Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)
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mercredi 9 mars 2016

La vie d'une femme est un parcours d'obstacle. Une démonstration sans appel.

http://positivr.fr/journee-de-la-femme-fidh-course-obstacles-video/  
Cette courte vidéo de la Ligue des droits de l'homme est limpide, efficace et édifiante. Et son message est très clair.

Aujourd’hui encore, la vie d’une femme est encombrée de mille obstacles qu’aucun homme ne rencontrera jamais. A vrai dire, il y en a tellement que tous les lister relèverait de l’exploit. Cependant, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) vient de réaliser une superbe vidéo sur le sujet : elle est très courte… mais étonnamment complète, limpide et instructive. A voir absolument.

Imaginons que la vie d’une femme était une course de fond. Sur 100 femmes au départ, combien franchiraient la ligne d’arrivée, et dans quel état ? Voilà, grosso modo, la question posée par la vidéo. Et la réponse, alimentée par des statistiques animées mais bien réelles… est édifiante.

A vos marques, prêt, partez…
Dans le genre spot intelligent, en voici un qui brille par la clarté de son message ! Une vidéo de vidéo susceptible (peut-être) de convaincre ceux (et celles) qui nient toujours les inégalités… En cette Journée des droits des femmes, ça peut être utile.

Opprimées, les femmes musulmanes ?

Avant de conclure que l’islam transforme systématiquement les femmes en citoyennes de second ordre, lisez ceci.
  Noémi Mercier


Photo : Alamy

L’image de la musulmane prisonnière du carcan de sa religion, asservie par son père, ses frères, son imam, son mari, est tenace. Les récents débats sur le port du niqab lors de l’assermentation des nouvelles citoyennes, ou bien sur la présence en sol canadien d’imams fondamentalistes au discours misogyne, ont encore renforcé cette conviction dans l’esprit de bien des gens : l’islam serait incompatible avec l’émancipation des femmes.

Le sociologue Jeffrey Reitz, professeur de l’Université de Toronto qui étudie depuis 40 ans l’intégration des immigrants, a entrepris de mettre cette impression à l’épreuve. Les musulmanes du Canada sont-elles aussi opprimées que certains le prétendent ? Ses travaux, publiés l’année dernière dans la revue universitaire Ethnic and Racial Studies, font voler en éclats quelques idées préconçues.

Le chercheur a braqué sa loupe sur la participation des femmes au marché du travail : il a voulu savoir si, au sein des différents groupes religieux du pays, les femmes ont un peu, moyennement ou beaucoup moins tendance que les hommes à gagner leur pain en dehors du foyer. Un moyen puissant, souligne-t-il, de détecter lesquels ont les valeurs les plus conservatrices en ce qui concerne le rôle de la femme dans la famille et la société.

Remarquez, aucune communauté n’a encore atteint la parité sur ce plan, les Canadiens « de souche » non plus. Chez les Blancs nés au pays qui ne s’identifient à aucune religion, 79 % des femmes sont actives sur le marché du travail — c’est-à-dire qu’elles travaillent ou sont à la recherche d’un emploi — contre 88 % des hommes, ce qui donne un rapport femmes-hommes de 0,89 (un rapport de 1 correspondrait à l’égalité parfaite). Chez les Blancs natifs du Canada qui se disent catholiques, protestants ou d’une autre confession chrétienne, le rapport est d’environ 0,85.

mardi 8 mars 2016

Journée de la femme : le ridicule au service du sexisme

http://www.bvoltaire.fr/philippejoutier/journee-de-la-f

Journée de la femme : le ridicule au service du sexisme 

Leur apporter des fleurs ? Le petit déjeuner ? Cesser pendant 24 heures de tenir des propos salaces ?
Philippe Joutier
441 journées mondiales, auxquelles s’en ajoutent 46, nationales. Avec ses malheureux 365 jours, le cosmos n’en peut plus, des revendications humaines. Chaque jour de l’année devient une journée « de ».

Si une journée dévolue à une maladie – dépistage des cancers (30 mai) -, à une action – le Téléthon (1er week-end de décembre) – ou à une commémoration peut avoir du sens, que faut-il penser de celle qui sert à promouvoir la chips (22 janvier), le Nutella (5 février), l’absence de pantalon (13 janvier), la douane (26 janvier) ou les guides touristiques (21 février) ?

