Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

mercredi 9 novembre 2011

Banque divine



J’aimerais bien que mes prières soient exaucées.
Je vais ouvrir un compte prochainement.
Je ne sais pas si copier coller fait le même travail.
Lolo
La banque Ram Ramapati a été fondée voilà près de quatre-vingt-dix ans à Bénarès. Depuis, plus de 100 000 personnes y ont ouvert un compte. Pourtant, l’établissement ne s’occupe pas d’argent.

Pour y ouvrir un compte, il suffit d’écrire le nom du dieu Râma 125 000 fois sur du papier et de le confier en dépôt à la banque dans l’espoir de voir une prière exaucée. La banque compte aussi des clients aux Etats-Unis, au Canada, aux Antilles.

“Une fois le message sacré déposé par le titulaire du compte, nous procédons à une série de rituels destinés à lui garantir chance et prospérité”, explique Sumit Mehrotra, petit-fils du fondateur de la banque Ram Ramapati.
Comme une banque qui accorde un crédit, l’établissement prête le nom divin jusqu’à ce que le postulant l’ait écrit le nombre de fois requis et retourné le document. Le prêt est alors considéré comme soldé. Et la banque lance ses rituels pour la prospérité du client. Tous les documents sont conservés dans des coffres. Les membres de la famille travaillent dans d’autres professions et contribuent financièrement au fonctionnement de l’institution. “De l’ouverture du compte à l’organisation des rituels, la banque ne réclame pas un sou aux clients”, ajoute-t-il. On leur offre même le papier et le crayon. Mais les conditions sont très strictes. “Le propriétaire du compte doit déposer le document sacré au plus tard huit mois et dix jours après avoir contracté le prêt, explique Sumit Mehrotra. Il faut procéder à des ablutions avant d’écrire. Les clients doivent se soumettre à un régime végétarien très strict et éviter l’ail et l’oignon pendant toute la période où ils se consacrent à l’écriture du nom de Râma.” La banque a été créée dans la ville de pèlerinage par Das Channu Lal. Son gourou lui avait conseillé de consacrer sa vie au culte de Râma. Les clients sont issus de milieux très différents : il y a des médecins, des ingénieurs, des femmes au foyer, explique Mehrotra qui fait également du coaching à Bénarès. Beaucoup assurent que leurs prières sont exaucées une fois l’ex-voto sacré déposé à la banque. “Ma sœur a eu un garçon”, affirme Arun Kumar, habitant de la localité de Sarnath. Vishnu Sharan, habitant d’une localité de Lankan est lui aussi convaincu : “Il y a quelques années, mon père allait très mal, j’ai consulté plusieurs médecins sans succès. Pour finir, j’ai ouvert un compte à la banque et quelques mois plus tard il allait mieux.”

La banque Ram Ramapati reste une affaire familiale. “Jusqu’à présent nous n’avons eu à embaucher personne. Notre famille s’occupe de tout”, indique Sumit Mehrotra.
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