Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’il paraît qu’en Théorie, tout va bien. (Les mots surpendus)

mercredi 28 décembre 2016

L'« indépendante » chasse aux « fake news » sur Facebook ne sera menée que par des groupes americains

Vera Mikhaïlichenk

Agoravox 

lun., 26 déc. 2016 09:21 UTC

Les US ne cessent d'évoquer la propagande et les «fake news» contre lesquels il faut lutter. Pour faire du fact-cheking, Facebook a choisi... les plus grands donateurs d'Hillary Clinton et du establishment américain. Découvrez l'analyse de RT.

Les «fausses nouvelles» est un phénomène qui envahit des réseaux sociaux, comme nous le disent sans cesse les médias américains. Le Facebook comment propose-t-il de lutter contre un tel fléau ? C'est très simple : vous choisissez un organisme de vérification des faits, de préférence celui qui a les liens les plus étroites avec l'establishment américain et le faites passez pour un mécanisme indépendant et impartial. Les résultats ne vont pas se faire attendre...
https://fr.sott.net/article/29724-L-independante-chasse-aux-fake-news-sur-Facebook-ne-sera-menee-que-par-des-groupes-americains

Une atteinte au chœur de la Russie

Slobodan Despot
Arrêt sur Info
dim., 25 déc. 2016 05:44 UTC
Commentaire : Les deux tragédies qui ont frappé la Russie récemment amputent cette dernière d'une partie de ses moyens de communication. Difficile d'y voir là autre chose qu'un improbable hasard. S'attaquer à un symbole, tel que celui des Chœurs de l'Armée Rouge, n'est-ce pas s'attaquer à la représentation d'une idée, d'un sentiment, d'une philosophie ? N'est-ce pas s'attaquer à l'essence même de la chose représentée, ici le peuple russe ? N'est-ce pas enfin vouloir lui dénier son droit même à l'existence et lui enlever une partie de son ancrage dans la réalité ? Stratégies connues, incontournables, faites de propagande et de désinformation, de guerre psychologique et médiatique, donc ; celle que l'occident à déclaré à la Russie depuis des mois. Le crime n'est-il pas signé ?

La disparition tragique du chœur Alexandrov en mer Noire ce 25 décembre 2016 est bien plus qu'une tragédie aérienne. C'est un coup historique et une catastrophe nationale, plus douloureuse encore que la perte du Koursk en l'an 2000. Car cet ensemble de haute volée, connu à l'Ouest comme « les chœurs de l'Armée rouge », était la voix même de la Russie invaincue. Par la magie du chant, il était devenu l'un des piliers d'une miraculeuse réconciliation nationale, entre rouges et blancs, qui a jeté un pont par-dessus des millions de cadavres et conduit en moins d'une génération à la résurrection de l'Empire.

Ce que les commissions de révision, les livres d'histoire, les lois et les tribunaux n'auraient jamais pu accomplir, la musique et la spiritualité l'ont fait, tout naturellement. Ce que recelait le chœur Alexandrov, c'était le patrimoine le plus inaliénable de toutes les Russies. « Ceci est à nous! », pouvaient se dire tous les Russes, de tous les bords et opinions. « On pourra nous envahir, on pourra plagier nos chants, mais on ne pourra jamais nous les enlever! » Les airs russes, qui ont tant marqué la musique universelle, plongent leurs racines dans le chant de l'humanité première. Ils sont classiques et populaires, solennels et gaillards, amoureux et martiaux, débridés et funèbres. Ils sont toute la vie! C'est pourquoi le chœur Alexandrov pouvait enchaîner l'hymne national et Daft Punk sans faute de goût.

La diplomatie secrète de l'âme slave

Parmi mes amis et parents serbes, la consternation est tout aussi profonde. La disparition de ce grand chœur le même jour évoque un autre martyre collectif qui est dans toutes les mémoires: l'exécution de tous les lycéens de la ville de Kragujevac par les Allemands, le 21 octobre 1941, parmi des milliers d'autres otages. La grande poétesse Desanka Maksimović en a tiré un poème bouleversant que tous les Serbes connaissent, le Conte sanglant : « Cela se passait dans une contrée de paysans/dans les montagnes des Balkans./Y mourut en martyr/tout un régiment d'étudiants/en un seul jour. »

A l'époque où la Russie regardait impuissante la destruction de la Serbie sous les bombes de l'OTAN et le dépeçage du Kosovo par les bandits anglo-saxons aidés des mafias albanaises, les reprises de vieux hymnes serbes par les chœurs de l'Armée rouge portaient un message de fraternité qui consolait les cœurs et maintenait la foi dans une alliance que les rapports de force avaient enterrée. C'était une diplomatie clandestine qui empruntait les canaux chiffrés de l'âme slave. Le clin d'œil était parfaitement compris : « Leur temps passera, et nous nous retrouverons! »
« Leur » temps est en train de passer, en effet, et ce n'est pas sans pleurs ni grincements de dents. Si cet invraisemblable accident n'est pas qu'une blague du hasard, si quelqu'un a vraiment voulu frapper la Russie, il a visé juste. Il a frappé au cœur. Juste en-dessous du président ou du patriarche. Et pourtant il ne pouvait viser plus faux! Le chœur de l'armée n'a rien inventé. Il n'était que la plus belle voix de la Russie éternelle, une voix qui se reconstruira avec le temps. Ce coup au chœur ne fera que renforcer l'esprit de bravade de ce peuple magnifique et dément. Ses chants lui confèrent un cœur immense qui se rit de la mort. Et chaque Russe est tombé dedans tout petit, comme Obélix dans son chaudron de potion magique.
https://fr.sott.net/article/29722-Une-atteinte-au-ch%C5%93ur-de-la-Russie