Aujourd’hui, ce sera donc celle des femmes. Coincée entre celle de la prière (6 mars) et celle de la plomberie (11 mars), nul doute que cette journée fera avancer leur cause ! Mais d’abord, de quelles femmes parlons-nous ? Sans doute pas les Africaines, traitées à part (31 juillet). Pas davantage les femmes rurales (15 octobre) ou les filles (11 octobre)… Heureusement, la journée mondiale de la ménopause (18 octobre) reste encore pour le moment hors catégorie !

Mais ne chipotons pas, et voyons plutôt l’action : leur apporter des fleurs ? Le petit déjeuner ? Cesser pendant 24 heures de tenir des propos salaces ? Ça doit être encore possible, car le refus de la violence à l’égard des femmes a déjà sa journée (25 novembre), comme l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit (19 juin). Suffisait de le dire aux militaires serbes pendant la guerre de 1992-1995 en Bosnie-Herzégovine ! Cela les aurait sûrement dissuadés de mettre à la disposition de qui en voulait les femmes et les gamines d’à peine 12 ans enfermées à Foča.

Cette journée « de » est la marque de notre impuissance à simplement banaliser l’égalité des sexes. Les femmes demeurent coincées entre condescendance et théorie du genre, autre extrémité du sottisier qui, en prétendant nier toute différence, renforce encore le sexisme !

lundi 21 octobre 2013

Une mère musulmane parle du voile à son fils [video]

 

Un extrait de La Source des femmes, un film belgo-italo-maroco-français réalisé par Radu Mihaileanu, avec Biyouna :


vendredi 18 octobre 2013

Mêlez-vous de vos affaires, les belles-mères


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Lise Payette | Québec
Comme les trois Rois mages, ils nous ont montré l’Étoile qui devrait guider nos pas. Ils nous ont recommandé de suivre l’Étoile pour atteindre la solution au fameux voile qu’une religion, venue d’ailleurs, a introduit dans le vêtement féminin québécois sans demander notre permission avant. Les « belles-mères » l’ont fait pour notre plus grand bonheur parce que c’est bien connu de ces messieurs que les femmes n’ont jamais été capables de réfléchir par elles-mêmes et surtout qu’elles ne peuvent jamais se mettre d’accord sur un sujet. Comme si eux le pouvaient.

L’homme est si grand que la femme a toujours été écrasée dans le monde des hommes d’hier et d’aujourd’hui. On l’a crue sans âme, puis sans cerveau, sans rien qui ferait d’elle une égale. Misère. Nos victoires vers l’égalité sont fragiles. Nous le savons toutes.

Que disent-ils, les « belles-mères » ? Ils disent « du haut de la chaire » que nous, les femmes d’aujourd’hui, devrions nous calmer devant ce que le voile ou les signes ostentatoires religieux peuvent représenter comme danger pour notre avancement dans cette société où depuis des siècles on nous a appris à plier l’échine, à présenter l’autre joue pour être frappées une deuxième fois et à obéir à Dieu les yeux fermés. Avec un petit peu d’effort, on pourrait s’y mettre et finir par porter le voile nous aussi parce que c’est si joli et surtout… si féminin.

On ne peut quand même pas tous perdre la mémoire en même temps. Il faut se souvenir des « folles finies féministes » qui se sont battues pour le droit de vote des femmes. Nous savons que le voile dans la religion musulmane signe l’asservissement des femmes aux hommes comme le faisaient les chapeaux que les femmes devaient porter pour aller à l’église chez nous, par soumission. Il faut se rappeler qu’on a forcé la première femme élue à l’Assemblée nationale du Québec à porter un chapeau pour siéger parmi ses collègues au début. Il a fallu attendre mon départ de la politique en 1981 pour qu’un nouveau groupe de femmes arrache la permission de porter le pantalon durant leurs heures de travail. De petites victoires gagnées une par une dans le mépris total de l’égalité entre les femmes et les hommes. Les enseignements du dieu des hommes sont toujours faits pour nous tenir en laisse, nous les femmes. Toutes les religions se bâtissent sur le dos des femmes. Il aura fallu faire éclater toute la bulle de la religion ici pour finalement découvrir ce que cachaient les cierges et l’eau bénite, l’encens et les confessionnaux. On a mis fin à ces erreurs et ces mensonges. Les églises se sont vidées. Nous avons appris à respirer enfin.

