Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)
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jeudi 24 octobre 2013

Europe sur écoute : je sais que tu sais que je sais



L’information sur l’ampleur prodigieuse de la surveillance et des écoutes pratiquées par les services de renseignement américains contre les gouvernements d’Europe Occidentale apparaît au grand jour alors que les relations américano-européennes tournent au vinaigre.

Le Monde rapporte qu’environ 70 millions de lettres et messages français sont interceptés par les Américains le jour même de la visite en France du chef de la diplomatie américaine John Kerry. Un jour plus tard, lorsque deux fonctionnaires du Département d’État et du Conseil de sécurité nationale sont arrivés en Allemagne, le gouvernement allemand a fait savoir avec regret qu’il était en possession de l’information sur la mise à l’écoute par les Américaine du portable de la chancelière Angela Merkel.
Et puisque le sommet des 28 membres de l’UE se réunit ces jours-ci à Bruxelles, les Européens ont la possibilité inédite de dire de la fameuse « commune voix » leur indignation aux Américains. De cette même « commune voix » dont ils menacent depuis longtemps de parler à la Russie.
Savez-vous ce que dira la « commune voix »? Mais strictement rien! Les toutes premières réactions des leaders européens montrent que rien ne sera fait pour sanctionner « le grand frère » d’outre-océan et ceci au moment où d’autres révélations de Snowden et notamment sur l’Allemagne et l’Italie attendent leur tour d’être mises sous presse. D’ailleurs, le député du parlement italien Claudio Fava a dit dans l’interview à La Voix de la Russie qu’il n’attendait des Italiens que des protestations rituelles :
« Le gouvernement français était tout simplement obligé d’intervenir au moment où Snowden a remis au Monde les documents sur le programme d’écoute des Français par la NSA. C’est uniquement pour cette raison que Paris s’est permis de hausser le ton. J’ai par ailleurs l’impression que les services spéciaux français étaient eux aussi parfaitement au courant de l’écoute de leurs concitoyens. »
Bref, la situation qui s’est créée répond le mieux au titre de la comédie italienne Je sais que tu sais que je sais. On imagine facilement le scandale qui éclaterait au sommet de l’UE si la Russie ou, disons, l’Iran étaient impliqués dans l’écoute des Européens. Or, rien de tel ne se prépare contre « le grand frère » américain. Pourquoi? Mais parce c’est un riche client et tant pis s’il manifeste parfois des symptômes de sclérose ou de démence sénile.
Aussi, Washington ne s’est-il pas refusé à croire jusqu’aux derniers mois à la présence en masse des djihadistes en Syrie en présentant l’opposition syrienne comme un club des démocrates libéraux alors même que depuis quelques années, cette présence n’était guère un secret pour les journaux européens.
Dans cette situation, les États-Unis ont l’air d’un mauvais élève incapable de lire un seul livre tandis qu’il peut accéder à des millions de bouquins via Internet. Le cancre est cependant sauvé par sa grosse fortune et le caractère accommodant de ses « professeurs » européens. En effet, les Européens ne se sont dressés contre pas une seule grande initiative américaine depuis 2003. Il s’ensuit que les destinées de la planète sont toujours entre les mains des cancres.
Dmitri Babitch source            

mardi 15 octobre 2013

La NSA collecte 500.000 listes de contacts par jour

  
Le Washington Post vient de révéler une nouvelle pratique de l'Agence Nationale américaine de Sécurité (NSA) : elle aurait collecté des centaines de milliers de carnets d’adresses de messagerie des internautes. Selon le journal, l’organisation collecte les listes de contacts emails pour les assembler en former des cartes numériques décrivant les relations entre des millions de personnes, avec le but avoué de rechercher des réseaux terroristes.

Le journal tiendrait cette information de documents fournis par le dénonciateur Edward Snowden.

D’après le Washington Post: « Rien qu’en une seule journée l’année dernière, la section Special Source Operations de la NSA a recueilli 444 743 listes d'adresses de Yahoo, 105 068 de Hotmail, 82 857 de Facebook, 33,697 de Gmail et 22.881 d'autres fournisseurs non précisés, d’après une présentation Power Point interne à la NSA. Ces chiffres, décrits dans le document comme étant le résultat d’une journée type de collecte, correspondent à un rythme de captation de plus de 250 millions par an ».

Comme la NSA n’a pas le droit de se livrer à ces pratiques sur le sol américain, elle contourne cette interdiction en collectant ces informations à partir de sites localisés tout autour du monde. « Du fait de la méthode employée, l’agence n’est pas tenue ou techniquement capable de restreindre sa collecte aux listes de contacts appartenant à des cibles étrangères du renseignement », affirme le rapport, qui cite un officiel des services secrets.
 
Source  
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lundi 14 octobre 2013

L’auteur du Patriot Act veut démanteler le système de collecte des écoutes téléphoniques et des données Internet de la NSA


J’ai l’impression que c’est un coup d’épée donner dans l’eau.
Lolo

Edward Snowden

L’auteur du Patriot Act veut démanteler le système de collecte des écoutes téléphoniques et des données Internet de la NSA

Par Josh Peterson pour
The Daily Caller, le 10 octobre 2013

Traduction Daniel pour ReOpenNews

L’auteur du Patriot Act a dévoilé en public, mercredi à Washington, ses projets pour faire cesser la collecte massive d’écoutes téléphoniques et des données internet des Américains par la NSA.

