Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)
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samedi 28 décembre 2013

La planète des vieux: la bombe du vieillissement en 13 chiffres inquiétants

✓ Chaque seconde de la journée deux personnes fêtent leur soixantième anniversaire.
✓ En 2050, il y aura 2 milliards de personnes âgées de plus de soixante ans dans le monde.
✓ En 2012, 15 pays du monde comptaient plus de 10 millions de personnes de plus de 60 ans, en 2050, il y en aura 33.
✓ En 1900, l'espérance de vie moyenne était de l'ordre de 45 à 50 ans. Aujourd'hui, dans les pays développés, elle dépasse 80 ans.
✓ La proportion de la population âgée d’au moins 60 ans augmente plus vite que la population totale presque partout dans le monde. Le nombre d'octogénaires croît plus vite que n'importe quel autre groupe d'âge de la population âgée.
✓ 1 Chinois sur 3 aura plus de 60 ans en 2050.
✓ Dans les pays développés, 9% de la population est âgée de plus de 60 ans aujourd'hui. En 2050, ce chiffre va doubler, et il va même tripler en 2100.
✓ Le nombre d'octogénaires va même être multiplié par sept en 2100, passant de 120 millions cette année à 402 millions en 2050 et 830 millions en 2100.
✓ En 2030, 23% des Chiliens seront âgés de plus de soixante ans, ce qui fera de la population de ce pays la plus âgée de l'Amérique du Sud.
✓ En Grande-Bretagne, le nombre de personnes ayant un parent malade va passer de 400.000 en 2004 à 500.000 en 2041, avec la plus forte augmentation vers 2022.
✓ En Asie et en Afrique, 70% de la population a moins de 30 ans.
✓ Dans l'UE, le nombre de personnes dans le groupe d'âge des 15-64 ans va diminuer de 48 millions d'ici à 2050, ce qui réduira le nombre d'actifs par personne âgée de plus de 65 ans de 4 à 2.
Les prévisions des Nations Unies
2012 2050
Nombre de personnes âgées de plus de 60 ans 809 millions 2,031 milliards
En pourcentage de la population mondiale  11,5%32%
 
Nombre de personnes âgées de plus de 80 ans 114 millions 402 millions
En pourcentage de la population mondiale1,6%4,3%

Vieillissement: 2 tendances que les démographes n'ont pas vu venir et leurs 4 conséquences sociales



« Cela a commencé ici en Angleterre, il y a environ 250 ans. On appelle cela la transition démographique, et cela correspond au passage entre des sociétés majoritairement jeunes à des sociétés majoritairement vieilles. Il a fallu 150 ans à l’Europe pour effectuer cette transition, mais maintenant, dans le Sud, les pays connaitront la même transition dans environ 25 ans », a expliqué le Dr. Sarah Harper , une gérontologue britannique qui a fondé l’Institut du Vieillissement de la population d’Oxford, au cours d'un récent débat organisé par le New York Times.

D’après Harper, les démographes n'ont pas vu venir deux phénomènes qui ont changé la donne en matière de prévisions démographiques :

✔ Personne n’avait anticipé une chute aussi rapide et aussi brutale du taux de natalité en Europe mais aussi en Asie. La Corée du Sud, Singapour, l'Inde urbaine et la Malaisie ont maintenant des taux de fécondité inférieurs au seuil de renouvellement des générations de deux enfants par femme. D'une part c'est une bonne chose, car cela signifie que les prédictions apocalyptiques telles qu’une population mondiale de 24 milliards d’individus sur la planète ne se réaliseront pas, et que la population mondiale va se stabiliser à 10 ou 11 milliards d’individus. Mais cela signifie aussi que cette baisse de la fécondité est si rapide qu’elle peut avoir un effet domino sur notre économie.

✔ Personne n’avait vu non plus l'augmentation spectaculaire de notre espérance de vie. En 1850, la moitié de la population anglaise était morte à l’âge de 45 ans. Maintenant, la moitié de la population est encore vivante à 85 ans et nous pouvons extrapoler que bientôt, la moitié de la population sera encore vivante à 100 ans. « Ma fille est née en 1996 : il y a une bonne chance qu’elle connaisse le 22ème siècle», dit Harper.

Quelles seront les conséquences pour nos sociétés? Il y en a 4 principales :

✔ Le concept de l'héritage est remis en question. Que se passe-t-il en effet si l’on n’hérite plus de ses parents avant l’âge de 80 ans ?