La religion, chassée par la porte d’en avant, revient par la porte d’en arrière. Personne ne peut nier le phénomène de la montée des religions à travers le monde. Certains parlent même de la mondialisation des religions. Et nous, nous avons encore en mémoire les immenses trous d’ignorance que la religion catholique nous a imposés pendant si longtemps.

Le dieu de nos voisins américains prend aussi de plus en plus de place. La noirceur s’épaissit au fur et à mesure des « God Bless America ». Partout on essaie de remplir la tête des enfants de religion comme si c’était ça l’école. Ces dieux qui se prétendent tous uniques encouragent les guerres, les assassinats, l’intolérance et la vengeance. Monter les hommes les uns contre les autres semble être leur principale préoccupation. La collaboration des religions et des États est l’étau fatal qui étouffe d’abord les femmes et qui fait miroiter plus de pouvoir pour les hommes. Qu’on fonce dans le World Trade Center ou qu’on lance ses guerriers en Irak sous prétexte de sauver des femmes, que ce soit au nom d’une religion ou d’une autre, le cri de ralliement est toujours le même : mon dieu est plus fort que le tien.

La question est posée : avez-vous l’impression que ceux qui se déplacent d’un pays à l’autre apportent leurs autels dans leurs bagages ? J’ai trouvé la réponse dans un livre d’Élie Barnavi, professeur d’histoire de l’Occident à l’Université de Tel-Aviv, un petit livre dans lequel il explique clairement que les religions représentent d’abord et avant tout des structures de pouvoir, et que les immigrants veulent bénéficier des richesses de l’Occident mais combattent nos valeurs qu’ils trouvent inacceptables. De là, je crois, le débat dans lequel nous pataugeons. Ici, nous savons ce que ça donne quand la religion et l’État couchent dans le même lit. Un jour, nous avons forcé les nôtres à faire chambre à part. Nous ne voulons pas avoir à faire la même chose une deuxième fois avec une religion venue d’ailleurs.

Si bien que je fais partie depuis longtemps de celles qui pensent qu’il faut agir avec courage et détermination tout de suite. On a trop tardé déjà. En langage d’homme : arrêter de niaiser avec la rondelle. La mettre dans le filet rapidement car, autrement, quelqu’un d’autre va compter dans nos buts. Couvrir tout le territoire. Ne pas se laisser détourner de l’objectif. Compris, les belles-mères ?

source

vendredi 11 octobre 2013

Le cerveau n’a pas de sexe

  
Cet article fait partie du dossier
Sciences, les femmes dans l’équation

Lire une carte routière, garer une automobile, faire de la géométrie : les filles sont aussi « douées » pour ça que les garçons! Car ce n’est pas le sexe qui compte, mais la manière dont on utilise notre cerveau… Entrevue avec la neurobiologiste Catherine Vidal, directrice de recherche à l’Institut Pasteur, à Paris, et auteure de livres sur le sujet.

Gazette des femmes : D’où vient cette idée selon laquelle les filles seraient biologiquement moins douées pour les matières scientifiques que les garçons?
Catherine Vidal : C’est un préjugé qui a des fondements historiques. Au 19e siècle, le médecin français Paul Broca prétendait même que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes parce qu’elles avaient un cerveau plus petit (150 g de moins en moyenne). Mais en étudiant le cerveau de grands génies décédés, on s’est rendu compte qu’il n’y a aucun rapport entre la grosseur du cerveau et l’intelligence. Le cerveau d’Einstein, par exemple, pesait 1,25 kg, donc à peu près le même poids que celui d’une femme. Sur le plan anatomique, lorsqu’on regarde un cerveau, on ne peut pas deviner s’il s’agit de celui d’un homme ou d’une femme. Le problème est que les stéréotypes sont encore véhiculés par certains pseudo-psychologues, auteurs de livres à succès, qui laissent croire qu’il est naturel que les femmes soient incapables de bien garer leur auto ou de lire une carte routière.

On entend également dire que les hormones expliqueraient le fonctionnement cérébral…
Certains scientifiques ont expliqué les différences de performance cognitive entre les sexes par les hormones sexuelles qui imprègnent le cerveau de l’embryon pendant la grossesse. Les hormones mâles favoriseraient le développement de l’hémisphère droit, soi-disant associé à l’orientation spatiale et à la géométrie. À l’inverse, chez les femmes, c’est l’hémisphère gauche, impliqué dans le langage, qui serait le plus développé. Ces hypothèses datent de plus de 50 ans. Depuis, les nouvelles techniques d’imagerie cérébrale, comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM), ont invalidé ces théories. Des expériences ont démontré que les mathématiques mobilisent le cortex frontal et pariétal gauche et droit, et ce, quel que soit le sexe. En ce qui concerne le développement des zones du langage, on ne note pas de différence selon le sexe. En fait, l’imagerie cérébrale montre que les individus ont tous des cerveaux différents, c’est-à-dire que les différences entre les personnes d’un même sexe sont plus importantes que les différences entre les sexes.

