Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

samedi 21 septembre 2013

Le Conseil d’Etat, défenseur de la laïcité et de l’égalité des sexes


Publié le 15 juillet 2008 par Marie-José Letailleur - Article du nº 050

Le 27 juin 2008, le conseil d’état a rendu un jugement historique. Son refus d’accorder la nationalité française à une femme marocaine s’appuie sur le fait qu’elle porte la burqa et que cela constituerait un « défaut d’assimilation ».

Le Conseil d’Etat justifie sa décision : cette femme « a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment le principe d’égalité des sexes ».

Ce jugement a été largement répandu dans la presse depuis le 11 juillet (article du MONDE).
Les laïques s’en réjouissent, il suffit de parcourir les divers articles du net consacrés à ce sujet.
Mais pourquoi tant de réactions ?
Revenons un peu en arrière.
Qu’est ce que la burqa et que représente-t-elle ?
La burqa est un voile qui cache entièrement la femme musulmane qui le porte. Ce morceau de tissu est un symbole religieux mais avant tout politique.



Pour les personnes qui le portent , le voile est un signe de ralliement .Il signifie : « je suis musulmane et je vous le fait savoir ».
La burqa est l’un des moyens de manifestation publique et de propagande d’un courant rigoriste de l’islam, plus exactement le salafisme.

Le salafisme est un courant de l’Islam fondé sur une interprétation stricte et littérale du Coran. Le couple qui avait fait appel auprès du Conseil d’Etat se revendique de cette mouvance.
« Ceux qui se définissent comme salafistes ne sont pas tous membres de groupes organisés. Influencés par les wahhabites saoudiens, ils se préoccupent d’abord de ce que l’islam autorise ou interdit. Les wahhabites interprètent le mot ijtihad (examen personnel des sources religieuses fondé sur le Coran et la Sunna) de manière restrictive. Conservateurs par leur comportement et leur pratique de l’ijtihad, les salafistes sont socialement actifs, avec pour objectif d’islamiser la société.

Les premiers membres des réseaux d’Al-Qaida venaient de la sphère d’influence salafiste, au Proche-Orient comme en Europe. A leur tête figuraient des hommes ayant combattu avec les moudjahidins afghans contre les Soviétiques : leur hostilité à l’Occident leur fait adopter une position sans complaisance dans les pays où ils vivent. »
Wendy Kristianasen , journaliste anglais.(Février 2008 le Monde Diplomatique)

Maintenant, nous allons regarder de plus près les termes employés par les sages du conseil d’Etat.
Elle « a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d’égalité des sexes ».

- Pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française: les Sages reconnaissent par là que nos valeurs laiques ne sont pas reconnues par cette personne.

Ce n’est pas l’appartenance à une religion qui est visée, mais le coté extrême de l’islam radical qui est mis en cause.
Jusqu’à présent, dans la communauté musulmane, seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement tenu des propos relevant de l’islam radical se sont vu refuser la nationalité française. Désormais on pourra dire que le port d’une tenue ostentatoire, imposée par une religion, est une contradiction flagrante avec le terme laïcité.

Le principe d’égalité des sexes : cette femme reconnait être entièrement soumise à son mari et aux hommes de sa famille, et vit totalement recluse à son domicile. Elle trouve cela normal et l’idée même de contester cette soumission ne l’effleure même pas. Ces déclarations sont « révélatrices de l’absence d’adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française ».

La décision du Conseil d’Etat serait en fait fondée sur une circulaire, datant du 24 février 2005, qui autorise une enquête pour « vérifier l’intégration » en se basant sur « le comportement, les propos, les loisirs ou les relations sociales » de la personne.

L’actualité récente nous rapporte une décision judiciaire où intervient à nouveau le problème de l’islam radical. Un mari de confession musulmane avait refusé qu’un homme intervienne durant l’accouchement de sa femme. L’enfant est né handicapé à 100 % à la suite de complications neurologiques lors de sa naissance. Cet homme a été condamné par la justice française. Des obstétriciens avaient révélé comment certains musulmans imposaient une véritable ségrégation sexuelle, parfois très violemment.

Les hôpitaux se dotent désormais d’une charte qui rappelle que l’on ne peut choisir son praticien en cas d’urgence.
Nous prenons peu à peu conscience qu’il faut à chaque fois réaffirmer les principes qui régissent notre société laïque. Chaque coup de boutoir porté par la Charia doit entrainer une réaction immédiate.
Nous ne devons pas reculer devant toute tentative d’islamisation sans craindre pour autant d’être traités d’islamophobes.

« Le terme d’ “islamophobie” fut inventé par des mollahs iraniens juste après la révolution islamique. L’islamophobie fut l’anathème jeté sur les quelques centaines de milliers d’opposants que le régime islamiste a exécutés. Tous ceux qui n’adhérèrent pas au régime islamiste furent considérés comme islamophobes, ennemis de l’islam, et furent mis à mort sans avoir droit au un procès. L’islamophobie résume l’idéal totalitaire d’un régime islamiste pour qui tout opposition est considérée comme une atteinte à l’islam et à ce titre justiciable de la peine de mort. Parler d’islamophobie, à propos de ceux qui critiquent les dogmes de l’islam, c’est évidemment entrer dans le jeu des islamistes. On peut s’étonner qu’un certain nombre d’intellectuels et de politiques, et à leur tête le MRAP, aient entériné sans sourciller, en France et en Europe, l’usage d’un terme qui a tout d’une machine de guerre idéologique. »Chadortt Djavann, extrait de “Que pense Allah de l’Europe ? “, Gallimard, 2004

Plus proche de nous encore, la vie d’un journaliste, qui dénonce les dérives de l’islam radical, est mise en jeu. Mohamed Sifaoui se terre chez lui, sous la menace permanente.

Robert Redeker, professeur de philosophie, est obligé de se cacher à cause d’un article sur l’islam.

Ayaan Hirsi Ali a reçu de nombreuses menaces de mort pour les critiques des relations homme/femme dans la religion musulmane qu’elle a formulées.

Canal Plus a reçu des menaces à cause de son film X qui est diffusé, via le satellite, dans les pays du Magrehb.

La liste est longue et loin d’être exhaustive.
Combien d’autres victimes faudra-t-il pour que les Pouvoirs Publics réagissent face à ces extrémistes qui prônent le communautarisme et en cela menacent la cohésion sociale des Pays Démocratiques ?

Faut-il se poser la question quant à l’interdiction ces courants radicaux intégristes qui salissent et dénaturent la religion musulmane ?
Le terme de démocratie ne doit pas être dévoyé.
Certains se servent du mot démocratie pour imposer leur vision du monde pas du tout démocratique.
La tolérance ne doit pas être à sens unique.

Nous avons mis des siècles à nous défaire de l’influence des religieux chrétiens, nous ne devons pas retomber entre les mains d’autres religieux d’où qu’ils viennent.
Marie-José LETAILLEUR
Présidente de l’Ufal de Champs-sur-Marne
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