«La légitimité d’Israël passe par son propre respect de la
légitimité des nations qui l’entourent et par le renoncement à
l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens», écrit Jean-Marie Bioteau.
Photo: Jaafar Ashtiyeh Agence France-Presse
Organisation des Nations unies, 23 décembre 2016, résolution 2334 : adoptée par le Conseil de sécurité. Avec lucidité, le gouvernement américain a décidé de s’abstenir, permettant ainsi l’adoption de la résolution qui dénonce la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés. Il était temps, après des décennies de complaisance à l’égard d’un État qui, depuis sa fondation, bafoue les accords internationaux.
Le 26 février 1930, alors qu’on le sollicite pour soutenir la cause sioniste en Palestine, Sigmund Freud, lui-même de culture juive, répond : « Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays. » Quatre-vingt-six ans plus tard, le propos reste d’actualité. Même si l’abjection allemande s’est manifestée depuis, Freud comprenait déjà qu’il n’y a pas de légitimité sans respect de l’autre.
Depuis l’assassinat d’Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995 lors d’une manifestation pour la paix sur la place des rois d’Israël à Tel-Aviv, le gouvernement israélien n’a eu de cesse de bafouer les accords d’Oslo. Pourquoi ? La raison est très simple : il n’acceptera jamais la solution à deux États. Depuis la disparition du lauréat du prix Nobel de la paix, les gouvernements israéliens successifs ont fait semblant de vouloir négocier tout en spoliant la moindre velléité de règlement du conflit israélo-palestinien, humiliant chaque jour un peu plus un peuple occupé.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas de remettre en question l’existence de l’État d’Israël. Au contraire, il faut faire preuve d’une vigilance accrue dans un monde où les fanatiques de tous bords sont légion, et ce, jusqu’au sommet du pouvoir. Cela dit, la légitimité d’Israël passe par son propre respect de la légitimité des nations qui l’entourent et par le renoncement à l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.
« Je concède aussi, avec regret, que le fanatisme peu réaliste de nos compatriotes porte sa part de responsabilité dans la méfiance des Arabes », ajoutait Freud dans cette même lettre, prédisant ainsi, avec une prescience impressionnante, le chaos qui allait naître au Moyen-Orient dans la deuxième partie du XXe siècle. Cette résolution historique, portée par la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sénégal et le Venezuela, est particulièrement symbolique, au-delà même de la situation qu’elle considère. Alors que les États-Unis s’apprêtent à assermenter un président ultranationaliste, fantasque, incompétent et malhonnête, alors que la Russie soutient plus que jamais un président également ultranationaliste, mégalomane et cynique, alors que nombre de chefs d’États africains et autres dictateurs moyen-orientaux refusent de céder le pouvoir, alors que les partis ultranationalistes grossissent à travers le monde, alors que des pays comme la Syrie sont instrumentalisés pour servir les desseins de tous les dictateurs de la planète, alors que des milliers de réfugiés disparaissent en mer Méditerranée, alors que les attentats de Paris ou d’ailleurs font la une des journaux, alors que la pollution n’a jamais causé autant de ravages, alors que… il est plus que jamais nécessaire de rappeler aux pays les devoirs qui sont les leurs. Il est temps que l’Organisation des Nations unies affirme son autorité et use d’un pouvoir de coercition à la mesure des exactions qui n’ont de cesse de proliférer à travers le monde.
En ce sens, le cas d’Israël est emblématique d’un monde qui part à la dérive et la résolution dont il est l’objet vaut pour tous les États hégémoniques et les dirigeants machiavéliques qui n’ont que faire de l’humanité. Alors que l’être humain n’a jamais été aussi menacé qu’en cette fin d’année 2016, il est difficile de penser que l’année 2017 va mettre un terme à cette autodestruction. Il faudrait être naïf pour le croire. Pour autant, nous serions peut-être bien avisés de ne pas oublier les propos du père de la psychanalyse : « Supporter la vie reste bel et bien le premier devoir de tous les vivants. » SOURCE LE DEVOIR
http://www.sympatico.ca/actualites/nouvelles/grands-titres/les-12-moments-marquants-de-la-course-presidentielle-1.2132618 C'est le nombre de jours sur lesquels se sera étirée cette longue campagne présidentielle depuis l'entrée en piste du premier candidat. Vingt mois au cours desquels il aura notamment été question d'inconduite sexuelle, d'un mur, de courriels, du FBI, de la Russie, de violeurs mexicains, de piratage informatique et d'élections truquées. Retour en 12 temps sur une campagne sans précédent. Un texte de Sophie-Hélène Lebeuf
Elle est loin, la campagne fondée sur l'espoir menée par Barack Obama en 2008. Huit ans plus tard, le marathon électoral a davantage été marqué par une succession de controverses qui ont éclipsé les enjeux.
Au final, les deux grands partis ont choisi des candidats dont l'impopularité atteint des sommets jamais vus pour des aspirants à la Maison-Blanche.
Le dernier épisode de ce qui a par moments ressemblé à une téléréalité se jouera le 8 novembre. À moins d'un nouveau geste d'éclat, d'un nouvel imprévu...
Car les rebondissements, depuis le moment où le républicain Ted Cruz s'est le premier lancé dans la course, en mars 2015, ont été nombreux. En voici 12 - pas uniquement les plus spectaculaires - qui ont influencé le déroulement de la course ou fait osciller les sondages de façon importante.
16 JUIN 2015 - Donald Trump se lance dans la course en critiquant le Mexique et les Mexicains Le magnat de l'immobilier et vedette de téléréalité Donald Trump annonce officiellement qu'il brigue l'investiture républicaine. Misant sur son statut d'outsider et d'homme d'affaires, le multimilliardaire fait notamment état de sa richesse, critique la Chine, affirme que son pays est dirigé par « des perdants », promet d'être « le plus grand président d'emplois que Dieu ait jamais créé » et s'engage à raviver le rêve américain.
Et il y va d'une promesse phare de sa campagne : « construire un mur le long de la frontière sud des États-Unis » pour contrer l'immigration illégale. Un mur, assure-t-il, qu'il fera payer au Mexique.