Les affirmations selon lesquelles les filles sont moins douées en sciences n’ont donc aucun fondement biologique?
De nombreuses études dans les champs de la psychologie et de la pédagogie ont montré que, au cours de leur développement cognitif, les filles et les garçons ont les mêmes capacités pour acquérir des compétences en mathématiques. À l’adolescence, alors que les jeunes ont déjà subi l’influence des stéréotypes, on remarque des différences entre les sexes, notamment dans des tests d’orientation dans l’espace. Mais quand on entraîne les filles à passer ces mêmes tests, ces différences disparaissent. On peut donc en conclure que la performance est largement dépendante du contexte dans lequel les tests sont menés.

Par exemple?
Il existe un test qui consiste à montrer à des individus des photos d’objets prises sous différents angles et à leur demander si ces objets sont les mêmes ou s’ils sont différents selon leur orientation. Quand on soumet des élèves à ce test dans une classe où le professeur annonce qu’il s’agit d’un exercice de géométrie, les garçons sont meilleurs que les filles. Mais si le professeur déclare qu’il s’agit d’un test de dessin, les filles réussissent mieux que les garçons. Ces expériences illustrent à quel point l’estime de soi et les stéréotypes de genre influencent les résultats.

Les différences de performance seraient donc essentiellement culturelles?
Bien sûr. En 1990, une enquête menée sur trois millions d’élèves aux États-Unis a démontré que les garçons réussissaient mieux en mathématiques que les filles. Mais en 2008, une autre enquête a donné des scores équivalents pour les deux sexes. Ainsi, depuis 20 ans, grâce à des politiques de sensibilisation quant à l’orientation scolaire, on observe une disparition des différences dans les performances en mathématiques. Ce qui montre bien que c’est l’éducation et non la biologie qui est en jeu.

Comment agit l’éducation sur notre cerveau?
Notre cerveau contient 100 milliards de neurones reliés entre eux par un million de milliards de connexions. Mais 90 % de ces connexions se fabriquent après la naissance grâce à l’interaction de l’enfant avec son environnement. L’éducation, la culture et la société en général influencent beaucoup la construction de l’individu. Ainsi, l’IRM montre, dans le cerveau de musiciens professionnels, un épaississement des régions qui contrôlent l’audition et la coordination des doigts. Cet épaississement est dû à la fabrication de connexions supplémentaires entre les neurones. De plus, il est proportionnel au temps consacré à l’apprentissage de l’instrument pendant l’enfance. Cette capacité du cerveau à se façonner en fonction des apprentissages s’appelle la « plasticité cérébrale ». Cette découverte, qui date d’une quinzaine d’années, a révolutionné nos conceptions sur le fonctionnement du cerveau. Rien n’est figé ni programmé depuis la naissance.

Comment se fait-il, alors, que les filles soient encore minoritaires dans des domaines comme le génie, les maths ou la physique?
Les stéréotypes ont la vie dure. Et l’idée selon laquelle les filles sont moins douées pour les sciences est encore largement véhiculée dans les familles et les médias, mais aussi par les enseignants. Sans compter que l’on ne cesse de répéter aux jeunes femmes qu’elles ne pourront concilier ces carrières avec leur vie personnelle, alors que ces arguments ne sont pas invoqués si elles veulent devenir médecin, un métier pourtant aussi prenant que celui d’ingénieur. C’est évidemment la société et non la biologie qui fait en sorte que les femmes s’occupent des enfants et soignent les personnes âgées, tandis que les hommes deviennent ingénieurs et font de la politique. Si l’on explique ces différences par la biologie, on évacue les motifs historiques, sociaux et économiques. : :


Pour en savoir plus

Catherine Vidal, Les filles ont-elles un cerveau fait pour les maths?, Éd. Le Pommier, 2012
Catherine Vidal, Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau?, Éd. Le Pommier, 2012 (2e éd.)
Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys, Cerveau, sexe et pouvoir, Belin, 2005
Louise Cossette (sous la dir. de), Cerveau, hormones et sexe, Les éditions du remue-ménage, 2012
 

jeudi 10 octobre 2013

La Fin de la Femme

 Une façon de penser comme une autre.