« Le Ministère de la Vérité », la novlangue orwellienne , l'oubli du passé


 Manlio Dinucci
Mondialisation Canada
mer., 28 déc. 2016 08:42 UTC

« Massacre de Berlin, pourquoi le terroriste a-t-il laissé ses papiers ? » : se demande le Corriere della Sera, en parlant d' « étrangetés ». Pour avoir la réponse il suffit de regarder le passé récent, mais de celui-là il n'y a plus de mémoire. Il a été réécrit par le « Ministère de la Vérité » qui -imaginé par George Orwell dans son roman de politique-fiction 1984, critique du « totalitarisme stalinien » - est devenu réalité dans les « démocraties occidentales ». Ainsi a été effacée l'histoire documentée des dernières années.

© GoogleCelle de la guerre USA/OTAN contre la Libye, décidée -comme le prouvent les emails de la Clinton- pour bloquer le plan Kadhafi de créer une monnaie africaine alternative au dollar et au franc Cfa. Guerre initiée par une opération secrète autorisée par le président Obama, en finançant et armant des groupes islamistes d'abord classifiés comme terroristes, parmi lesquels les noyaux du futur Isis.

Ensuite approvisionnés en armes à travers un réseau CIA (documenté par le New York Times en mars 2013) quand, après avoir contribué à renverser Kadhafi, ils sont passés en 2011 en Syrie pour renverser Assad et attaquer ensuite l'Irak (au moment où le gouvernement al-Maliki s'éloignait de l'Occident, en se rapprochant de Pékin et de Moscou). Effacé le document de l'Agence de renseignement du Pentagone (daté du 12 août 2012, déclassifié le 18 mai 2015), dans lequel on affirme que « les pays occidentaux, les états du Golfe et la Turquie soutiennent en Syrie les forces qui tentent de contrôler les zones orientales » et qu'il y a, dans ce but, « la possibilité d'établir une principauté salafiste en Syrie orientale ».

Effacée la documentation photographique du sénateur McCain qui, en mission en Syrie pour le compte de la Maison Blanche, rencontre en mai 2013 Ibrahim al-Badri, le « calife » à la tête de l'Isis. En même temps, s'inspirant de la « novlangue » orwellienne, on adapte au cas par cas le langage politico-médiatique : les terroristes, ainsi définis seulement quand ils servent à terroriser l'opinion publique occidentale pour qu'elle soutienne la stratégie USA/OTAN, se trouvent qualifiés d' « opposants » ou de « rebelles » lorsqu'ils perpètrent des massacres de civils en Syrie.
Utilisant la « novlangue » des images, on cache pendant des années la condition dramatique de la population d'Alep, occupée par les formations terroristes soutenues par l'Occident, mais, quand les forces syriennes soutenues par la Russie commencent à libérer la ville, on montre chaque jour le « martyre d'Alep ». On dissimule par contre la capture par les forces gouvernementales, le 16 décembre, d'un commando de la « Coalition pour la Syrie » -formé de 14 officiers des Etats-Unis, Israël, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie, Jordanie, Maroc, - qui, d'un bunker dans Alep-Est, coordonnait les terroristes d'Al Nosra et autres.

On peut, sur ce fond, répondre à la question du Corriere della Sera : comme il est déjà arrivé dans le massacre de Charlie Hebdo et dans d'autres, les terroristes oublient ou laissent volontairement une carte d'identité pour être immédiatement identifiés et tués. A Berlin d'autres « étrangetés » ont été constatées : en perquisitionnant le camion immédiatement après le massacre, la police et les services secrets ne s'aperçoivent pas que sous le siège du conducteur se trouve la carte d'identité du Tunisien, avec un tas de photos. Ils arrêtent donc un Pakistanais, qu'ils relâchent un jour après pour insuffisance de preuves. C'est alors qu'un agent particulièrement expert va regarder sous le siège du conducteur, où il découvre les papiers du terroriste. Intercepté par hasard en pleine nuit et tué par une patrouille vers la gare de Sesto San Giovanni (Milan), à un kilomètre de l'endroit d'où était parti le camion polonais utilisé pour le massacre. Tout cela documenté par le « Ministère de la Vérité ».
Commentaire : Lire aussi :
Le Directeur du CF2R dénonce en direct la falsification de l'information par les médias
Après la libération d'Alep, place à la Guerre psychologique
Syrie : La France persiste dans la propagande
https://fr.sott.net/article/29723-Le-Ministere-de-la-Verite-la-novlangue-orwellienne-l-oubli-du-passe 

Ainsi, le maillage de toute l’humanité connectée continue.