Le ton est donné.
Si on a retenu ce qu'il a dit des immigrants mexicains, soutient Rafaël Jacob, chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand, on a eu tendance à négliger un élément. « Ce qu'il a dit relève de la théorie du complot : le gouvernement du Mexique envoie volontairement ses indésirables », fait-il valoir.
« Personne dans l'histoire américaine n'a prononcé un tel discours, souligne le politologue: un discours de 45 minutes sans queue ni tête, donné sans notes et sans télésouffleur ».
Et cette entrée en piste inhabituelle fait la joie des médias. Prélude de l'attention médiatique disproportionnée qu'il recevra.
21 OCTOBRE 2015 - Joe Biden ne se présente pas Mettant un terme à des mois de spéculation, le vice-président des États-Unis annonce qu'il ne sera pas candidat à l'investiture démocrate.
« Avec le recul, quand on voit toute la difficulté que Clinton a eue à se débarrasser de Sanders, perdant plus de 20 États, imaginons ce que ça aurait pu donner comme dynamique si Biden s'était lancé », dit Rafaël Jacob.
Il aurait pu être pour Hillary Clinton un adversaire redoutable.
« Mais il y aurait aussi eu une réelle possibilité de voir le vote de l'establishment démocrate divisé, même si Bernie Sanders allait sans doute rester lourdement désavantagé. » En tout cas, l'issue de la course aurait été « beaucoup plus imprévisible », croit le politologue.
Un article vraiment intéressant qui voit dans son ensemble un peu plus loin que le bout de notre nez. La mondialisation avec toutes ses ramifications et ses manipulations ne me surprend plus.
La préparation du changement politique mondial par les élites invisibles s’arrange pour nous faire croire que les choix nous appartiennent….mais non!!!!
Tout est programmé d’avance sur l’avenir de notre monde par ces décideurs de l'ombre qui nous dirigent comme des pantins aveugles et sourds afin de servir leurs grands projets machiavéliques. Le lien avec le mouvement civilisationnel qui a imposé la consommation et le marché comme dimensions de la vie individuelle et sociale est tellement gros qu'il est non perçu. L'opération est un colossal amalgame digne des services de manipulation psychologique ou de Hollywood. Lorraine
La plupart des médias internationaux écrivent sur les élections américaines et plus précisément sur Trump pour se joindre à la Curée ordonnancée par l'establishment américain, les mondialistes et les socio- démocrates au service de la ploutocratie.
Ce qu'ils écrivent n'a aucune chance d'influencer le vote américain, pas plus qu'ils n'ont réussi à peser sur le vote lors de la consultation dite Brexit. Non, bien sur, le public mondial n'est pas électeur, il n'est pas partie prenante aux présidentielles américaines. Donc il faut s'interroger sur l'utilité de pareille débauche, de pareil déferlement financé par les milieux qui ne cachent ni leurs origines, ni leurs objectifs. Certains milieux cyniquement paient, distribuent des fonds afin de fausser les élections, pourquoi?
Notre interprétation est simple, si on finance par centaines de millions de dollars une campagne mondiale qui est en apparence inutile c'est que l'on a d'autres objectifs que les objectifs immédiats. Certes on ne peut peser sur l'élection américaine de novembre, mais en faisant participer le monde global à cette élection on accomplit quelque chose de subreptice : on mondialise l'élection, on fait du monde un seul champ, on balise ce champ et on le met en ordre. On sème dans la constitution de structures inconscientes. C'est un investissement. Les gens qui lisent les monceaux d'ordures placardés dans les médias de l'establishement deviennent presque citoyens du monde, ils s'y croient : on casse les frontières. La mondialisation des consultations, née il y quelques années après la crise de 2008 est une caractéristique nouvelle, elle s'inscrit dans le processus de glissement vers un nouvel agencement mondial, vers un nouvel ordre mondial.
Ceux qui restent traditionalistes dans leurs interprétations diront que les campagnes mondiales ont un effet indirect sur les votes nationaux, on fabrique des images des candidats et de leurs idées et ceci est ré-importé au plan domestique. On dit également, comme ce fut le cas pour le Brexit, qu'il s'agit de donner une leçon aux peuples et à leur tentation de voter pour les populistes. Cela est vrai, mais très limité, c'est une conséquence, un effet superficiel. Ce qui n'est pas superficiel, c'est la trace que ces mondialisations laissent dans l'esprit humain, il se structure, il se façonne mondialement, il se modèle à la fois de façon globale et de façon semblable partout. Il contribue à l'instauration du « Même ».
On remarque à la faveur de cette interprétation de l'évidence que ce glissement est piloté, polarisé : il oppose l'establishment aux classes populaires encore plus nettement et grossièrement que lors des consultations nationales. Tout se passe comme si, ce qui reste national pouvait encore être discret, dissimulé tandis que ce qui se passe au niveau global est obligé de se démasquer, de se montrer en caricature. Au niveau global il faut exagérer, il faut pratiquer un expressionnisme sans borne.
Floris de Bonneville Journaliste Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma
Personne ne peut contester que la plupart des médias sont devenus d’authentiques organes de désinformation, soit qu’ils déforment la vérité des faits qu’ils relatent, soit qu’ils les ignorent, ce qui pourrait être considéré comme un péché par omission.
Les exemples sont multiples, voire innombrables. L’un des derniers en date, chez nous, en France, est la montée en puissance d’Alain Juppé alors que tout est fait pour délepéniser les esprits. De l’autre côté de l’Atlantique c’est le soutien inconditionnel à Hillary Clinton, qui va de pair avec le traitement ridicule dont fait l’objet son concurrent par la presse. Lorsqu’un candidat à l’Élysée est interrogé, le journaliste ne manque jamais de lui demander pour qui il voterait s’il était américain. Même Marine Le Pen est poussée dans ses derniers retranchements pour qu’elle avoue préférer Donald à Hillary, au grand bonheur de la journaliste (en l’occurrence Ruth Elkrief).