Lolo
 

A cause du féminisme, la féminité est en voie de disparition. Ce génocide psychologique s’appelle : « la libération de la femme ».

Lorsque la culture est contrôlée par des Satanistes, le « progrès » repose sur l’avancement de leurs critères.

J’ai participé à un cours de cuisine végétarienne. Le professeur est une femme de 70 ans qui en parait 55. Une autre des participantes, une québécoise à la retraite d’une soixantaine d’année, est aussi très enjouée.

D’habitude je ne remarque pas les femmes de mon âge (presque 64 ans) mais il y avait quelque chose d’étrangement différent chez ces femmes. Je me suis senti si à l’aise en leur présence que je me suis presque endormi. Puis j’ai fini par réaliser de quoi il s’agissait : ces femmes sont féminines. Je venais de tomber sur des membres appartenant à une espèce en voie d’extinction : la « femme ».

Tout comme moi, ces femmes appartiennent à la génération de transition des années 1960. Mais en ce temps-là, au lycée, les femmes choisissaient des options traitant de l’économie au foyer, tandis que les garçons s’orientaient vers le commerce. Les garçons invitaient les filles à « sortir », les emmenaient danser ou voir un film au cinéma. Les relations sexuelles avant le mariage étaient mal vues et les enfants illégitimes étaient considérés comme des « bâtards ». Une chanson populaire avait pour refrain : « L’amour et le mariage, vont ensemble comme un cheval et son attelage ». On nous disait de remettre en question l’autorité, pas notre genre sexuel.

Qu’est-ce qui fait que ces deux femmes assistant à ce cours de cuisine sont « féminines » ? Si j’avais à choisir un seul terme, ce serait leur « vulnérabilité ». Ce sont des femmes qui ne tueraient pas elle-même un serpent. Elles s’en remettent à un homme, leur mari, pour les protéger et les diriger. Elles ne rentrent jamais en compétition avec les hommes.

Une autre notion clef est celle de sacrifice. Elles se vouent à leur famille et sont chéries en retour pour cela. Elles sont aimées non pour leur apparence leur accomplissement ou leur répartie, mais pour leur contribution envers leur famille.

Un autre terme est l’abandon. Vous sentez qu’un homme loyal doté de vision et de détermination pourrait mériter la dévotion de ces femmes pour la vie. C’est de cette manière que deux personnes ne font plus qu’une.

L’abandon et le sacrifice, basés sur la confiance, constituent la manière dont une femme véritable accorde son amour. Bien sûr, un homme doit gagner et mériter cette confiance. Le sacrifice d’une épouse inspire un homme pour qu’il se sacrifie à son tour, c’est-à-dire qu’il pourvoie au bien être de sa famille.

Hommes et femmes ont été gravement blessés par les ingénieurs sociaux Illuminati ayant miné le genre sexuel et le mariage avec la complicité de notre gouvernement, des médias et du système éducatif. Les femmes ont acquis du « pouvoir » et les hommes ont été ainsi émasculés. Le but est de neutraliser et de reprogrammer l’humanité pour la changer en une race d’esclave.

Les femmes sont faites par nature pour le sacrifice et l’abandon d’elle-même au profit de leur famille. Mais le féminisme a enjoint les jeunes femmes à être « fortes et indépendantes » et de considérer les hommes, le mariage et la famille avec suspicion. En conséquence, les femmes ont été privées de l’accomplissement dont elles ont instinctivement besoin et qui ne peut être trouvé qu’à travers leur dévouement désintéressé envers un mari aimant et ses enfants. Cela concerne aussi leur épanouissement sexuel.

Les femmes étaient autrefois essentiellement différentes des hommes. Elles étaient concentrées sur leur foyer. Leur esprit était un refuge et un havre de paix pour un homme. Leur énergie équilibrait son énergie.

Les jeunes femmes d’aujourd’hui sont tellement occupées à poursuivre une carrière qu’elles sont à peine distinguable des hommes. Le féminisme a doté la plupart d’un pénis psychologique.