✔ Notre vie professionnelle est appelée à changer. Sera-t-il encore possible à l'avenir de ne passer que quelques années à se former, une courte période à travailler, et plusieurs décennies à la retraite? Nous devrons changer la manière dont nous menons nos existences. « Mon père a pris sa retraite à l’âge de 54 ans. Il a maintenant 84 ans. Désormais, il a touché sa pension pendant plus longtemps qu’il n’a touché un salaire, et il en est très fier. Mais il n’est pas question que moi, ou mes sœurs, ou quiconque dans ma famille, ou la plupart d'entre vous, puissiez connaître ce type de pension ou être capable de prendre sa retraite à 54 ans », commente Harper.

✔ Le contrat entre les générations est mis sous pression. Dans la plupart des sociétés, la norme veut que l’on s’occupe de ses enfants, et que lorsque l’on devient vieux, ils s’occupent de nous. Mais nous nous dirigeons vers un monde où les personnes âgées qui ont eu moins d'enfants et vivent plus longtemps devront davantage s’assumer seules.

✔ Le quatrième défi est celui de la santé publique. Nous repoussons les limites de la mortalité, mais nous demeurons des mortels, et nous connaitrons tous la fin de vie. Les initiatives en matière de santé publique pour nous permettre de rester en bonne santé tout au long de notre vie seront de plus en plus nécessaires.

«Je pense que nos sociétés finiront par s'adapter. Je ne crois pas que les économies vont s’effondrer, mais il se pourrait que cela aboutisse à plus d’inégalité dans nos sociétés », conclut Harper.

VU ICI
 

jeudi 10 octobre 2013

La souplesse n'a pas d'âge


On pense qu’on est vieux, à 70 ans, regardez cette femme, de 86 ans. Il me manque encore un peu de pratique pour atteindre ce niveau...
 
       
INCROYABLE! Admirable! Hors de l'ordinaire.
Voici une belle leçon de vie, tenons-nous en forme !!!
Merci Lorraine D.
 

vendredi 20 septembre 2013

Transhumanisme : L’homme qui vivra 1000 ans est déjà né !


Cette prophétie aussi incroyable que surprenante est signée Laurent Alexandre. Un simple aperçu de son curriculum vitae impressionne déjà: chirurgien-urologue et neurobiologiste, diplômé de Science Po, d'HEC et de l'ENA, fondateur de Doctissimo et auteur de l’essai ‘La mort de la mort’. Ce Français vivant à Bruxelles s’est penché sur les bouleversements de l'humanité face aux progrès de la science en biotechnologies. Son constat a de quoi interpeller. C’est pourquoi LaLibre.be l’a rencontré.

Lors de vos conférences, vous concluez "l’homme qui vivra 1.000 ans est probablement déjà né !". Cela sonne comme une provocation…

Non, c’est une conviction. Il est probable que l’homme qui vivra 1.000 ans est déjà né. Je n’ai pas dit qu’il s’agirait de quelqu’un de mon âge, ni que cela est possible avec les technologies actuelles. Quelqu’un qui naît aujourd’hui aura 90 ans en 2103, il bénéficiera des nombreuses innovations en nano-biotechnologie juste inimaginables aujourd’hui. Il s’agît de cellules souches, de thérapies géniques, de séquençage de l’ADN et de futures innovations -inconnues à l’heure actuelle- qui vont radicalement changer l’espérance de vie des humains.

Mais l’espérance de vie peut-elle s’envoler à ce point ?

En 250 ans, l’espérance de vie en Belgique a triplé, passant de 25 à plus de 80 ans. Actuellement, elle croît de 3 mois par an. En clair, quand on vieillit une année, l’on ne se rapproche de sa mort que de 9 mois. A partir de là, il faut être conscient que toutes technologies qui permettent de modifier nos comportements biologiques ont une croissance de leurs capacités comparable à l’explosion des microprocesseurs avec la Loi de Moore.

Ce qui signifie un doublement rapide de ces technologies.

Oui, contrairement à l’automobile, l’aviation et autres secteurs où les progrès sont lents. Prenons un seul exemple, le coût du séquençage ADN a été divisé par 3 millions en seulement 10 ans : le premier a pris 13 ans, mobilisé 22.000 chercheurs à travers le monde et coûté 3 milliards de dollars. Demain, il prendra quelques heures et coûtera 100 dollars. Alors qu’en 1990, tous les savants affirmaient que ce serait - à jamais - impossible à réaliser, on dénombre aujourd’hui 1 million d’humains dont l’ADN a été séquencé.

Quel est l’intérêt de séquencer l’ADN de tous les humains ?