C’est ainsi qu’au lendemain du débat télévisé Trump-Clinton, les journalistes français se sont précipités pour donner Hillary vainqueur du débat, prenant comme preuves irréfutables les sondages. Enfin, non : prenant en compte un sondage, celui de CNN réalisé auprès des téléspectateurs de la chaîne d’information américaine réputée pour être suivie majoritairement par un public démocrate. CNN donnait 62 % à Clinton et 27 % à Trump. Sauf que des sites ont aussitôt rectifié ces chiffres en mettant Trump largement en tête, avec parfois jusqu’à 80 % d’opinions favorables comme le Truth Division (84 %).
52 % des 1.340.000 lecteurs de Time Magazine se sont prononcés pour Trump, mais il est vrai que c’est un magazine conservateur. Si vous vous contentez de vous informer auprès des médias traditionnels, vous n’en saurez rien et courez, en novembre prochain, le risque d’être très étonné en apprenant (peut-être) l’élection de Donald Trump… qui pourrait être alors le brillant vainqueur non plus des sondages mais de l’élection présidentielle américaine.
Les médias intermédiaires sont donc là pour nous informer. Pour nous réinformer. Ceux que Libé traite avec mépris de fachosphère sont, heureusement, là pour rattraper leurs intox.
Sans eux, nous serions des désinformés. Le miracle de la Toile, c’est d’avoir permis à ceux qui veulent savoir, à ceux qui veulent se rapprocher de la vérité, de pouvoir satisfaire leur appétit d’informations authentiques et vérifiées.
Le piège des chaînes d’information en continu, comme LCI, BFM, i>Télé, CNN, c’est de nous donner l’illusion de vivre et de participer en temps réel à la vie politique ou événementielle du monde. C’est le nouveau bourrage de crâne qui fait que, demain, la candidature de Marine Le Pen sera bafouée au profit de celle, sans aucune conviction, d’un Alain Juppé. Mais c’est sans compter surle pouvoir de la réinfosphère. Le pouvoir de remettre les pendules à l’heure.
Le FBI vient de publier* les minutes de l’interrogatoire d’Hillary Clinton, qui a duré 3 heures et demie, portant sur l’enquête sur le scandale des emails, et le résultat n’est pas beau à voir.
Il l’a publié vendredi soir, juste avant le long week-end de Labor Day, pour être certain qu’un minimum d’Américains verra que le FBI est corrompu, qu’il a fait passer la politique avant la justice et la loi en bâclant intentionnellement son enquête, dans le seul but d’innocenter une coupable qui mérite la prison, Hillary Clinton. Ce qu’on apprend : La Secrétaire d’Etat a déclaré aux enquêteurs ignorer que la lettre C en gros sur les emails ultra-sensibles signifie « confidentiel », et qu’elle croyait qu’il s’agissait d’un classement alphabétique. Elle a déclaré qu’elle ne connaissait pas la différence entre un document Top secret, secret et confidentiel.
Le mensonge est si gros que certains sont allés jusqu’à se demander si elle est stupide ou compétente. Surtout, la complaisance avec laquelle les agents du FBI ont laissé passer le mensonge laisse pantois.
En tout, Clinton a déclaré plus de 26 fois qu’« elle ne se souvient plus de rien » en réponse aux questions des enquêteurs : Elle ne sait plus quand elle a reçu son habilitation à recevoir des informations confidentielles, Elle ne se souvient pas quand on lui a expliqué comment manipuler ce genre d’informations, Combien de fois elle a elle-même désigné des documents comme confidentiels, Elle ne sait pas si elle a eu une formation sur la façon de traiter les documents top top-secret, Elle ne sait plus comment on désigne une cible pour une attaque de drone, Comment les données de ses BlackBerry étaient détruites lorsqu’elle changeait d’appareil, Pourquoi elle n’a pas reçu un BlackBerry sécurisé, Elle ne sait pas si elle a reçu des emails qui ne devraient pas être sur un serveur privé, Elle ne se souvient pas avoir donné l’ordre à ses collaborateurs d’installer un serveur de mail privé, Avoir reçu des directives sur la politique d’email de son ministère, Qui avait accès au compte de son BlackBerry, Comment on efface un email, Si elle a reçu un message indiquant que le disque dur de son serveur était presque plein, Si d’autres personnes, à part Huma Abedin, ont eu un compte email sur son serveur privé, Si des emails du Département d’Etat ont été hackés, Si elle a reçu des câbles du Département d’Etat sur son serveur privé, Si Bryan Pagliano lui a dit qu’il mettait à jour son serveur, Si elle a utilisé un iPad mini, Elle n’a aucun souvenir d’un email sur l’Egypte échangé avec son ami Sidney Blumenthal, le 13 octobre 2012, Si Jacob Sullivan, son conseiller principales pour les Affaires étrangères, utilisait un compte email personnel, Elle ne connaît plus le protocole du Département d’Etat pour parler des informations confidentielles aux médias, Elle ne se souvient pas de la plupart de ses réunions d’information après avoir subi sa commotion cérébrale, Ni avoir reçu, le 11 décembre 2012, une demande au titre du droit à l’information, auquel elle n’a jamais répondu, Et si on lui a lu les conditions de son habilitation,
Hillary Clinton a déclaré, pour justifier l’emploi d’un serveur privé, avoir voulu pour des raisons de confort, n’utiliser qu’un seul BlackBerry plutôt que deux, un personnel et un professionnel. En fait, l’enquête révèle qu’elle a utilisé 13 BlackBerry (dont 11 avec deux numéros de téléphone différents – et 8 pendant qu’elle était Secrétaire d’Etat), et 4 laptops et iPad.
