réalité que rhétorique. En fait, la seule condition préalable qu’ils [les États-Unis] n’ont jamais posée reste la même depuis le tout début : ils n’aiment pas la Révolution cubaine, point. Ils ne l’ont jamais aimée et ont passé plus de 30 ans à essayer de nous reconquérir. La rhétorique diplomatique change selon les époques, mais fondamentalement Washington poursuit toujours exactement le même objectif : l’élimination de la Révolution cubaine... Mais il faut se souvenir que tout a commencé en mai 1959 quand nous avons voté la Loi sur la Réforme agraire. Washington ne s’est jamais fait à cette idée... Le conflit USA-Cuba doit être vu plus à la lumière de nos relations bilatérales que dans un contexte de confrontation est-ouest. C’est pour cela que le conflit demeure, bien que la Guerre froide ait cessé et que l’Union Soviétique n’existe plus. " Ricardo Alarcon - ministre des Affaires étrangères de Cuba - 1992
"Exiger - sans autre forme de procès - LE multipartisme, LA démocratie, des élections "libres" et une presse "libre" à 150 km de Miami est une façon comme une autre d’aller pisser sur la tombe de Salvador Allende." - Viktor Dedaj
"Le gouvernement des États-Unis sont seul, défiant la volonté des nations du monde, dans la mise en oeuvre de ce crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée avec les pauvres de la planète. Cessez cette honte." - Ramsey Clark (ex-ministre de la Justice des États-Unis)
"De ce pays [les États-Unis] gonflé de richesses matérielles et intellectuellement misérables, où il y a tant de sans-abris et d’affamés, j’ai pu admirer la lutte de Cuba pour partager ses maigres ressources afin que chacun puisse retrouver sa dignité. Cuba est admiré dans le monde entier parce que les Cubains ont démontré un amour, un engagement et un sens du sacrifice pour tout ce qui - les êtres comme la planète - est opprimé, pour tout ce qui souffre. Aujourd’hui, à l’heure où souffre à son tour Cuba, il est temps d’agir. " - Alice Walker (Pasteurs pour la Paix - USA)
"...La mal nommé loi "Cuban Democracy Act" [loi dite Torricelli (n.d.r.)] est questionnable dans sa théorie, cruelle dans ses mesures pratiques et ignobles dans le contexte expéditif en cette période électorale... Une minorité influente de la communauté cubano-américaine réclame à cors et à cris le renforcement des mesures contre un régime blessé... Il y a finalement quelque chose d’indécent à voir vociférer ces exilés vivant en sécurité à Miami et réclamant encore plus de douleur pour leurs cousins plus pauvres..." - New York Times, éditorial du 15 juin 1992.
"Cuba, où il y a ni disparus, ni meurtres, ni tortures, subit depuis trente ans un blocus qui entraine d’immenses privations pour son peuple et freine son développement. " - Beinusz Szmukler, président de l’Association américaine des Juristes - 1994
"L’embargo exprime la confusion entre vendetta et politique d’intérêt national. C’est une relique de la guerre froide. " - George Miller - membre du Congrès des États-Unis - 1994
"Les exemples de Cuba et de l’Irak rendent évidents le fait que les sanctions économiques sont, à la base, une guerre contre la santé publique. Notre éthique exige une défense de la santé publique. Alors, en tant que médecins, nous avons le devoir moral d’appeler à la fin des sanctions. Ayant découvert la cause, nous devons agir pour l’éliminer. Permettre à notre raison de dormir produira plus de monstres." - Éditorial du New England Journal of Medecine, 24 avril, 1997
""certes, certes, mais le blocus n’explique pas tout" me disent ceux qui se croient bien inspirés. Mais moi j’attends toujours que quelqu’un, parmi nos médias, me dise enfin ce que le blocus explique." - Viktor Dedaj
"Tant qu’il y aura l’impérialisme, nous ne pouvons nous permettre le luxe du pluriparsisme. Nous ne pourrions jamais concurrencer l’argent et la propagande que les États-Unis déverseraient ici. Nous perdrions non seulement le socialisme, mais notre souveraineté nationale aussi" - Eugenio Balari in Medea Benjamin, "Soul Searching," NACLA Report on the Americas 24, 2 (August 1990) : 23-31.
"Il s’agit de permettre au peuple cubain de se lever et de dire "nous n’en pouvons plus" ". - Dennis Hayes Miami Herald, 19 juin 2004 - ancien directeur de la Fondation Nationale Cubano-Américaine.
"Lorsque les États-Unis sont venus chercher Cuba, nous n’avons rien dit, nous n’étions pas Cubains ". - Viktor Dedaj

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