Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

mardi 1 octobre 2013

Les conséquences du « shutdown » en Normandie ou dans l’espace


Faute d'un accord au Congrès lundi soir sur le vote du budget, le gouvernement américain est donc en shutdown depuis ce mardi 1er octobre. Concrètement, le shutdown implique l'arrêt de nombreux services de l'Etat jugés "non essentiels", avec le congé sans solde de quelque 800 000 fonctionnaires fédéraux. Justice, défense, impôts, immigration, marchés financiers : lire ici plus d'explications sur les implications dans les différents domaines de ce processus de gel. Certaines facettes du shutdown sont plus visibles ou plus inattendues.
Parcs, musées et monuments fermés 


Un des aspects de ce shutdown aura un impact sur les touristes, avec la fermeture de plus de 400 parcs nationaux ou sites à travers les Etats-Unis. "Pas la peine d'espérer visiter la statue de la Liberté à New York. Oubliez Independence Hall à Philadelphie. Et cette randonnée d'aventuriers dans le parc de Yellowstone ? Elle n'aura pas lieu", annonce CNN. Idem pour l'ancienne prison d'Alcatraz à San Francisco, le zoo national de Washington ou les 19 musées nationaux, qui seront tout aussi inaccessibles.
Pas de visites dans les cimetières américains de l'étranger

Mais les fermetures touchent certains monuments ou sites américains de l'étranger. Ainsi, Slate.fr s'est penché sur
le cas des cimetières militaires :

"Dans son plan d'action en cas de shutdown, publié le 24 septembre 2013, l'American Battle Monuments Commission [l'agence américaine chargée de l'entretien des monuments et cimetières américains situés hors du territoire des Etats-Unis] explique que 'tous [leurs] sites dans le reste du monde doivent être fermés au public'"

Cela concerne la dizaine de cimetières américains en France. Celui de Normandie pose de ce fait un souci, "puisque les visiteurs ont accès au cimetière via une entrée non clôturée, depuis la plage". Les employés doivent donc demander aux visiteurs de quitter les lieux, tout en prenant soin d'"éviter la confrontation".
Internet et les réseaux sociaux silencieux

Par ailleurs, la plupart des comptes Twitter des administrations vont être gelés. Vous vous heurterez par exemple à
cela si vous souhaitez consulter le site du ministère de l'agriculture américain.
La NASA et Curiosity en stand-by

Comme s'en amuse presque The Atlantic, ce 1er octobre est aussi le 55e anniversaire de la création de l'agence spatiale américaine. "Pour fêter cela, les employés de la NASA vont en fait pouvoir faire ce qu'ils veulent, puisqu'ils ne travaillent pas."

Ce chômage technique ne concerne pour le moment que la moitié des employés de l'agence (soit près de 18 000 personnes). Le robot Curiosity, sur la planète Mars, fait partie des démobilisés : il sera "en mode de protection" jusqu'à nouvel ordre et ne collectera aucune information.
Opportunités sexuelles à Washington...

Le
Washington Post explique que trois quarts des employés de la Maison Blanche devraient se retrouver au chômage technique. Le staff de Barack Obama, en particulier, sera réduit à 129 personnes.

Slate
rappelle à cette occasion que, sans le shutdown de 1995, il n'y aurait probablement pas eu d'affaire Lewinsky. En effet, le staff du président était alors passé de 430 à environ 90 employés. "Qui restait-il alors ? Ceux qui avaient un poste à haute responsabilité, et les stagiaires." Seth Masket, qui travaillait pour la Maison Blanche à l'époque, se souvient dans Pacific Standard : "Soudainement, les stagiaires (...) ont été placés dans des positions d’autorité considérable et ont eu accès à des lieux (l’aile ouest de la Maison Blanche) et à des personnes (le président) auxquels ils n’avaient pas accès auparavant." Ainsi, deux jours après le début du shutdown, le 15 novembre 1995, Monica Lewinsky a eu l’occasion de rencontrer Bill Clinton. On connaît la suite.

D'ailleurs, un avocat du gouvernement entend bien profiter de ses vacances forcées pour faire des rencontres (lire sa petite annonce
ici).

source

 

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