Ce séquençage offre une lecture des 3 milliards d’instructions ou messagers chimiques présents dans nos chromosomes, soit notre identité biologique qui définit la manière avec laquelle nous sommes construits. A partir de cette lecture, on a une idée précise des pathologies qu’on va avoir et des traitements à appliquer. Dans un premier temps, nous savons lire mais pas encore modifier notre ADN. Dès les années 2018, le bricolage de nos chromosomes deviendra possible. La modification de l’ADN sera même une chose banale dans la prochaine décennie ! Ces technologies nous offrent donc une explosion de notre capacité à changer notre nature et donc à faire reculer la mort.

Quand on évoque la mort de la mort, on pense immédiatement aux cancers qui touchent en moyenne 1 Belge sur 3. Vous en tenez compte ?
Progressivement et d’ici 2025-2030, le cancer va devenir une maladie banale et chronique, et ce, au même titre que le Sida l’est devenu dans les pays développés grâce aux quadrithérapies. Le cancer ne disparaîtra pas, mais on pourra le traiter facilement et il ne modifiera pas notre espérance de vie à l’avenir.

Concrètement, la science nous permettra de rééditer notre ADN et de remplacer certaines cellules par des composants électroniques ?

Les composants électroniques, on a commencé à le faire. Voyez les pacemakers qui suppléaient les cellules cardiaques défaillantes, les implants dans le cerveau contre la maladie de Parkinson qui remplacent les cellules spécialisées ou encore les implants qui permettent de combler les problèmes de surdité. L’hybridation de notre corps avec des composants électroniques est en cours et va s’accélérer. Quant à la démocratisation de ces technologies, je n’ai pas d’inquiétudes : le prix devrait baisser très rapidement. Rappelez-vous que certains spécialistes étaient très sceptiques en voyant les premiers téléphones portables ou appareils photo numériques. Ils estimaient que cela ne marcherait jamais à cause du prix. La société Kodak a complètement raté le train numérique…

Vivre 1.000 ans, cela a un côté angoissant, non ?

Cela fait 250 ans que nous avons commencé à euthanasier la mort. Si ce phénomène devrait s’accélérer avec les nano-biotechnologies, ce serait un processus progressif, tant aux niveaux social, politique, philosophique que religieux. On ne verra pas demain surgir un homme de 350 ans, nous avons donc le temps de nous y faire et de nous adapter. D’ailleurs, en 2013, personne ne revendique un retour à une espérance de vie de 25 ans !

En tant que chirurgien, vous pensez qu’on ne touchera plus les patients lors d’opérations ?

La robotique chirurgicale progresse de manière très rapide. D’ici 15 ans, on peut raisonnablement penser que nous serons opérés par des robots, dont les capacités seront nettement meilleures que celles des humains.

Dans le milieu scientifique, votre thèse est-elle soutenue par d’autres spécialistes ? On a un peu le sentiment que vous êtes seul à être si affirmatif.

Je ne prétends pas être un gourou qui vend des pilules magiques qui vont augmenter l’espérance de vie. Je ne suis pas un nouveau Rika Zaraï. En revanche, je suis un spécialiste des nano-biotechnologies qui évalue la manière avec laquelle ces technologies vont changer. Il y a un courant de pensée aux Etats-Unis pour envisager une forte augmentation de l’espérance de vie, mais les technologies dont je vous parle (cellules souches, séquençage ADN,…) sont très récentes ! Le corps médical commence juste à découvrir ces technologies qui semblaient ‘impossibles’. Ils envisagent à peine les possibles applications futures. En Belgique, une majorité de médecins ignorent encore qu’on sait séquencer les 3 milliards d’instructions de l’ADN ! Il va falloir quelques années pour apprendre aux médecins les potentialités des nano-biotechnologies. Ce n’est que le début de la fin de la mort.
http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/l-homme-qui-vivra-1-000-ans-est-deja-ne-523a9f9b35703eef3a012691

samedi 3 septembre 2011

Ces vieux qu'on adore détester

Ce texte peut très bien s’adapter envers les Québécois.
Moi-même, je ne suis pas très loin d'être un nouveau con
Lolo.

Ces vieux qu'on adore détester
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît", disait Audiard. Étudier les cons est tout aussi passionnant que déprimant. Etienne Liebig leur consacre un livre : "Les nouveaux cons". Aujourd'hui il s'attaque aux retraités... Extraits.