Beaucoup d’entre elles souffrent de ce que j’appelle un « désordre déficient de la personnalité. » Elles sont peut-être agréables à regarder mais elles ont peu de personnalité, de style ou de charme. Elles ne peuvent pas être des hommes, et elles ne savent plus comment être des femmes. Ce sont des mutants.

Par contraste, il y a un charme lumineux chez les femmes féminines de ma génération. Elles ne se prennent pas trop au sérieux. Un homme peut se détendre en leur présence. Elles ont encore de la fraicheur et restent attirante même à 60 ans.
Sous le prétexte des « droits » des gays et des femmes, les Illuminati ont mené une guerre sur le genre sexuel qui a eu pour effet de paralyser psychologiquement les hétérosexuels. Seuls des Satanistes songeraient à s’attaquer à l’amour entre mari et femme, ou entre mère et enfant. Les hommes sont aujourd’hui toujours dépeint comme féminins et faibles. Les femmes ne peuvent pas aimer ces hommes.

L’essence de la masculinité est le pouvoir. Mon conseil aux jeunes hommes : engagez-vous dans une carrière profitable et qui vous plait. Soyez animés d’une vision de la vie et de la place qu’une femme doit y occuper. Ensuite, aidez une jeune femme à trouver sa nature féminine fondamentale en vous acceptant comme son mari. Vous devez être le patron, autrement une femme ne vous respectera pas. Vous serez considéré au mieux comme son frère ou son fils.

source

mercredi 9 octobre 2013

Les femmes sont des putes et moi je suis le diable


 Michelle Blanc

Consultante, conférencière et auteure

Lorsque j'étais enfant, j'étais servant de messe. J'ai fait partie des « jeunesses du monde », mouvement chrétien valorisant le missionnariat. Puis, j'ai fait le Collège militaire royal (CMR) de St-Jean. Dans nos cours de géopolitique, j'y eus un cours sur la décolonisation. J'y appris la grande différence entre le colonialisme britannique et français. Le colonialisme français était d'abord religieux tandis que le Britannique militaire. Si un colonisé acceptait Dieu, il devenait citoyen avec tous les privilèges tandis que pour les Britanniques, les officiers avaient des primes pour apprendre la langue des colonisés afin de faciliter les échanges commerciaux, et ceux-ci ne pourraient jamais devenir citoyens. C'est l'une des raisons qui expliquent pourquoi après la décolonisation africaine, les pays colonisés par la France parlent encore français tandis que ceux de l'Angleterre sont rapidement revenus à leurs coutumes et dialectes ancestraux.

Je viens d'un monde d'homme et d'une culture religieuse et machiste. J'étais au CMR avant que les femmes n'y soient acceptées et à l'époque, elles avaient le privilège d'y mettre les pieds à titre « d'escorte » lors des nombreux bals. On avait même la tradition « dog of the night » pour laquelle chaque élève officier qui avait un « blind date » mettait un 5 dollars dans un chapeau et les « séniors » qui avaient déjà une copine, faisaient le tour de la salle pour identifier la plus moche d'entre toutes. L'élève officier qui était avec elle, s'il avait été un gentleman avec elle toute la soirée, remportait la cagnotte. Ce stratagème avait pour but d'inciter les élèves officiers à respecter les femmes et à s'occuper d'elles, même si elles n'étaient pas avantagées par la nature (sic).

Ma mère, à grand renfort de « pardon » à cause de la religion, hésita longtemps avant de divorcer de mon père qui avait des aventures avec de jeunes hommes. Puis un jour, elle en eut assez. Nous n'irions plus à l'église...

J'ai passé ma vie dans un monde d'hommes. J'ai vu la chance extraordinaire que j'avais de faire partie du « sexe fort ». J'ai entendu et fait de nombreuses blagues sexistes tout au long de ma vie. Il m'arrive même d'en faire encore. On n'efface pas 45 ans de conditionnement avec un coup de baguette.

Sauf qu'aujourd'hui je suis une femme. Je suis même une sous-femme. Je suis cette nouvelle femme qui n'est pas comprise de la société et sur laquelle la très grande majorité des religions ont une vision extrêmement négative. J'apprends à vivre avec ça (merci à mes différents psys). N'empêche que chaque jour que dieu (choisissez ici le dieu que vous voulez) me donne, je suis victime de sexisme, de rejet ou pire encore, de mépris. Pratiquement toutes les couches de la société ont encore des préjugés envers les transsexuelles. Même ma propre famille m'exclut. Mais ces préjugés sont souvent insidieux, larvés et à peine perceptibles. Par contre, lorsqu'il est question d'intégrisme religieux, de quelque religion que ce soit, ce mépris n'est plus caché. Il devient « ostentatoirement » ouvert. Il me saute dans la face. Je peux bien me faire des tours de passe-passe dans ma tête pour me dire que ce n'est pas ça, mais lorsque je passe à côté de certaines minorités et qu'ils crachent à terre à mon passage, qu'ils se font le signe de croix, qu'ils me pointent du doigt, qu'ils me dévisagent avec une ardeur peu commune ou qu'ils m'invectivent, le message est clair.

