Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

mardi 13 septembre 2011

Le 11 septembre : Un crime contre l'humanité

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 Çà s’est passé le 11 septembre, là-bas en Amérique.

Une action terroriste de grande ampleur, mise au point à l’étranger, s’en est prise à une démocratie, à son gouvernement, au peuple qui l’a librement élu. Des avions ont lâché des bombes sur la ville et sur les immeubles, symboles de son pouvoir.
L’opération a coûté la vie à plus de 3.000 citoyens et 35.000 ont été torturés.
Et combien d’autres victimes… ?
Mais ce 11 septembre-là, personne ne le célèbre dans les médias.
C’était en 1973, à Santiago, au Chili
La puissance étrangère incriminée, dans la préparation et le soutien de cet acte
terroriste, c’est les Etats-Unis. Et dans le rôle de meneur de jeu, son Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger et ses services, la CIA en premier lieu.
Le Monde n’a pas titré, pour l’occasion : « Nous sommes tous Chiliens ! ».
Et dix ans, vingt ans, trente ans plus tard, France Inter n’a pas déplacé ses studios sur place pour célébrer l’évènement, et mobilisé l’antenne tout le jour durant.
Cependant, le Président du Chili, Salvador Allende est mort, ce jour-là, les armes à la main, alors que les chars de Pinochet sillonnaient les villes et cernaient les bidonvilles, alors que s’emplissaient les stades d’hommes, de femmes et d’enfants, d’ouvriers, d’étudiants coupables d’avoir soutenu leur président,
Le Chili s’installait dans la nuit glacée de la dictature pour 17 ans.
La vie de dizaines de milliers de civils était menacée, sans que ceux-ci réclament, pour les secourir, l’intervention armée de l’étranger.
Le peuple chilien ne le demandait pas, comptant sur ses seules forces pour organiser la résistance.
A Paris, la tête de Pinochet n’était pas mise à prix. Et notre gouvernement ne comptait pas les jours du dictateur, avec lequel de juteuses affaires étaient réalisées. L’Elysée ne clouait pas au pilori la Maison Blanche, pour son coup d’Etat et le meurtre de Salvador Allende.
Nous demeurions « les plus fidèles alliés » des USA ».
Comme aujourd’hui.
Et en 2011, en France, la classe politique, des allées du pouvoir jusqu’à l’opposition, ne se contente pas de « célébrer » le 11 septembre 2001, les deux tours jumelles ensevelies de Manhattan sous un manteau épais de mensonges.
Ensemble, Washington et Paris soutiennent militairement des « rebelles » contre le gouvernement légal de Tripoli.
Ensemble, les deux capitales écrasent de leurs missiles les villes de Libye.
Imaginons, un instant, Nicolas Sarkozy en 1973. Aurait-il bombardé Santiago et le Chili pour aider les « rebelles » de Pinochet ?
 
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1857
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