Et aucun de ces appareils n’a été retrouvé par le FBI… De plus, il est apparu que Clinton affichait une légèreté criminelle vis-à-vis des règles de sécurité. Elle gardait sur elle son BlackBerry dans les salles sécurisées du 7e étage du Département d’Etat où tout appareil électronique est interdit. Lorsqu’elle a déménagé ses bureaux, elle a envoyé un de ses ordinateurs portables — contenant une copie de tous ses emails confidentiels et top secret — par la poste, oui par la poste, et il a été perdu ! Perdue aussi, une clef USB contenant les archives de ses emails, et que le FBI n’a jamais vue. Elle faisait acheter ses BlackBerry par ses collaborateurs au magasin AT&T du coin, ce qui aurait — ou a — permis à n’importe quel service d’espionnage de lui faire vendre un appareil piégé. Huma Abedin a déclaré au FBI qu’« il n’était pas rare que Clinton utilise un nouveau BlackBerry pendant quelques jours, et revienne à un ancien modèle qu’elle savait mieux manipuler, » et qu’« il était fréquent que personne ne sache où se trouvaient ses anciens BlackBerry quand elle en changeait. »
Cela fait tout de même beaucoup…
Enfin, la publication de l’enquête révèle que c’est au moment où le Congrès a enquêté sur ses emails et lui a demandé d’en fournir des copies, qu’elle a chargé une société privée de les détruire. Pendant ce temps… Donald Trump a été invité par le Président du Mexique pour parler du mur de séparation, de la politique migratoire et des échanges commerciaux entre le Mexique et les Etats-Unis. Il a rencontré d’importants dirigeants de la communauté noire, des pasteurs évangéliques et des familles, à Detroit et à Philadelphie, où il a répondu à de nombreuses questions et a été acclamé. Son mot d’ordre était : « qu’avez-vous à perdre à voter pour moi », (vous avez tout perdu avec Obama), et il a promis de mettre à profit son expérience d’entrepreneur pour créer de l’emploi dans les quartiers défavorisés, apporter la sécurité dans les rues où les noirs se font tirer dessus et tuer par centaines par d’autres noirs, et remettre sur pied le système éducatif en faillite. Enfin, Trump a détaillé son plan sur l’immigration : Nous allons construire un mur de séparation à la frontière sud. Nous allons mettre fin à la politique « appréhendé-relâché » par la police. Tolérance zéro pour les délinquants et criminels étrangers. Selon les statistiques de l’Etat, au moins 2 millions de délinquants étrangers se trouvent dans notre pays. Nous allons tous les expulser du pays. Plus aucune subvention ne sera versée aux « villes sanctuaires » qui refusent d’expulser les criminels étrangers, car ils sont responsables de violences inacceptables. Trump a affirmé : « j’annulerai tous les ordres exécutifs illégaux pris par Obama, notamment les mesures d’amnisties illégales, et ferais appliquer la loi sur l’immigration. » Suppression des visas d’entrée des ressortissants de pays dont on ne peut faire d’enquête. « Plus de 380 étrangers ont été condamnés pour activité terroriste sur le sol des Etats-Unis. Dès que je serai président, mon administration établira la liste des pays et régions d’où l’immigration sera gelée tant qu’on ne saura pas précisément et avec une certitude absolue quelles sont les vraies intentions de ceux qui posent un pied sur notre sol. Exemples : la Syrie, la Libye, l’Irak. Pour le prix d’accueil d’un réfugié aux Etats-Unis, on peut établir des zones sécurisées pour 12 réfugiés dans leurs propres régions. Une autre réforme consistera à mettre en place un sérieux test idéologique qui saura déceler les manipulateurs, afin de s’assurer que ceux qui sont acceptés dans notre pays respectent nos valeurs et aiment notre peuple. » Nous ferons en sorte que les autres pays reprennent leurs ressortissants lorsque nous les expulserons. Au moins 23 pays refusent de reprendre leurs ressortissants, dont des violents criminels qui ont reçu un ordre de déportation des Etats-Unis. Et la Cour Suprême oblige nos services de police de les réintégrer dans la communauté. Ces criminels deviennent presque tous des récidistes. Nous mettrons en place un système de suivi biométrique des visas. Depuis des années, le Congrès demande — sans rien faire sérieusement pour le mettre en place — qu’on sache ce que deviennent les personnes qui restent dans le pays à l’expiration de leur visa. Je mettrai ce programme en place, ainsi ils seront expulsés du pays. Cela concernait 9 millions de personnes en 2015. Nous allons mettre un terme aux systèmes d’aides et d’emplois qui font comme un aspirateur à étrangers illégaux. Nous allons réformer la loi sur l’immigration afin qu’elle soit au service de l’Amérique et de ses travailleurs (et non d’un monde globalisé et sans frontière) Il s’agit que l’immigration soit contenue dans des proportions comparables aux normes du passé par rapport à la population américaine, et qu’on ne se laisse pas envahir. Il s’agit de choisir les immigrants selon leur désir de réussir dans la société américaine, de leur capacité à être financièrement indépendants. Nous voulons un système qui serve nos besoins — souvenez-vous, c’est l’Amérique d’abord. Nous voulons choisir nos migrants selon leurs mérites, leurs talents et leurs capacités. Et nous voulons des règles pour nous assurer que les emplois sont offerts en priorité aux Américains. Résultat : Le dernier sondage national Reuters/Ipsos publié vendredi indique que Donald Trump est en tête avec 40 % des intentions de vote, contre 39 % pour Clinton. Le nombre de personnes disant vouloir voter pour Clinton a fondu de 8 points depuis le 25 août. Le soutien des électeurs républicains à Trump a progressé de 6 points à 78 %.
http://fr.sott.net/article/27851-L-ere-de-l-autoritarisme John W. Whitehead The Rutherford Institute mer., 02 mar. 2016 18:52 UTC Traduit par Laurent Schiaparelli, vérifié par Ludovic, relu par Diane pour le Saker Francophone ... «J'étais stupéfait, désarçonné. C'était l'Amérique, un pays imparfait, mais où les gens pouvaient s'exprimer, écrire, se réunir, et manifester sans craindre de représailles. Ces droits étaient inscrits dans la Constitution, la Déclaration des Droits. Nous étions une démocratie...