Lorsqu'on enseigne que la femme doit être soumise à l'homme, lorsque dans une culture la vie d'une femme vaut la moitié de celle d'un homme, ma vie à moi ne vaut plus rien. S'il est culturel que la femme marche derrière l'homme ou pire, qu'il faille la cacher, imaginez la distance réelle et imaginaire que je devrais observer pour pouvoir exister?

Le combat des femmes contre l'intégrisme, quel qu'il soit, est mon combat. La place qu'aura la femme dans la société québécoise et dans les microsociétés qui la compose sera toujours plus prépondérante que la mienne. C'est donc pour moi une question de survie que de me battre contre le rejet systémique ou culturel de la femme...

Je suis donc féministe et prolaïcité par conviction profonde puisque le contraire ferait de moi le diable. Ce que je suis déjà aux yeux de trop de mes voisins...
SOURCE

lundi 23 septembre 2013

Féminisme : que sont mes amies devenues ?


Cette video nous parle d’un temps qui n’est plus, mais dont on trouve encore des traces… Et pourtant elle ne date que de 1985. Elle mérite de sortir du sommeil historique où l’INA la conserve. Elle est instructive à plusieurs titres : sur la trajectoire de certaines féministes, et sur le monde tel qu’il aurait pu être et tel qu’il devient.

Co-produite en 1985, par la Ministre des droits des femmes, Yvette Roudy, et Antenne 2, elle fait partie d’une série de « Portraits de femmes » qui ont marqué l’Histoire : d’Olympe de Gouges à Simone de Beauvoir en passant pas Flora Tristan. Premier constat : il fut donc un temps où la télé instruisait et donnait à réfléchir sur la réalité, la vraie, pas celle faite pour la télé. Ce portrait de Simone de Beauvoir rappelle d’abord et encore que la libération des femmes n’est pas tombée du ciel et qu’elle a ses petites mains. Il montre ensuite à quel point en quelques décennies, notre monde s’est abîmé.

Ce portrait était fait pour tourner autour de la « vedette » : Simone de Beauvoir. Elle n’a pas voulu de cette « starisation », comme on dirait aujourd’hui. Elle a choisi de donner la parole à ses féministes préférées qui avaient plus à dire qu’elle, selon elle. Aujourd’hui, un tel choix serait impensable. Les égos, particulièrement bouffis de nos « stars » ne tolèrent aucune ombre. Beauvoir en s’effaçant, manifestait son désir de passer le flambeau. L’Histoire qu’elle avait contribué à forger, continuait après elle.

Enfin, ce portrait démonte certains clichés – le féminisme les attire comme le miel les mouches. Sur les cinq féministes de la video, deux sont célèbres : Simone de Beauvoir, connue et respectée dans le monde entier sauf en France, auteure du « Deuxième sexe », traduit en 27 langues et Delphine Seyrig, grande actrice disparue trop tôt. Les trois autres – Christine Delphy, Annie Sugier et moi-même – sont des féministes militantes, devenues « historiques » au fil du temps et engagées ensuite contre ou pour le voile, dans cette rédaction même.

Tiens donc ! Pour être féministes ces cinq femmes n’en sont pas moins femmes. Et belles femmes. L’air aimable. Voila un premier cliché à terre. Les féministes sont des femmes qui dans leur ensemble étaient belles. A part ça, il est intéressant de les entendre expliquer pourquoi elles sont féministes. Elles nous parlent d’aventure, de sens à leur vie, de découverte, de nécessité temporaire de la non mixité pour se parler entre elles enfin. Elles ont du rêve plein les yeux. Leur force vient de leur désir de briser les chaînes, de partir à la conquête de leur liberté. Elles partent d’elles, elles n’appartiennent à aucun parti, elles sont en train de larguer les amarres. Toutes les amarres : politiques, personnelles, affectives. Ces femmes là n’en veulent pas aux hommes, elles veulent au contraire en finir avec cette guerre millénaire qui empoisonne les relations entre hommes et femmes et qui les fait souffrir les unes comme les autres. Mais pour faire la paix, il faut d’abord dénoncer tout ce qui s’y oppose, il faut en passer par ce moment difficile de la transition. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Or nous avons tendance quand le présent nous déçoit, à regretter un passé dont nous avons oublié qu’il nous rendait malheureux. Le portrait nous donne à approcher un féminisme tel qu’en lui-même. Rien à voir avec les caricatures qu’on en fait et qu’en font certaines féministes elles mêmes. La dégradation est dans l’ordre des choses…

