Un calamar géant de 50 mètres de long, rendu monstrueux par les radiations de Fukushima, s’est échoué sur une plage de Californie. A Pékin, un écran géant diffuse en permanence des images du Soleil que les habitants ne voient plus jamais à cause de la pollution.
Au cours de ces dernières semaines, ces deux « nouvelles » ont été massivement « likées » sur Facebook, partagées, commentées, transmises par mail, postées sur des forums, retweetées. Pourtant, il s’agissait dans un cas comme dans l’autre d’un « hoax ». Selon le site spécialisé (et francophone malgré son nom) Hoaxkiller, ce terme anglais désigne une « information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes ».
Mais avouons qu’il est facile de se laisser prendre aux pièges des hoax, d’autant plus que certaines infos authentiques sont tellement énormes qu’elles ressemblent à des canulars, comme celle selon laquelle 150 000 mètres cubes de neige artificielle ont été stockés à Sotchi pour le cas où la neige naturelle manque à l’appel au cours des J.O. d’hiver.
Pour les journalistes, et tout particulièrement ceux qui sont spécialisés en environnement, cette inflation
Mais plus largement, que l’on soit journaliste et/ou citoyen, la multiplication des hoax devrait nous pousser à prendre le temps de réfléchir, à se retenir de cliquer trop vite sur ces icônes magiques nous permettant de partager d’un clic notre indignation à toutes nos connaissances, et, par effet de propagation en chaîne, au monde entier. En d’autres termes, nous devrions accepter de courir le risque de ne pas être le premier à relayer une « information » qui n’en est peut-être pas une, et réapprendre les vertus de la lenteur…
Bon, ça nous est arrivé aussi d’être moins vigilants, alors on redouble d’attention …
vu ici
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