Mais je savais que ce n'était pas un rêve ; il y avait bien une bosse douloureuse sur le côté de ma tête... L'État et la police n'étaient pas des arbitres neutres dans une société d'intérêts divergents. Ils étaient du côté des riches et des puissants. La liberté de parole ? Essayez un peu pour voir, et la police montée, avec ses matraques et ses revolvers, sera là pour vous en dissuader. Dès lors, je cessai d'être un libéral, un croyant dans la capacité de la démocratie américaine à s'auto-corriger. Je devins un radical, croyant que quelque chose n'allait vraiment pas dans ce pays, pas seulement l'existence de pauvres au milieu d'une richesse insolente, pas seulement la condition pitoyable des Noirs, mais quelque chose de pourri à la base. Cette situation nécessitait non pas un nouveau président ou de nouvelles lois, mais de déraciner l'ordre établi, et d'introduire une nouvelle société, fondée sur la coopération, la concorde et l'égalité.» Howard Zinn, historien Les États-Unis sont à la croisée des chemins.
L'Histoire montrera peut-être que c'est à partir de ce point d'inflexion que nous avons abandonné tout semblant de gouvernement constitutionnel et sommes entrés dans un État militaire où tous les citoyens sont suspects et où la sécurité l'a emporté sur la liberté.
Dans tous les cas, nous vivons une époque où les agents gouvernementaux jouent dans l'ombre leur propre partition, qui sert leurs intérêts, sans que rien ne soit fait pour respecter l'équilibre des pouvoirs, pendant que les citoyens de ce pays sont humiliés de multiples façons et voient leurs droits bafoués, sans trop d'espoir que justice leur soit faite.
Comme je l'explique clairement dans mon livre La Bataille des États-Unis: L'offensive sur le peuple américain (Battlefield America: The War on the American people), nous sommes sortis de l'ère du gouvernement représentatif et sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de l'autoritarisme. Même s'il est constamment en train de s'adapter, cette parodie de justice et de gouvernance qu'est devenu le gouvernement est la nouvelle norme aux États-Unis.
Essayiste, activiste : Naomi Klein est l'une des critiques les plus populaires et les plus écoutées de la mondialisation néolibérale et des régressions autoritaires qui l'accompagnent.
Naomi Klein dénonce avec virulence l’ultralibéralisme et ses modes d’application au cours des 35 dernières années. En adoptant une approche chronologique et en évoquant des exemples précis, elle donne de la force à son argumentaire de contestation tout en mettant en évidence la logique de la stratégie du choc et du capitalisme du désastre, selon lesquels les réformes ultralibérales ne s’imposent qu’à la faveur d’un choc violent et souvent d’une répression sanglante.
La thèse exposée par Naomi Klein dans son ouvrage La stratégie du choc
est celle d’un processus volontaire de « privatisation radicale des
guerres et des catastrophes » depuis les années 1970. Naomi Klein
cherche à faire œuvre de doctrine pour le courant altermondialiste. Le
libéralisme est dénoncé dans cet ouvrage, avec une mise en parallèle des
procédés de torture et des discours de libéralisation économique.
Redonner le lustre d’antan à l’AmériqueParce que je suis une femme .. et vous me le devez !Ce matin, je lis un article fantastique de Nathan J. Robinson dans Current Affairs, intitulé À moins que les démocrates ne nomment Sanders, une nomination de Trump signifie une présidence Trump.
Il y a quelques mois, j’aurais été en désaccord avec cette affirmation,
mais aujourd’hui, je pense que c’est tout à fait exact.
Une chose sur laquelle les supporters de Clinton restent dans le déni
complet – en plus du fait que la plupart des Américains, qui ne
s’identifient pas comme démocrates, la jugent quelque part entre indigne
de confiance et pénalement justiciable – est qu’un nombre important de partisans de Sanders ne vont jamais voter pour Hillary.
Oubliez le fait que j’en connais quelques-uns personnellement, j’ai
remarqué plusieurs interviews avec des électeurs qui proclament que
Sanders est leur premier choix mais que Trump est leur deuxième. Est-ce
qu’ils ne font que le dire ou le pensent-ils ? Je crois que beaucoup le
pensent vraiment.
L’article de M. Robinson est une plongée profonde et brillante dans
ce que la réalité d’un match Trump contre Clinton pourrait être, et pas
ce que les besogneux désemparés à Washington voudraient voir advenir. Il
en ressort de façon convaincante que la seule personne qui pourrait
résister à Trump et le vaincre en novembre est Bernie Sanders. Je suis
d’accord.
Alors sans plus tarder, voici quelques extraits :
Instinctivement,
Hillary Clinton a longtemps semblé de loin la plus éligible des deux
candidats démocrates. Elle a, après tout, une expérience, elle est
pragmatique, modérée, alors que Sanders est un socialiste juif du
Vermont, âgé, délirant et brassant de l’air. Clinton est tout simplement
plus proche du grand public américain, donc elle est plus attrayante
pour une partie plus large des électeurs. Les militants de Sanders ont
pris l’habitude d’entendre la complainte sourde, «J’aime Bernie, mais je ne pense pas qu’il puisse gagner». Et avec l’expérience des élections américaines typiques précédentes, ce serait tout à fait exact. Mais on est loin d’être dans une élection américaine typique.
Et récemment, tout ce qui concerne les spéculations sur l’éligibilité a
changé, en raison d’un fait simple : Donald Trump est susceptible
d’être le candidat républicain à la présidence. Compte tenu de cette
réalité, chaque question stratégique démocratique doit fonctionner non
pas sur la base d’une éligibilité abstraite contre un candidat
hypothétique, mais d’une éligibilité spécifique contre le candidat
républicain réel, Donald Trump. Ici, un
match avec Clinton est susceptible d’être un désastre électoral absolu,
alors qu’une candidature Sanders représente une bien meilleure chance.