Après des mois de montée en puissance, le « shutdown » US semble avoir
bloqué les efforts déployés en vue d’une réforme de la surveillance aussi bien de la part du législatif que de l’exécutif.

Mercredi dernier, cependant, le représentant républicain du Wisconsin, Jim Sensenbrenner a déclaré devant un auditoire de l’Institut Cato, un think tank « libertarien » de Washington, qu’il avait l’intention d’introduire une nouvelle législation pour « mettre fin à la collecte massive des enregistrement des communications américaines en adoptant une norme commune pour la collecte de renseignements en vertu de l’article 215 du Patriot Act « .

Sensenbrenner est l’auteur du Patriot Act.

Le projet de loi, appelé « Unir et Renforcer l’Amérique en Respectant les Droits et en Mettant Fin aux Ecoutes et la Surveillance en Ligne » (acronyme anglais : USAFREEDOM), devrait également rendre plus stricte la section 702 de la Loi sur la surveillance et les renseignements étrangers (FISA).
L’article 215 du Patriot Act, qui concerne les dispositions sur « l’espionnage industriel », et la section 702 de la FISA, sont utilisés par le pouvoir exécutif comme justification légale pour la collecte par la NSA des enregistrements téléphoniques et des données Internet des Américains.

Ses remarques, faites devant une salle pleine de journalistes et d’experts politiques et juridiques, ont fait partie de l’allocution de clôture de la journée.

« L’Administration a prouvé, selon moi au delà de tout doute raisonnable, que toute norme peut être contournée, il est également essentiel que nous augmentions la transparence », a déclaré Sensenbrenner.

« Nous n’avons pas besoin d’un Edward Snowden pour savoir ce qu’il se passe » a-t-il dit. « Nous avons besoin de plus de transparence et il y a une façon de l’obtenir. »

Le sénateur démocrate de l’Oregon, Ron Wyden et le représentant républicain du Michigan Justin Amash ont fait part de leurs remarques lors d’une autre conférence qui s’est tenue plus tôt dans la journée.

Amash avait suscité une polémique en Juillet quand
son amendement au projet de budget de la défense, qui aurait bloqué les financements des programmes de surveillance massifs de la NSA, n’a été repoussé que de justesse, surprenant tout aussi bien les défenseurs des libertés civiles que les faucons de la Défense.

Sensenbrenner a également soutenu l’amendement Amash.

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samedi 12 octobre 2013

Le Canada espionne... comme tout le monde.


Brésil | Canada |


ANALYSE - Le Canada s'est fait prendre à espionner le Brésil. Le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC), une agence fédérale méconnue du public, a surveillé les télécommunications du ministère brésilien des Mines et de l'Énergie. Si cette histoire suscite des critiques à Ottawa et à Brasilia, elle ne surprend guère les spécialistes du renseignement. Car le Canada fait ce que font beaucoup d'autres pays: de l'espionnage industriel.

Depuis la fin de la Guerre froide, les systèmes de surveillance des principales puissances servent de plus en plus à récolter des renseignements économiques. Des informations sensibles - parfois des secrets - qui permettent aux entreprises de ces pays de développer de nouvelles technologies ou de damer le pion à des concurrents étrangers pour décrocher de gros contrats. Les États-Unis sont très actifs, et leurs moyens sont gigantesques.

Les révélations d'Edward Snowden sur le dispositif de surveillance Prism en témoignent avec éloquence. Un programme qui permet à la National Security Agency d'intercepter les communications des internautes, avec l'aide des Facebook et autres Google de ce monde. Même s'il a été créé après les attentats du 11 septembre 2001 pour des raisons de sécurité, Prism pourrait aussi servir à faire de l'espionnage industriel, croient certains analystes.

La Chine et la Russie sont également des puissances très actives au niveau de l'espionnage économique, sans parler d'Israël et de la France. En s'appuyant sur des télégrammes diplomatiques américains obtenus par Wikileaks, le journal norvégien Aftenposten affirmait en 2011 que la France était le pays qui espionnait le plus ses alliés européens.

Bien qu'il ne soit pas reconnu comme un acteur de premier plan en matière d'espionnage, le Canada n'est pas non plus un nouveau joueur. Le pays fait partie depuis des décennies du réseau Five Eyes ou réseau Echelon. Outre le Canada, ce réseau comprend quatre autres pays anglo-saxons: les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

À l'origine, leur mission était de surveiller les communications de l'URSS et de ses alliés communistes. Le réseau est toujours géré aujourd'hui par cinq agences de renseignement des pays membres. Aux États-Unis, c'est la NSA. Au Canada, c'est le CSTC, dont le mandat est de recueillir des renseignements à l'étranger et de protéger les communications du gouvernement canadien contre des attaques étrangères.

Même si le premier ministre Stephen Harper s'est dit «très inquiet» de la situation au Brésil, est-il vraiment possible de croire que son gouvernement n'ait pas été au courant des activités du CSTC dans ce pays ou du moins à l'étranger? Plusieurs analystes en doutent. Comme d'autres pays, le Canada a d'importants intérêts économiques, dans un marché mondial de plus en plus concurrentiel, où les entreprises doivent se battre pour décrocher des contrats.

Dans ce contexte, l'information devient le nerf de la «guerre économique». Et, pour un pays, la tentation est forte de la récolter par des moyens peu orthodoxes quand il dispose de la technologie pour le faire, soulignait il y a quelques années Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité du président américain Jimmy carter: « Quand vous avez la possibilité d'avoir des informations, il est très dur d'imposer des barrières arbitraires à leur acquisition... »

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