"Et on finit par les voir tous les matins, prêts, la poignée du caddie bien serrée dans leurs mains décharnées, à neuf heures précises, sur le parking du supermarché"... Crédit Reuters
Ce nouveau con arrive tout d’abord en pleine forme à l’âge de la retraite : professeurs, fonctionnaires, employés de bureau, ils ne se tuent pas beaucoup à la tâche, ont du pouvoir d’achat et savent qu’ils sont partis pour trente ans d’une nouvelle vie.
Leur principal souci : la tranquillité pour profiter de « cette retraite bien méritée ». Dès ce moment, leur vie va consister à donner leur avis sur tout, tout le temps et partout, alors qu’ils sont déconnectés de la réalité et jugent les autres à l’aune de leur propre histoire. Ils représentent une minorité qui s’exprime, car elle a les moyens de le faire, et qui impose son point de vue au reste du pays. Cela tombe bien, car les politiques décisionnaires (députés, sénateurs, édiles de la nation) sont aussi de cet âge un peu révolu qui s’accroche à ses privilèges. Après avoir emmerdé le monde une partie de l’année avec leurs petites idées ringardes, ils partent six mois en tracking, au Maroc, pour se faire masser en balnéothérapie ou dans une île à la con, dans un océan quelconque. La politique économique du pays se fait en fonction de leur bon vouloir, puisqu’ils possèdent du fric qu’ils placent sans état d’âme au plus offrant, surtout s’ils se disent de gauche. Ils sont inutiles et prétentieux, mais tiennent les rênes du pays et aucun pouvoir politique, aucune banque, aucun média ne peuvent faire sans eux. Par-dessus tout, ces poids morts ont du temps, la santé et s’emmerdent à en crever. Ils s’incrustent alors partout : dans les associations, dans la vie locale, dans les partis politiques, imposant leurs idées par le nombre et fermant leur clapet aux jeunes qui cherchent à faire évoluer les mouvements.
On les écoute, car leur expérience leur donne de la respectabilité, mais ils empêchent tout changement, car leurs références restent celles de leurs rêves enfouis. Ils ont occupé la France et se font entendre plus fort que tous les autres réunis. Ils votent pour le plus ringard et on est obligé de tenir compte de leur choix. Les vieux qui fermaient leur gueule au début du XXe siècle sont devenus, depuis les années 2000, les nouveaux princes de cette société sans repères. Les lubies de ces nouveaux vieux cons deviennent les lubies de tout le monde par médias interposés, puisque ce sont eux qui font marcher les télés et les journaux : la santé, la sécurité, le salaire des patrons, les placements, le CAC 40, la vie de la bourse, les films des années soixante, le rock, Dalida et Johnny. Des sujets dont tout le monde se foutrait si on ne nous les resservait en permanence pour plaire à ces nouveaux cons. Fuyant les grandes villes pour échapper au bruit, à la pollution et aux gosses, ils se retirent à la campagne, où ils imposent leur mode de vie de bourgeois en méprisant les habitants locaux. Ils l’imposent très logiquement à leur propre entourage, qui dépend de leurs faux élans de générosité. Depuis la crise et la montée de la misère, les vieux font la pluie et le beau temps des jeunes dans la merde. Ils hébergent, en échange de gentillesses et de mamours, prêtent de la thune contre les bisous du petit dernier, et tiennent tout le monde en otage avec le blé que leur a rapporté la France des Trente Glorieuses. Comble du malheur, ils ne se décident jamais à crever et emmerdent le monde pendant des années.
Et on finit par les voir tous les matins, prêts, la poignée du caddie bien serrée dans leurs mains décharnées, à neuf heures précises, sur le parking du supermarché. Dès que le rideau métallique s’ouvre, ces nouveaux cons se précipitent, se bousculant les uns les autres comme s’ils allaient manquer de nourriture. Ils déambulent dans le magasin, attrapent leur chocolat, leur jambon, la bouffe pour chats, leurs gâteaux, leurs yaourts, en retournant tous les rayons pour avoir les plus frais. À la caisse, ils ont oublié le code de leur putain de carte bleue et énervent tout le monde avant de payer en liquide – tout cela, en faisant la gueule. Ensuite, ils se ruent vers leurs voitures et retrouvent leurs vieilles femmes aigries. À neuf heures et demie, ils sont devant leur télé et se font chier toute la journée jusqu’au soir en enchaînant les feuilletons allemands et les jeux débiles. Ces nouveaux cons n’ont plus qu’un seul souci : bâfrer en regardant leur quéquette se recroqueviller inéluctablement. Plus d’activité, plus d’amour, plus d’espoir, plus de projets… Juste de la haine envers les jeunes, les femmes, les riches, les pauvres, les immigrés et les journalistes. En hiver, ils se tirent au soleil pour économiser le chauffage et apprendre les bonnes manières aux Maghrébins dans les hôtels de Marrakech, en se faisant masser par des gamines à leur service.
On croit toujours qu’ils vont crever, mais ils tiennent bon. Sécu, mutuelle, bonne bouffe, ils sont la rente viagère du toubib de quartier et la désolation des comptes de la Sécu. Ils usent et abusent des médecins, des hostos, des opérations, des cures, des médocs et des hospitalisations d’urgence. Toujours, ils s’en sortent. C’est le fameux syndrome du cent pour cent : pourquoi ne pas faire venir le docteur même si je ne suis pas malade ? De fait, la santé est leur unique sujet de conversation : les douleurs, la diarrhée verte, la constipation, la prostate, les cancers divers et variés. Leur univers est grand comme leur nombril, mais depuis peu, ils ont Internet et envahissent la toile de leurs opinions de vieux cons et d’échanges sur leurs problèmes d’intestins bloqués. La France va bientôt leur appartenir entièrement et nous ne pourrons rien y faire. Souvent accrochés à leur fenêtre comme un trader à son parachute doré, ils surveillent la rue, veillent à ce que rien ne vienne perturber leur petite vie d’orvet. Au moindre bruit, au moindre cri de gamin, à la moindre engueulade d’ados, ils pressent l’unique touche de leur téléphone portable simplifié et préviennent la police qu’un danger guette leur tranquille tranquillité.