Chacune des faiblesses (considérables) de Clinton correspond à chacun
des points forts de Trump, alors que chacune des (quelques) faiblesses
de Trump correspond à chacun des points forts de Sanders. D’un point de
vue purement pragmatique, le pari de Clinton contre Trump est une
position suicidaire désastreuse. Ses partisans insistent sur le fait qu’elle a déjà été éprouvée contre
toutes les attaques qui peuvent être menées contre elle. Mais ce n’est
pas le cas ; elle n’a jamais été soumise de plein fouet aux attaques qui
viennent lors d’une élection présidentielle générale. Bernie Sanders a
ignoré la plus grande part des crasses des tabloïd, en les traitant
comme une distraction sensationnaliste par rapport aux vrais problèmes
(«Assez avec les emails maudits !») Mais pour Donald Trump, ces
distractions sensationnalistes sont tout le match. Il va tenter de la
crucifier. Et il est très, très probable qu’il réussira. Ce style de campagne fait
d’Hillary Clinton, l’adversaire de rêve pour Donald Trump. Elle lui
donne une quantité infinie de matière première à utiliser. Les e-mails,
Benghazi, Whitewater, l’Irak, le scandale Lewinsky, le ChinaGate, le Travelgate, les dossiers du cabinet d’avocats manquants, Jeffrey Epstein, Kissinger, Marc Rich, Haïti, les erreurs fiscales de la Fondation Clinton, les conflits d’intérêts de la Fondation Clinton, «Nous étions fauchés quand nous avons quitté la Maison blanche« ,Goldman Sachs … Il y a assez de casseroles accrochées à Hillary Clinton pour aider Donald Trump pour six élections. Même un militant doué vivrait des
moments très difficile pour parer ces attaques sans fin de Trump. Même
le meilleur défenseur serait dans l’impossibilité d’attirer l’attention
vers les réelles questions de fond , et passerait tout son temps sur la
défensive. Mais Hillary Clinton n’est ni la meilleure militante, ni même douée.
En fait, c’est une militante extrêmement mauvaise. Elle peut être un
décideur qualifié, mais sur les sentiers d’une campagne, elle fait des
faux pas constamment et ne réalise que les choses ont mal tourné que
quand il est trop tard.
La semaine dernière, Zhou Xiaochuan, le
chef de la banque centrale chinoise, a annoncé, dans un entretien rempli
de jargon technique, que la Chine ne prendrait plus le dollar américain
comme base de référence pour sa monnaie. Au lieu de cela, le yuan
Chinois sera relié à un large panier de devises diversifiées, a dit M.
Zhou.
Ce changement apparemment obscur
pourrait déclencher un effondrement du dollar américain, ce qui, ainsi
que le mentionne l’économiste Peter Schiff, « sera le plus grand
événement de l’histoire humaine.”
Le fait est que 84% de la main-d’oeuvre
américaine travaille dans le secteur des services (banque, gouvernement,
commerce au détail, etc.), ce qui signifie qu’en fait, ils ne
fabriquent rien du tout. En d’autres termes, les Américains ne
produisent pas assez de matériels, pour payer pour les marchandises
qu’ils reçoivent du reste du monde. Les médias de propagande des
entreprises s’accrochent encore au mensonge, que les États-Unis est la
plus grande économie du monde, et que la Chine vient en second.
Ce qui est fiction, pure et simple. Les
Chinois, par exemple, produisent 11 fois plus d’acier que les États-Unis
et, au cours des 3 dernières années seulement, ils ont produit plus de
ciment, que les États-Unis n’en ont utilisé durant tout le 20e siècle.
Les Chinois ont décidé que, assez c’est assez, et ils exigent le
paiement intégral de leurs produits, et non pas en dollars soi-disant
américains.
L’importance de la transition a été
soulignée par la double chute des chiffres dans le commerce mondial en
janvier, et la fermeture des ports Américains. Les exportations
Chinoises en janvier a chuté de 11,2% sur une base annuelle, tandis que
les importations ont chuté de 18,8%. Ceci en grande partie avait rapport
avec les États-Unis. Le message était clair, les États-Unis ne vont
plus être autorisés de payer pour leurs commandes, avec de l’argent
imprimé à partir de rien.
Cette décision chinoise est ce qui a
incité le porte-parole présidentiel du Gouvernement Corporatif des
États-Unis, Barack Obama, de demander aux aînés Chinois et à la famille
Rothschild, la permission de dévaluer le dollar Américain, ce qui lui a
été refusé, comme il a été indiqué ici la semaine dernière.
L’échec à obtenir la permission de
dévaluer le dollar Américain, a incité les gestionnaires d’Obama, de
convoquer d’urgence, une réunion sommet imprévue, des chefs d’État de
l’ASEAN, la semaine dernière en Californie.
Les habitants du Texas considèrent l’intention de Washington
de mener des manœuvres comme une tentative d’envahir leur Etat, malgré
le démenti des autorités américaines, annonce le Washington Post.
La chasse aux sorcières commence par l’annonce, par l’armée
américaine, d’une série de manœuvres dans le sud du pays, dénommée Jade
Helm 15, des forces spéciales devant être déployées du 15 juillet au 15
septembre. Un document fuite sur Internet et les Texans apprennent ainsi
qu’ils font partie des trois Etats, avec l’Utah et la Californie, à
être « marqués » en rouge avec la mention « hostile ».
Les Texans ont vite compris qu’il ne s’agissait pas de simples
manœuvres mais bien de la tentative d’un coup d’Etat pour annuler les
élections prévues pour 2016 et prolonger la durée de la présidence de
Barack Obama.
Les habitants de Texas ont également peur d’être désarmés, car, ce
n’est un secret pour personne, ils détiennent beaucoup d’armes à feu.
Ils ont lancé alors un appel à résister à l’armée américaine.
Les « complotistes » et les détracteurs du président Obama ne
pouvaient pas rêver mieux. L’inquiétude gagne en puissance lorsque les
autorités texanes rentrent dans le jeu. Greg Abbott, gouverneur
républicain du Texas, annonce le lendemain son intention de déployer la
garde nationale texane pour contrôler ce que fait l’armée. Ted Cruz,
candidat républicain à l’investiture de son parti pour la prochaine
présidentielle, s’adresse directement au Pentagone.
Même pour l’acteur Chuck Norris, grand détracteur d’Obama, cette
menace terrible ne peut pas passer inaperçue. « Pas tant envers leurs
valeureux hommes et femmes en uniformes. Ils ne font que suivre les
ordres. Ceux qui posent question, ce sont ceux qui tirent les ficelles
depuis Washington. Le gouvernement dit: il ne s’agit là que de manœuvres
classiques. Mais je ne sais pas ce que « classique » veut dire dans la
bouche du gouvernement », exprime-t-il dans un article d’opinion paru
dans le Dallas Morning Star intitulé « les Texans et les Américains sont
inquiets ».
