Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

vendredi 9 décembre 2011

Les lumières des villes pour traquer la rougeole

C’est bizarre, mais je trouve cette annonce un peu tirée par les cheveux.

En tout cas c’est un bon moyen pour faire vacciner des milliers de personnes.
Lolo

Le flux de population mesuré par le halo des lumières urbaines vu de l'espace peut permettre de prédire la propagation de la rougeole au Niger, révèle une nouvelle étude par imagerie satellite.
 Rendu en trois dimensions de la quantité de luminosité pour les zones urbaines au Niger au cours d'une année moyenne, la hauteur de chaque pic représentant la luminosité totale. Science/AAAS
Est-il possible de suivre la propagation d’une épidémie depuis l’espace ? Il semble que oui d’après la publication d’une équipe de l’université de Princeton dans la revue Science. Les chercheurs y présentent un nouvel outil permettant de localiser les foyers infectieux de la rougeole au Niger en se servant d’images satellites révélant les points lumineux (éclairage et feux) la nuit.

Au Niger, Les épidémies de rougeole fluctuent largement d'une saison à l'autre mais des études antérieures avaient montré que les infections tendent à chuter au début de la saison des pluies et à culminer lors de la saison sèche. Les chercheurs suspectaient que des changements dans la densité des populations des villes au cours de ces différentes saisons pouvaient jouer un rôle, celle-ci augmentant lors de la saison sèche et diminuant au début des pluies lorsque les gens retournent à la campagne pour cultiver.

Pour mieux appréhender ces mouvements de population et ainsi de comprendre la dynamique du virus de la rougeole, ils ont concentré leur attention sur cinq villes, quatre du Niger et une du Nigeria. Pour chacune, ils ont obtenu les images prises entre 2000 et 2004 par un satellite de défense américain la nuit et comparé les cas de rougeoles répertoriés par le ministère de la Santé du Niger ces mêmes années. Ils ont constaté une corrélation entre le nombre de cas et l’importance de l’éclairage des villes.

«Une fois que vous établissez les schémas d'épidémies, vous pouvez ajuster votre stratégie d'intervention», a déclaré Nita Bharti, principal auteur de l’étude. « Nous nous sommes tourné vers cette technique car il n’y a vraiment aucun autre moyen de suivre l’évolution des populations dans un endroit comme le Niger. C'est vrai pour une grande partie de l’Afrique de l’Ouest et dans beaucoup d'autres endroits dans le monde ».

Pour les chercheurs, les vagues d’épidémie de rougeole sont probablement le résultat de déplacements de population, plutôt que des facteurs environnementaux comme les précipitations. Cette découverte pourrait aider les autorités sanitaires dans leurs projets de vaccination, la rougeole étant une cause majeure de mortalité infantile en Afrique de l'Ouest.

L’équipe de Princeton continue de travailler dans cette voie en testant d’autres maladies comme le paludisme et la méningite. Ils tentent aussi d’utiliser ces données satellitaires en dehors de l’épidémiologie, dans le suivi des migrations de masse ou des déplacements de population en cas de guerre ou de catastrophe naturelle
SOURCE
J.I.
Sciences et Avenir.fr
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