Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

lundi 12 septembre 2011

LE POLE NORD MAGNETIQUE GLISSE VERS LA SIBERIE

Le pôle Nord magnétique glisse vers la Sibérie
Guillaume St-Onge, professeur et chercheur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski

(Rimouski) Le pôle Nord magnétique, resté dans l'Archipel arctique canadien au cours des 400 dernières années, se déplace rapidement en territoire russe vers la Sibérie.
Cette migration du pôle Nord magnétique - qui est à la verticale du pôle Nord géographique, qui, lui, ne bouge pas - est passée de 9 à 41 kilomètres par année dans les années 70 à plus de 30 à 60 kilomètres par année.
C'est l'un des constats de Guillaume St-Onge, professeur et chercheur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) dans un article sur les variations du champ magnétique terrestre dans l'Arctique canadien au cours des derniers millénaires publié dans la revue internationale Oceanography en collaboration avec un chercheur de l'Université d'État de l'Oregon, Joseph Stoner.
L'intensité du champ magnétique terrestre a aussi considérablement diminué au cours du dernier siècle.
Il n'y a pas d'apocalypse en vue. La dernière inversion totale de polarité du pôle Nord magnétique a eu lieu il y a... 780 000 ans! «Le pôle magnétique s'est alors totalement inversé. Il y a des conséquences», explique M. St-Onge, en ajoutant que «certains animaux, comme, par exemple, les monarques, utilisent le champ magnétique terrestre pour s'orienter.
Au niveau des télécommunications, quand il y a une inversion totale, l'intensité magnétique diminue beaucoup, devient plus faible, alors plus de particules cosmiques entrent sur la terre. Mais en cas d'inversion totale, il n'y a rien de clair sur les problèmes qui seraient provoqués.»
Le champ magnétique terrestre est produit par les mouvements de convection du noyau externe de la Terre constitué de fer à l'état liquide. «L'apocalypse» n'est pas pour demain.
«À partir de sédiments marins, des carottes sédimentaires, nous avons été capables de reconstituer la position du pôle magnétique dans le temps. Nous sommes remontés aux derniers 2000 ans pour constater qu'il y a eu des migrations similaires sans que le champ magnétique s'inverse. Ce n'est pas un signe indéniable d'une future inversion du champ magnétique. En fait, c'est une bonne nouvelle.»
Cette recherche sur les mouvements du pôle Nord magnétique se poursuit.
«On veut remonter plus loin dans le temps, au cours des 10 000 dernières années à partir de nos carottes sédimentaires», explique Guillaume St-Onge. L'article des chercheurs St-Onge et Stoner est publié dans le numéro de septembre d'Oceanography, numéro spécial illustrant des travaux de recherche en océanographie réalisée dans l'Arctique à l'occasion de l'Année polaire internationale.

Un article de Carl Thériault, collaboration spéciale, publié par cyberpresse.ca
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