Le 21 mars, après une semaine de rumeurs, le porte-parole du
commandement des opérations spéciales de l’armée, Mark Lastoria, dément
toute intention d’envahir le Texas, aussi absurde que cela puisse
paraître.
Mais, envers et contre tout, un mois plus tard, une centaine de
personnes très méfiantes et remontées l’accueillent dans la petite ville
de Bastrop, où des exercices vont se dérouler.
Les nombreuses déclarations apaisantes du gouvernement états-unien ne
pouvant rassurer les Texans, il ne reste donc qu’attendre le 15 juillet
pour voir si un coup d’Etat aura lieu ou comment les Texans feront face à
l’armée US. Sources: Sputnik & Conscience du Peuple, le 11 juillet 2015
Le
Texas a annoncé qu'un projet de loi lui permettant de créer sa propre
réserve d'or était en cours d'examen. Il s'agirait de rapatrier près d'1
milliard de dollars de lingots d'or, actuellement stockés à New-York.
« Lorsque la nouvelle a été connue, j'ai reçu énormément de mails et de
coups de téléphone de gens venant d'un peu partout dans le monde, et me
disant qu'ils voulaient absolument que leur or soit stocké chez nous...
au Texas », a déclaré à la presse Giovanni Capriglione, le député
républicain texan à l'intiative de la loi.
Grâce à ce texte, le Texas devrait pouvoir en effet construire sa propre
réserve d'or, et envisagerait dans un premier temps de rapatrier les
lingots du fonds d'investissement de l'Université du Texas, évalués tout
de même à 1 milliard de dollars, et aujourd'hui conservés à New-York.
Le député Capriglione a également précisé que la création de cette
réserve d'or en territoire texan permettrait à l'État d'économiser
l'argent des contribuables. Le Texas paie environ 1 million de dollars
en frais de location pour stocker son or dans la Big Apple.
Un mouvement similaire a lieu en ce moment en Europe, où des pays comme
l'Autriche ou la Suisse viennent d'annoncer leurs intentions de faire
revenir au pays leurs réserves d'or déposées principalement dans les
banques londoniennes. L'hiver dernier, les Pays-Bas avaient eux rapatrié
122,5 tonnes d'or de New York à Amsterdam. En 2013, les Allemands
avaient annoncé leur souhait de délester les banques new-yorkaises et
parisiennes de près de 674 tonnes de lingots.
Commentaire : Extrait d'un article de De Defensa à ce propos :
« C'est évidemment dans de telles conditions que nous considérons
que la tentation de la sécession doit apparaître, et c'est pourquoi nous
avons installé, au milieu des exemples du désordre aux USA, le cas du
Texas rapatriant son stock d'or. Cette mesure contre une crise
éventuelle venue de la Federal Reserve et portant sur le papier-monnaie,
est aussi une des mesures qui rendrait, en cas de nécessité qui ne
serait plus nécessairement un "en cas de malheur", l'acte de la
sécession beaucoup plus envisageable. Le fait que ce soit le même homme
(le gouverneur Abbott) qui avait annoncé, sous les quolibets de quelques
ténors du Système à Washington, la mobilisation de la Garde Nationale
du Texas pour surveiller les troupes fédérales pendant l'exercice JH15
de juillet-août prochain, que ce même homme ordonne le rapatriement de
l'or texan au Texas, rend soudain ses initiatives beaucoup plus
sérieuses. Le terme de la logique de ses initiatives se nomme :
sécession... Comme dans le cas des craintes exprimées pour la Grèce
"qu'un seul quitte l'euro" et le château de cartes (européen)
s'effondre, on dira la crainte que dans le cas du Texas, "qu'un seul
quitte l'Union" et l'autre château de cartes s'effondre. Ce n'est pas
nécessairement "faire châteaux en Espagne". »
Après les nations européennes qui viennent
subitement de réaliser que la guerre froide est terminée, une prise de
conscience subite qui les a poussé à vouloir rapatrier leur or, c’est au
tour désormais du Texas ou plus précisément de son université de
« ramener à la maison » son or stocké à New York. L’information est
rapportée par ZeroHedge qui s’appuie sur le papier d’un journal texan, le Star Telegram.
L’University of Texas Investment Management Co. possède pour 1
milliard de dollars d’or. Cet achat avait été conseillé par le célèbre
gestionnaire de hedge fund Kyle Bass qui fait partie des instances de
l’université du Texas. Soit la personne même qui avait déclaré « qu’acheter de l’or, c’est acheter une option contre l’idiotie du cycle politique, c’est aussi simple que cela »
mais en plus d’avoir conseillé à l’université d’acheter du métal jaune,
il lui avait également recommandé d’en prendre livraison (au lieu de
conserver les certificats papiers d’un COMEX leveragé).
Jusqu’à présent, les lingots se trouvaient dans les coffres de HSBC à
New York mais aujourd’hui, l’université a décidé de passer à la vitesse
supérieure en rapatriant son or au Texas même, un État américain où la
population est particulièrement indépendante et éprise de liberté, d’où
vient par exemple Ron Paul (même s’il n’y est pas né) et Alex Jones.
L’université
va s’appuyer sur l’État du Texas qui a préparé la House Bill 483 afin
de créer un lieu de stockage sécurisé pour l’or et d’autres actifs de
valeur, pour stocker son métal. Les coffres-forts accueilleraient
d’abord l’or de l’université mais aussi les métaux précieux de toute
institution, ville, école, entreprise, individu ou pays qui souhaiterait
stocker son or au Texas.