Robin de La Roche
Voyageur
Je me souviens d’une discussion avec un policier il y a de cela quelques années. Amusé, il me disait : « Avec les réseaux sociaux, vous nous facilitez drôlement le travail : c’est vous qui remplissez – et de quelle manière ! – votre propre fiche ! »

On sait, depuis les révélations d’Edward Snowden, à quel point ce policier était même en dessous de la réalité. En fait, l’intégralité de nos relations, de nos choix philosophiques et religieux, de nos réseaux professionnels comme amicaux, notre vie sentimentale, notre généalogie, nos déplacements, nos goûts culinaires, tout est facilement déductible en quelques clics. Et c’est nous qui, gracieusement, fournissons toutes les informations. Nous nous fichons.

Il existe deux types d’utilisations de toutes ces données.
La première est évidente. En échange de produits et services « gratuits », nous nous offrons. Ce faisant, nous devenons le produit. Les publicitaires qui utilisent Facebook le savent mieux que personne. Sur ce réseau mondial, il est possible d’afficher de la publicité pour des cibles si précises que ça en devient affolant. Vous pouvez choisir comme cible, par exemple : les femmes qui habitent le 15e arrondissement de Paris, ont entre 34 et 37 ans, ont deux enfants, sont célibataires, travaillent à plus de 10 km de leur domicile, aiment le tricot et Marine Le Pen, mais pas Le Salon beige. Et ce n’est qu’un exemple parmi une infinité de possibilités combinables entre elles…

L’autre utilisation de nos « données vitales » est évidemment policière, au sens large du terme. C’est ce qu’a bien compris l’administration américaine, qui utilise de manière très poussée les possibilités de traçage.

Si nous le savions, c’était jusqu’à maintenant grâce au transfuge (appelons les choses par leur nom) Edward Snowden. En trahissant son pays, il révéla au monde l’étendue de l’espionnage puissant dont nous sommes tous les victimes, plus ou moins consentantes. Les dernières informations extraites des fichiers Snowden révèlent même les méthodes de récupération de données sur les réseaux Wi-Fi des long-courriers. Connectez-vous, nous ferons le reste.

Or, cette semaine, au milieu des festivités de Noël, l’administration américaine a modifié le formulaire ESTA, qui permet aux ressortissants des pays ne nécessitant pas de visa de demander une autorisation d’entrée pour 90 jours sur le territoire des États-Unis. Au-delà des données habituelles, les Américains nous demandent désormais d’indiquer nos identifiants sur les réseaux sociaux !

Il ne suffit plus que nous remplissions nous-mêmes nos fiches ; il faut maintenant que nous leur indiquions où elles sont rangées !
http://www.bvoltaire.fr/robindelaroche/usa-veulent-savoir-de-vie-y-aidez,302385?mc_cid=7efbbe63a0&mc_eid=4975bfe108

dimanche 18 décembre 2016

Qui s’offusque encore si Big Brother nous regarde?


La liberté, c’est l’esclavage
Photo: BBC George Orwell

Le Royaume-Uni a adopté en novembre la Loi sur les pouvoirs d’enquête. Cette loi donne aux services de sécurité de Sa Majesté le droit d’utiliser à peu près n’importe quel moyen pour espionner ses citoyens. Aucun autre pays de l’Occident n’en permet autant. « Le Royaume-Uni vient de légaliser la surveillance la plus extrême de l’histoire des démocraties occidentales, a ensuite gazouillé le lanceur d’alerte sur la surveillance planétaire Edward Snowden. La mesure va plus loin que bien des régimes autoritaires. »

M. Snowden est maintenant réfugié en Russie, pays-continent héritier de l’URSS, l’empire rouge qui implosait il y a tout juste 25 ans, le 26 décembre 1991. Le régime totalitaire soviétique, obsédé de surveillance et de répression, a en partie inspiré le roman dystopique 1984. La prophétie du cauchemar sous l’angsoc (le socialisme anglais, en novlangue) ne s’est évidemment pas réalisée comme telle. N’empêche, dans notre monde postorwellien, libre jusqu’au vertige, Big Brother vous regarde, beaucoup, passionnément, à la folie.

« En fait, plusieurs Big Brothers vous surveillent maintenant », corrige le professeur de l’Université Laval Stéphane Leman-Langlois, spécialiste du renseignement et du contrôle social. « La différence est là, dans le foisonnement de points de collecte de données qui permet d’en amasser beaucoup plus au profit de plusieurs centres de surveillance. »

Ça crée un “nouveau normal”. C’est normal de s’exprimer en ligne. C’est normal que des compagnies captent des données. C’est normal que nos informations se vendent.

Jonathan Roberge, spécialiste du monde dématérialisé et des mouvements sociaux à l’INRS