mercredi 10 août 2011

A 90 ans, un faux kidnapping pour fuguer de la maison de retraite !

 Magnifique le récit de cette vieille dame de 90 ans,
Ma mère a le même âge, mais son esprit ne serait vraiment pas en mesure d’un tel exploit.
Lolo



Liberté« Mieux vaut avoir des ennuis que s’ennuyer ». Une mamy nonagénaire qui n’en peut plus de l’ennui de la maison de retraite a organisé son kidnapping pour retrouver la liberté…
Suzanne, 90 ans, s’est laissée convaincre d’aller vivre dans une maison de retraite, et elle a trouvé une très bonne adresse dans l’Essonne. Mais Suzanne craque : la vie collective n’est pas faite pour elle, et elle préfère partir. Six fugues en deux mois, et la dernière, jeudi dernier, a bien failli réussir. Mais elle a du faire fort : un faux kidnapping.
L’idée est toute simple : elle organise un faux kidnapping, se planque quelques jours, et va ensuite reprendre sa vie de liberté dans la vraie vie, en retrouvant son logement.
Son homme de main est Anthony, son arrière-petit-fils de 20 ans. Jeudi soir, il envoie un de ses potes se glisser incognito dans la maison de retraire, et partir ni vu ni connu avec la mamy, pour aller se planquer quelques jours dans la maison de sa petite fille, en vacances.  Réussite nickel.
Mais la maison de retraite déclenche l’alerte, et la police entreprend de grandes recherches, car l’affaire est grave et qu’on dispose de peu d’indices…  Anthony surveille ce bazar, mais les recherches prennent trop d’ampleur, et il avertit lui même la police.
Au Parisien, Suzanne s’explique: «Anthony a fait ça parce qu’il sait exactement ce que je ressens. La seule chose qui m’intéresse c’est de rentrer chez moi. La liberté, la liberté, la liberté, un point, c’est tout!» Liberté
Allez Suzanne, vous allez bien trouver la solution… et surtout si vous avez conservé votre domicile.
Quand une personne est hébergée, l’établissement se doit de surveiller les fugues. Mais dans des maisons de retraite, il n’existe pas de système d’hospitalisation sous contrainte. Ce n’est le cas que pour les hôpitaux psychiatriques, et dans des conditions bien précises.
Aussi, le meilleur moyen de fuguer, en toute tranquillité, c’est encore de passer par le bureau du directeur, qui ne pourra rien faire d’autre que signer le bon de sortie. C’est le régime de l’admission libre, demandée par une personne qui peut y mettre fin à tout moment. Bien sûr, si le directeur estime cette perspective malheureuse, il va chercher à convaincre. Mais la décision de la mamy l’emporte, surtout si elle a encore son domicile.  
Les tracas de la vie dehors ne justifient pas le confort trop tranquille de la vie dans la maison de retraite. Peut-être quelques petits soucis à prévoir pour les voisins, mais après tout….Suzanne fera toujours moins de dégâts qu’une agence de notation, alors vive la liberté.
Liberté