Giovanni Capriglione, membre du congrès du Texas qui est derrière la
proposition (qui a déjà été validée par le Sénat local, il ne manque
plus que l’aval du gouverneur) a déclaré :
« Il n’est pas question de créer un fort Knox mais lorsque j’ai
fait l’annonce de la nouvelle, j’ai reçu énormément de courriel et
d’appels téléphoniques de gens des 4 coins du monde souhaitant stocker
leur or… Dans un coffre texan. Le Texas représente pour beaucoup de
gens un État grand et puissant… C’est donc pour eux l’endroit idéal pour
stocker leur or. »
C’est la première fois qu’un État américain est sur le point de créer
ses propres facilités pour stocker des quantités importantes de métaux
précieux. Après avoir contaminé toute l’Europe, la défiance envers New
York et ses banques se propage désormais aux États-Unis même.
L'opération
fait actuellement les choux gras des sites complotistes ou des blogs
survivalistes américains. Il s'agit de l'opération officielle Jade Helm
prévue du 15 juillet 2015 au 15 septembre 2015 dans sept états
américains. Il s'agit d'un énorme exercice, grandeur nature de sécurité
intérieure comme les États-Unis aiment en produire souvent. Déjà les
véhicules militaires du type Humvees ont été transportés par camion
directement vers les États concernés et ils ont été entreposés dans des
établissements Wal-Mart, ces établissements qui avaient officiellement
fermés pour six mois en début d'année, licenciant du jour au lendemain
tout son personnel pour des travaux de plomberie !
L'opération Jade Helm est énorme et travaille sur l'hypothèse de
l'instauration en urgence de la loi martiale dans tous les Etats-Unis,
suite à un effondrement sociétal du pays, une sécession ou une
dislocation inter étatique.
Sans polémiquer sur l'exercice proprement dit, il semblerait
donc que l'on n'écarte plus aux États-Unis ce genre d'hypothèses dans
les hautes sphères de la sécurité intérieure. Elle fait bien partie
aujourd'hui, comme on peut le voir très souvent dans les films
hollywoodiens, des scénarios de politique fiction plausibles. Ainsi,
depuis la semaine dernière ont commencé des mouvements militaires
massifs sur les autoroutes américaines impliquant des transports de
chars au Texas, des antennes satellitaires portatives au
Nouveau-Mexique. Pour des observateurs attentifs, ce déploiement nous
permet de corroborer les armes qui seraient susceptibles d'être
utilisées en cas d'émeutes aux États-Unis. On pense à ces fameuses armes électromagnétiques non
létales qui permettent de maîtriser les foules par ultra-sons . Elles
ont effectivement bien été repérées en nombre dans le Nevada, état qui
participe aussi à l'opération Jade Helm.
On peut s'interroger
A quoi se préparent les États-Unis ? A des émeutes nationales
qui inciteraient les gouvernements locaux à déclarer la loi martiale ? A
une catastrophe climatique ? En fait, depuis quelques mois, y
compris en Floride, les rangers américains ont effectué toute une série
d'exercices où l'on a vu de faux émeutiers conduits enchaînés dans des
camps martiaux, appelés les FEMA. Ces camps sont pour l'instant
officiellement expérimentaux mais paradoxalement, ils ont l'air d'être
particulièrement opérationnels maintenant sur pratiquement tout le
territoire américain. Les autorités officielles américaines nient bien
sûr leur existence et contestent qu'il y ait eu ouverture de tels camps
mais tout semble maintenant attester de leur présence , en particulier
par le témoignage de citoyens témoins voisins mais aussi de rangers ou
de vétérans.
On scénarise donc sur un effondrement économique total, une catastrophe
"naturelle" d'ampleur gigantesque, la TGM (sigle désormais utilisé dans
l'armée américaine pour désigner la ''troisième guerre mondiale'') mais
pour l'opération officielle, il s'agira tout simplement d'une sécession
des États du Sud, d'émeutes urbaines qui dégénéreraient.
Dans l'anesthésie générale des masses, personne ne semble réellement
s'offusquer de telles menaces. De quelle guerre s'agit-il vraiment ?
D'une guerre internationale ou civile ? Et s'il s'agissait d'une guerre
larvée, non dite ? Ces exercices sont-ils les préparatifs subtils de la
guerre civile à venir qui ne serait ni une guerre de l'information, ni
une guerre de la propagande, ni une guerre économique ou psychologique
mais une guerre pure et simple, une guérilla de francs-tireurs ? N'oublions
pas que très souvent aux États-Unis, les exercices fédéraux de crise
ont une tendance étrange à coïncider soudainement avec des événements
historiques de crises très réelles.
A la lettre, l'opération Jade Helm est un acronyme pour ''aide conjointe
pour le déploiement et l'exécution''. Il s'agit d'un programme conçu
pour créer des plans d'action et de déploiement par des modèles
informatiques destinés à accélérer les temps de réaction pour les
planificateurs militaires au cours d'un scénario de crise. Il est lié
avec un autre programme appelé ACOA (Adaptive Course of Action). Les
deux programmes sont des produits de l'Agence Darpa.
Contrairement à ce qui avait été dit au départ par le gouvernement
américain, Jade Helm tourne bien autour de la crise intérieure, du
gouvernement d'exception, d'une crise de grande ampleur qui affecterait
le territoire américain dans sa totalité. Quant à la guerre qui serait
alors menée, le déploiement de l'opération ne laisse plus aucun doute : il s'agit d'une guerre ultime, de la guerre ultime contre le peuple américain.
On prévoit donc que lorsque les libertés constitutionnelles seraient
abrogées de par les circonstances et l'état d'exception, il faudra
répondre à l'insurrection des plus hardis, de ceux qui auraient échappé
aux mailles du contrôle de l'opinion publique, d'Internet et de big
brother.
Il importe pour nous Européens, de suivre, dans le détail, les
mouvements des opérations de Jade Helm car ils donnent le ton mais
surtout, expliquent le sens général des lois sécuritaires françaises qui
viennent d'être votées. Ces lois sont censées nous protéger du
terrorisme islamique, mais elles ciblent dans leur langage même les
mouvements identitaires (ce qu'a d'ailleurs reconnu le Ministre de
l'Intérieur Cazeneuve à l'Assemblée nationale) et surtout, elles nous
visent, elles visent la dissidence sur internet, réduite maintenant au
vocable ''complotiste''. Le ''complotiste'' étant au virtuel
l'équivalent du terroriste dans la rue.