Alors trente ans après, que sont devenues ces dames et leurs idées ? Leur destin ne saurait bien sûr pas résumer le devenir du féminisme. Pas plus que Caroline Fourest ne représente à elle seule le féminisme hexagonal. Chaque cas est à la fois unique et exemplaire. Certaines idées ont bien résisté au temps. Il flotte désormais dans l’air un parfum d’égalité. Quitte à être par moments entêtant. On a mis sur la table tout ce qui barrait la route à cette égalité : salaires, violences diverses, mais on a du mal avec le domestique, toujours réservé aux dames à 80%.

On se dispute les enfants, suite à l’accélération des divorces. En vertu du même principe qui leur réserve le travail ménager, elles ont la priorité sur la garde des enfants. D’où la grogne parfois légitime des pères frustrés. Tout ça est dans l’ordre des choses d’une libération. Des femmes. Et des hommes. L’un ne va pas sans l’autre. Pour bien juger des choses, il faut lever le nez du présent immédiat et prendre du recul. Le féminisme, en tant que mouvement collectif, est sur les rails depuis la révolution. Alors, l’un dans l’autre ‘( !) ça avance entre les femmes et les hommes comme jamais dans l’Histoire, avec les inévitables régressions inhérentes au mouvement. Ces coups de frein prévisibles ne sont pas forcément un coup d’arrêt.

Or voilà qu’une vilaine ombre plane sur ce mouvement qui touche tous les pays développés. Une menace qui nous vient d’ailleurs, de l’islam et de son modèle de relation, qu’il cherche à imposer. Ce modèle nous ramène en arrière, il met à mal des siècles de patiente avancée hors des chemins de la domination. Rien de plus contagieux que la marche arrière, dès qu’on desserre les freins.

Alors comment se fait il que certaines féministes, dont Christine Delphy, présente dans la vidéo, peuvent militer en faveur du voile et autre féminisme islamique ? Rappelons que celle-ci a témoigné à charge contre Riposte Laïque, lors de son procès, en février 2012, alors que j’étais pour ma part citée comme témoin de la défense. Nos routes divergent là fondamentalement, alors que nous étions à l’origine proches idéologiquement. Je reste par contre proche d’Annie Sugier, qui a choisi une autre stratégie d’interpellation de l’islam. Et comment se fait il que si peu de féministes montent au créneau contre l’islam, ici et maintenant ?

La vidéo nous offre une piste essentielle : ce qui a fait la force du féminisme des années 70, je le répète, c’est son souci principal de se libérer de toutes les entraves, politiques, idéologiques, personnelles. Chacune d’entre nous allait à la recherche d’elle-même, en tant qu’être humain. Un formidable élan nous poussait à cette salutaire entreprise de décolonisation du corps et de l’esprit. Le mot d’ordre était : ici on pense par soi même ! Mais nous avions l’esprit, plus encore que le corps, encombré d’une idéologie qui nous avait longtemps dicté ce qu’il fallait penser et dire. Elle est revenue au grand galop à la faveur des temps régressifs que nous connaissons. La plupart des féministes se sont rangées et ont repris le chemin balisé des certitudes gauchistes: Elles se sont à nouveau oubliées pour se mettre au service de l’Autre. Elles n’osent plus à nouveau penser par elles mêmes, elles récitent la leçon de leur Maitre es bien-pensance. Elles ont tellement peur de déplaire, d’être rejetées ! N’oublions pas que ce sont des femmes et le pire pour une femme est d’être rejetée.

La même histoire se répète à l’envi : tout le malheur des hommes et des femmes vient de ce qu’ils abdiquent. Peu importe les belles raisons dont ils masquent leur démission. Là est la faute majeure.
Anne Zelensky

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